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Une campagne pour défendre les droits des travailleuses

 

L’Alliance pour les Droits des Travailleuses (ADT) a été constituée en 2004 afin d’encourager le gouvernement marocain à adopter des mesures concrètes pour garantir l’application effective de la législation du travail, surtout dans les secteurs où la main d’œuvre féminine est prédominante (comme le textile-habillement ou l’agroalimentaire).

Les six membres de l’ADT – le Centre des Droits des Gens, la Ligue Démocratique pour les Droits des Femmes, l’Association Marocaine des Droits des Femmes, l’Union Marocaine du Travail, la Confédération Démocratique du Travail et l’Association Marocaine des Droits Humains- constatent, jour après jour, que les femmes continuent à être les principales victimes des infractions à la législation du travail. Elles subissent des licenciements illégaux, l’harcèlement sexuel, ne perçoivent pas le SMIG, ne sont pas inscrites à la CNSS, n’ont pas de contrat, de bulletin de paye ou de carte de travail, leurs droits à la maternité sont ignorés … Pourtant, le nouveau Code du travail interdit la discrimination fondée sur le sexe.

La campagne pour défendre les droits des travailleuses part du principe que les droits des femmes qui travaillent continuent d’être bafoués parce que les dispositions de la législation du travail qui les protègent ne sont pas appliquées.

C’est pour cela que l’ADT concentre son plaidoyer sur le Ministère de l’Emploi, responsable du contrôle de l’application de la législation du travail. Des réunions se sont tenues avec le Ministre de l’Emploi et le Directeur du Travail au cours de l’année 2005 afin de présenter les demandes de la campagne et de mieux connaître les actions prévues par le gouvernement pour assurer l’implantation du nouveau Code du travail.

L’ADT demande au gouvernement de mettre en place un plan d’action pour garantir, en priorité, l’application des dispositions suivantes du Code du travail :

  •   Le respect des 44 heures de travail hebdomadaires sans réduction de salaire. 
  •   La mise en place des comités de sécurité et d’hygiène 
  •   La mise en place des services de médecine du travail 
  •   Le respect des conditions d’utilisation des Contrats à Durée Déterminée
  •   Le respect du SMIG dans tous les secteurs

Au cours de 2005, l’ADT a participé à une formation sur le plaidoyer, a organisé deux journées d’étude sur les droits socio-économiques des femmes et a participé au Forum Social Méditerranéen. En outre, l’alliance a publié les PVs des réunions avec le Ministre de l’Emploi et le Directeur du Travail et a émis plusieurs communiqués de presse (à l’occasion du 1er mai, en réaction aux déclarations du Premier Ministre sur la législation du travail et à l’occasion des Assises sur l’Emploi).

Les actions de l’ADT s’inscrivent dans le cadre d’une campagne plus globale, menée dans douze pays, en collaboration avec Oxfam International. Cette campagne dénonce les conséquences des pratiques commerciales des multinationales sur les droits des travailleuses dans les chaînes d’approvisionnement mondialisées et cherche à renforcer la responsabilité sociale des entreprises qui délocalisent dans des pays en développement.

Pour compléter la campagne de l’ADT au Maroc, Intermon Oxfam mène en parallèle un travail de plaidoyer auprès des multinationales espagnoles du textile qui délocalisent au Maroc (Inditex, Mango, El Corte Inglés et Cortefiel). Le but de ce plaidoyer est d’encourager ces multinationales à gérer leurs fournisseurs de façon socialement responsable et à veiller à ce qu’ils respectent les normes internationales du travail.

Pour plus d’information sur l’ADT et la campagne, veuillez voir la brochure ci-jointe.

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