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Analyse des écosystèmes aquatiques transfrontaliers et des infrastructures vertes et bleues: Réserve de biosphère intercontinentale de la Méditerranée : Andalousie (Espagne) – Maroc

AQUACROSS est un projet visant à développer la connaissance, l’évaluation et la gestion de la biodiversité et des services écosystémiques aquatiques en Europe. Le but ultime est de réduire la perte de biodiversité en améliorant les conditions environnementales et sociales nécessaires au rétablissement des écosystèmes aquatiques grâce à la Gestion écosystémique (EBM), en mettant l’accent sur les services écosystémiques essentiels au bien-être humain.
AQUACROSS considère tous les écosystèmes aquatiques (eaux douces, eaux côtières et marines) comme un continuum. Le projet vise à établir des pratiques de gestion intégrées et des modèles de gestion innovants au niveau local et régional. Les changements actuels et futurs dans les écosystèmes sont évalués sur la base de l’analyse des principaux facteurs de changement et des pressions sur les écosystèmes, ainsi que de leurs impacts.
AQUACROSS est à la base de plusieurs domaines d’activité pour lesquels la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI-UNESCO) possède une expertise reconnue au niveau mondial, notamment la gestion intégrée des zones côtières, la planification spatiale marine, la création d’une économie bleue durable et les grands écosystèmes marins.L’objectif ultime d’AQUACROSS est d’aider à la réalisation en temps opportun des objectifs de la stratégie de l’UE 2020 en matière de biodiversité et du plan stratégique pour la diversité biologique (2012-2020) adoptés à la COP10 de la Convention sur la diversité biologique (CDB). En tant que tel, le projet contribue directement aux objectifs d’Aichi pour la biodiversité et au Programme de développement durable à l’horizon 2030.
À cet égard, le projet AQUACROSS a déployé des efforts sans précédent pour rechercher des synergies permettant de surmonter les divergences d’objectifs politiques, de concepts, de systèmes de connaissances, de flux de données et d’informations et d’approches de la gestion écosystémique de l’eau.AQUACROSS est mis en pratique dans huit études de cas à travers l’Europe. Ils visent à: (1) traduire les objectifs spécifiques de la stratégie UE 2020 en matière de biodiversité et pratiques de gestion pour des écosystèmes aquatiques spécifiques; (2) mieux comprendre les principaux défis en matière de protection de la biodiversité aquatique; et (3) distiller les leçons apprises pour obtenir des résultats de haute qualité.Dans le cadre du projet, la COI-UNESCO a été l’organisme chef de file de l’étude de cas dans la zone transfrontalière de la réserve de biosphère intercontinentale entre l’Andalousie (Espagne) et le Maroc.
L’étude est dédiée à l’analyse des écosystèmes aquatiques et des infrastructures dites «vertes / bleues». Les infrastructures vertes (pour les terres) et bleues (pour les zones côtières et marines) sont définies comme des réseaux de zones naturelles et semi-naturelles présentant des caractéristiques environnementales représentatives de la gestion écosystémique. Les avantages de l’utilisation de telles infrastructures se traduisent dans le fonctionnement des écosystèmes terrestres et côtiers, la promotion plus large des pratiques de gestion écosystémique, l’amélioration du bien-être et de la santé des communautés locales et la croissance de l’économie verte. Les meilleures pratiques développées dans le cadre de l’étude de cas COI-UNESCO aideront à créer de nouvelles infrastructures vertes et bleues dans la réserve de la biosphère et dans sa zone d’influence, ce qui améliorera encore la planification et la gestion des écosystèmes aquatiques transfrontaliers.
Par exemple, le projet pilote a identifié les facteurs et pressions clés dans la zone d’étude et proposé des indicateurs efficaces pour l’état des services écosystémiques dans la réserve de biosphère. Des modèles prédictifs ont été utilisés pour analyser l’évolution attendue des services écosystémiques aquatiques. Ils ont également servi à évaluer l’efficacité de l’utilisation des infrastructures vertes / bleues en tant que solutions de gestion des écosystèmes en Méditerranée.Je suis convaincu que cette publication offre des orientations utiles et des stratégies d’avenir aux lecteurs impliqués dans l’évaluation et la gestion durable des écosystèmes terrestres, côtiers et marins.Vladimir RyabininSecrétaire exécutif Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO