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Rendre des comptes en matière d’éducation : tenir nos engagements

Aujourd’hui, 264 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés dans le monde. Nous devons nous mobiliser pour surmonter cet échec, car l’éducation constitue une responsabilité partagée et seule une action collective nous permettra de progresser sur le long terme. Cette démarche est indispensable à la réussite du quatrième objectif de développement durable (ODD 4) du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les gouvernements, les établissements et les enseignants doivent jouer un rôle de premier plan et agir en étroite collaboration avec les parents et les élèves eux-mêmes.

La réussite de notre action suppose de délimiter clairement les responsabilités et d’être capables de repérer les
éventuels points de rupture et, le cas échéant, de trouver des solutions adaptées. Autrement dit, nous devons
rendre des comptes. Cette notion constitue le thème central du présent Rapport mondial de suivi sur l’éducation,
dont la conclusion est on ne peut plus évidente : le manque d’obligation redditionnelle risque de mettre en péril
les progrès en matière d’éducation et de laisser le champ libre à des pratiques préjudiciables qui s’enracineront
dans les systèmes éducatifs. Tout d’abord, l’absence de plans d’éducation clairs élaborés par les gouvernements
risque de brouiller les rôles ; les promesses resteront vaines et les politiques ne bénéficieront d’aucun financement.

Les systèmes publics se trouvent parfois dans l’incapacité de fournir une éducation de qualité suffisante et sont
alors supplantés par des acteurs à but lucratif agissant hors de toute réglementation. Le cas échéant, ce sont
les populations marginalisées qui en subissent les conséquences. Il incombe en premier aux gouvernements
de respecter le droit à l’éducation. Toutefois, dans presque la moitié des pays, les citoyens ne peuvent pas faire
entendre leurs revendications, car il n’existe aucune voie de recours pour faire valoir ce droit.
Chacun de nous a un rôle à jouer en faveur de l’éducation, à commencer par les citoyens. Ces derniers mettent en
évidence le manque de qualité et d’équité de l’éducation, avec l’aide des organisations de la société civile et des instituts de recherche. Dans un certain nombre de pays, les mouvements étudiants ont souvent contribué à faire passer des politiques visant à rendre l’éducation plus équitable et abordable. Ces réussites témoignent du pouvoir collectif qui est le nôtre et que nous devons exercer pour faire progresser l’ODD 4. De leur côté, les organisations internationales œuvrent activement à l’élaboration de nouveaux objectifs et cibles adaptés aux défis complexes de notre époque.

Par ailleurs, les méthodes visant à garantir la reddition des comptes ne favorisent pas nécessairement la réussite de l’ODD 4. Dans certains pays, il est de plus en plus courant, sous prétexte d’améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, de sanctionner les enseignants et les établissements en cas de taux de réussite insuffisant aux examens. Cette méthode doit toutefois être appliquée avec la plus grande prudence pour éviter des retombées négatives inopinées.

http://unesdoc.unesco.org/images/0025/002595/259593f.pdf

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pdf Rapport mondial de suivi sur l'éducation 20178 6 MB 97

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