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Réforme du système éducatif marocain

Le premier rapport annuel du Conseil supérieur de l’enseignement (CSE) pointe du doigt les « dysfonctionnements structurels » du système éducatif national. Taux élevés de déperdition scolaire, redoublement, mauvaise qualité de certains enseignements dispensés telles que la maîtrise des langues et l’acquisition des aptitudes dans les matières scientifiques…

Le rapport présenté à SM le Roi Mohammed VI, mercredi 16 avril, au Palais Royal à Rabat, par Meziane Belfkih, conseiller du Souverain, se veut « une contribution objective » et « un diagnostic de la réalité de l’école marocaine ». « Pallier les dysfonctionnements actuels du système éducatif en lui assurant sans délai un renouvellement profond constitue un choix inévitable. Cette action requiert la mise en œuvre de mesures urgentes afin de donner un nouvel élan à la réforme », a souligné M. Belfkih.

Trois chantiers ont été ainsi fixés par les rédacteurs de ce rapport pour « garantir à la réforme un plus grand impact soutenu dans le temps ». Le premier chantier consiste en une mise en œuvre réelle de l’enseignement obligatoire, de l’élargissement de l’offre pédagogique et de la consolidation de l’encadrement pour le cycle secondaire collégial. Le deuxième chantier concerne la phase de l’après enseignement obligatoire.

Dans ce chapitre, les membres du CSE veulent assurer « l’égalité des chances » à tous les jeunes Marocains. Et ce, « afin qu’ils puissent se réaliser, exprimer leurs aptitudes et démontrer les domaines où ils se distinguent que ce soit au secondaire qualifiant, à la formation professionnelle ou encore à l’université qui demeure l’espace idéal pour la promotion de l’intelligence collective, de la créativité scientifique et culturelle, ainsi que pour le renouvellement des élites ».

Et enfin, le troisième chantier se penche sur « les questions urgentes » du système d’éducation. Pour rechercher des solutions urgentes, il faut de « l’audace » et de la « rigueur ».

« Il s’agit là essentiellement de réhabiliter la profession d’enseignant, de la moderniser, d’améliorer les aptitudes de maîtrise linguistique, de consacrer la gouvernance efficiente et responsable et de réhabiliter le système d’orientation en l’adaptant aux exigences de développement du pays », a affirmé le conseiller du Souverain. Pour réformer l’école marocaine, il faut avoir les moyens de ses ambitions. Le CSE considère que la « consolidation et l’accélération de la réforme de l’éducation nécessitent les ressources et les moyens à même d’assurer la mise en œuvre de cette réforme ».

Il est question d’une « mobilisation continue » en faveur de l’école et de l’élaboration d’un « contrat de confiance » et de « qualité » avec le corps enseignant. La présentation de ce rapport a été également marquée par la présence d’Ahmed Akhchichine, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres. Ce document « propose des pistes de travail dans un avenir proche du processus de réforme de l’école marocaine à la faveur d’une vision claire et pratique qui ne manquera pas d’apporter une valeur ajoutée de nature à apporter des réponses effectives et adaptées aux questions profondes soulevées par l’école marocaine d’aujourd’hui », affirme M. Akhchichine. Ce nouveau plan sera appliqué à partir de la prochaine rentrée scolaire. Son évaluation est prévue pour 2010 et fera l’objet du deuxième rapport du CSE.

Plan d’urgence

Plan d’urgence 2009-2011