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Séminaire à Oujda sur les « nouvelles perspectives de coopération décentralisée » maroco-française

 

La Directions générale des collectivités locales (Ministère de l’Intérieur) et l’Ambassade de France au Maroc (service coopération) ont organisé, jeudi (02 février 2006) à Oujda, un séminaire sur le thème « Laboratoire : nouvelles perspectives de coopération décentralisée » entre des collectivités françaises et marocaines dans le cadre d’un projet d’accompagnement du processus de décentralisation marocain (PAD-Maroc).

La séance d’ouverture a eu lieu en présence du Wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, M. Mohamed Ibrahimi, du gouverneur inspecteur général au Ministère de l’Inteieur, M. Rais Benchiguer, du directeur général de l’agence de développement économique et social de la région de l’Oriental, M. Mohamed M’barki, des gouverneurs des provinces de l’Oriental, des présidents et élus de la région ainsi que des représentants de l’Ambassade de France au Maroc et de sept collectivités et villes françaises, partenaires de collectivités marocaines dans l’Oriental.

Le programme de coopération envisagé dans ce cadre, en vertu d’un accord signé par les premiers ministres des deux pays, en juillet 2004 à Paris, porte sur un montant de 11 millions d’euros dont 4,6 millions sur les crédits du Fonds (français) de solidarité prioritaire (FSP), et se décline en trois buts visant l’amélioration du cadre des relations entre services de l’Etat et collectivités locales, l’adaptation de l’offre de formation des élus et cadres administratifs de ces collectivités et surtout le renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage de ces mêmes collectivités.

Cette dernière composante, dite « Laboratoire », présentée par des cadres du ministère de l’Intérieur (MM. Youcef Drais et Moha Oumatou), ainsi que par M. Lheritier (Ambassade de France), tend à mobiliser les collectivités locales françaises autour de projets de développement élaborés et conduits en partenariat avec les collectivités locales marocaines.

Ce « laboratoire », présenté à l’assistance, consiste notamment en un Fonds d’appui aux initiatives partenariales (FIP) de 2,5 millions d’euros destinés au cofinancement de projets et programmes de coopération décentralisée maroco-française et autres modalités de réalisation desdits projets, financés à hauteur de 50 pc par ledit « Laboratoire », de 40 pc par les collectivités locales françaises et 10 pc par les collectivités locales marocaines, comme contribution obligatoire par « souci d’appropriation ».

Il s’agit également d’un projet de création de « maisons de l’élu » dans cinq régions d’interventions pilotes ((Rabat-salé-Zemmour-Zaer, Tanger-Tetouan, Marrakech-Tensift-Al Hahouz, Sous-Massa-Draa, L’Oriental) afin de servir de structure d’appui aux élus (rencontres, échanges, information, formation, emblème de la démocratie locale).

Les domaines d’intervention du « Laboratoire » concernent l’eau, l’assainissement, l’habitat insalubre, l’environnement, la jeunesse et la maîtrise d’ouvrage social ainsi que le tourisme, l’artisanat et l’agriculture.

Dans un message adressé aux participants par le Ministère de l’Intérieur, il est souligné que la décentralisation est un choix stratégique pour la consolidation de la démocratie locale après 50 ans d’expérience en la matière, suivie de réformes profondes pour l’amélioration des prestations de l’élu, le renforcement des outils de protection de l’intérêt général, l’allégement du système de tutelle et la rationalisation.

Davantage de perspectives ont été aussi ouvertes à ces collectivités pour bénéficier des expériences de leurs homologues nationales et étrangères, notamment avec les partenaires français pour asseoir une forte coopération, conformément à la volonté de SM le Roi Mohammed VI et du Président Jacques Chirac, soucieux de consolider les relations historiques qui lient les deux pays et leurs collectivités locales, déjà liées par des relations de partenariat à l’exemple d’Oujda avec Ex-en-Provence, Casablanca avec Paris et Berkane avec Bondy.

Le Wali de l’Oriental, M. Ibrhimi, a noté que la coopération décentralisée est une grande école de liberté à même de précipiter les échéances et que les instruments de financement mis en place permettent à la coopération maroco-française de gagner en densité, d’où la nécessaire implication des acteurs régionaux et civils en tant qu’éléments stratégiques dans les relations entre les deux pays.

M. M’barki a insisté, pour sa part, sur la nécessité de veiller à la réalisation des projets conçus, tout en les mettant à l’abri des « changements de majorité » et assuré que son agence appuiera tout projet porteur, d’autant plus que l’avenir des relations se situe au niveau des régions.

M. Lheritier (France) a, de son côté, insisté sur la mobilisation des collectivités françaises en faveur du programme de coopération décentralisée PAD-Maroc, qu’il a qualifié de « projet ambitieux ».

MAP

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