Accueil / Actualités / L’adaptation nécessaire des activités à la situation post-COVIDE 19 : Défis et opportunités

L’adaptation nécessaire des activités à la situation post-COVIDE 19 : Défis et opportunités

En raison de la pandémie de Covid 19, les activités du projet « Appui et accompagnement au processus de participation démocratique dans la région de l’Oriental » ont dû s’adapter et passer du mode présentiel au mode virtuel. Compte tenu de l’interdiction de travailler directement avec des groupes de personnes pour éviter tout risque de contamination, il n’a pas été possible de mener les formations avec les bénéficiaires de la même manière que jusqu’à le mi-mars 2020, avant le confinement et la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Maroc. Les associations Mouvement pour la Paix –MPDL- et ACODEC ont par conséquent réfléchi et élaboré un plan d’action qui s’adapterait à la nouvelle situation si extraordinaire qu’elle n’a pas eu de précédent. Pour que la mise en œuvre des activités, l’accompagnement et la formation des bénéficiaires ne s’arrêtaient pas, ils se sont organisés différents actions à distance.

Avec le but d’adapter nos activités et continuer avec le développement du projet, on a créé quatre groupes WhatsApp pour les bénéficiaires des Provinces d’Oujda, Taourirt et Communes de Jerada et d’Ain Beni Mathar Rural et Urbaine, dans le cadre de l’activité « Action d’appui et d’accompagnement aux initiatives et mécanismes de participation » dont nous avons parlé déjà dans une newsletter précèdent. Grace à cette stratégie, nous population cible ont finalisé et présenté plusieurs pétitions aux communes. En plus, l’organisation des réunions virtuelles chaque soir à travers des groupes de WhatsApp a permet d’établir une moyen de communication fluide, en favorisant une plus grande cohésion entre les différents groupes et l’équipe technique du projet lui-même. Cela n’a pas été facile, mais a nécessité d’un travail constant de suivi et stimulation par l’équipe technique du projet.
Suivant cette première expérience, nous sommes allés un peu plus loin, en reprenant une activité de formation qui avait commencé à la fin de l’année précédente et qui avait été suspendue par la crise COVID 19.  Dans la semaine du 15 au 19 juin 2020, dans le cadre de l’activité « Formation et renforcement des capacités et accompagnement à la préparation des Pétitions de la part des OSC des zones d´intervention », une session de formation a été réalisée sur la Régionalisation Avancée. Mouvemento pour la Paix et ACODEC, en collaboration avec le formateur ont organisé l’activité à distance avec les participants des provinces d’Oujda, de Taourirt et de la municipalité de Jerada. Chaque groupe a bénéficié de quatre heures de formation, divisés en deux jours (deux heures par jour).

Sans doute, ce type de formation virtuel pousse de difficultés et défis. Certains à la technologie elle-même : une connexion Internet instable, un lieu de connexion pas toujours optimal, une méconnaissance de la plateforme. Autres se référant au type d’interaction et au le propre contexte virtuel : la nouveauté de la situation, une manière différente d’implication, d’interaction et de présentation du sujet.

Cependant, et malgré les potentiels difficultés, le résultat de cette première formation virtuelle est satisfaisant. Les participants étaient intéressés, participatifs et motivés. Ce qui a été remarqué entre les différentes provinces, c’est la motivation de la Commune de Jerada et encore plus celle de Ain Beni Mathar, dont les bénéficiaires ont stimulé à plus reprises le formateur à donner plus d’informations.

Ces deux activités sont les premières activités impliquées dans le défi dicté par la pandémie et par le bouleversement des conditions de réalisation qui en a résulté. Ce ne seront pas les derniers, l’état de santé incertain rendra la réadaptation à distance des activités présidentielles inévitable. Bien que les résultats de ces premiers aient été positifs, il y a plusieurs éléments à améliorer pour les futures formations, non seulement des problèmes techniques tels que la connexion Internet et les appareils électroniques, mais aussi le recours à formateurs expérimentés dans la formation à distance et capables de stimuler en permanence la motivation des participants, en adaptant la présentation et les activités en fonction du groupe devant lui.

Il sera également nécessaire de suivre la présence dans les groupes de participation des jeunes et des femmes et d’évaluer si le changement de modalité affecte leur participation et de quelle manière, en prenant en considération le fait que les activités du projet sont menées en tenant compte de l’approche genre. Compte tenu de la tendance des femmes dans les zones de réalisation du projet à être liées davantage à d’activités domestiques, il n’est pas exclu que la possibilité de participer aux formations directement à partir de leur propre domicile, pourrait favoriser une leur majeure implication.

En conclusion, avec ces deux activités, nous avons entamé une nouvelle voie dans le domaine de nos projets, une voie qui se poursuivra au fil du temps et qui, tout en présentant des défis, nous ouvre un monde d’opportunités. Ces premières activités devraient nous servir à apprendre et à nous améliorer, à travers les enseignements et l’analyse de ceux-ci. L’objectif ultime sera d’intégrer naturellement ces méthodologies dans des projets sans oublier le retour en face-à-face lorsque c’est possible, puisque nous avons certainement besoin de cet aspect du contact physique et social en tant qu’êtres humains.

Notre idée est également de recueillir ces expériences à la fin du processus pour l’inclure dans la capitalisation de bonnes expériences à l’échelle du projet, régionale et nationale. La compilation et publication des bonnes expériences vise à compléter la compilation des meilleures expériences de démocratie participative développées au cours du projet, avec l’objectif de diffuser et de répliquer les expériences afin d’augmenter l’impact de l’action.