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Jamais auparavant dans l’histoire la sécurité sanitaire mondiale n’avait autant dépendu de la coopération internationale et de la volonté de tous les pays d’agir efficacement pour combattre les menaces nouvelles ou émergentes. C’est le message clair ressortant cette année du Rapport sur la Santé dans le Monde, Un avenir plus sûr

Rapport sur la santé dans le monde 2007 : un avenir plus sûr – la sécurité sanitaire mondiale au XXIe siècle

 

Jamais auparavant dans l’histoire la sécurité sanitaire mondiale n’avait autant dépendu de la coopération internationale et de la volonté de tous les pays d’agir efficacement pour combattre les menaces nouvelles ou émergentes. C’est le message clair ressortant cette année du Rapport sur la Santé dans le Monde, Un avenir plus sûr, qui se termine par six recommandations essentielles pour atteindre le niveau le plus élevé possible de sécurité en santé publique.

–  Application intégrale du Règlement sanitaire international (RSI 2005) par tous les pays. 

–  Coopération au niveau mondial pour la surveillance, l’alerte et l’action en cas d’épidémie. 

–  Libre accès aux connaissances, technologies et matériels divers, y compris les virus et autres échantillons biologiques, nécessaires pour assurer une sécurité sanitaire optimale au niveau mondial. 

–  Responsabilité mondiale de renforcer les capacités des infrastructures médico-sanitaires de tous les pays. 

–  Collaboration intersectorielle au sein des gouvernements. 

–  Accroissement des ressources aux niveaux mondial et national affectées à la formation, à la surveillance, au développement des moyens de laboratoire, aux réseaux d’intervention ainsi qu’aux campagnes de prévention.

Dans notre monde de plus en plus interconnecté, de nouvelles maladies apparaissent à un rythme sans précédent et ont souvent la capacité de franchir les frontières et de se propager rapidement. Depuis 1967, on a identifié au moins 39 agents pathogènes nouveaux, parmi lesquels le VIH, les virus des fièvres hémorragiques Ebola et Marburg et le SRAS. Par ailleurs, des menaces séculaires, comme la grippe pandémique, le paludisme ou la tuberculose, continuent de peser sur la santé à cause des mutations, des résistances croissantes aux médicaments antibiotiques et de la faiblesse des systèmes de santé.

« Compte tenu de la vulnérabilité universelle d’aujourd’hui face à ces menaces, l’amélioration de la sécurité passe par une solidarité mondiale, a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La sécurité sanitaire internationale est à la fois une aspiration collective et une responsabilité mutuelle. La diplomatie, la coopération, la transparence et la préparation en sont les nouveaux mots d’ordre. »

La nécessité de la solidarité mondiale est en particulier une évidence lorsqu’il faut réagir à des épidémies de maladies infectieuses. Ce mois-ci, l’OMS s’est fortement impliquée dans l’action contre une épidémie de fièvre de Marburg en Ouganda. Avec ses partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) dont les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (des Etats-Unis d’Amérique), Médecins sans Frontières, l’Uganda Virus Research Institute, l’African Field Epidemiology Network et des ONG locales, l’OMS aide le Ministère de la Santé à renforcer la surveillance active, la recherche des contacts, la lutte contre l’infection, la logistique et les activités de mobilisation sociale pour endiguer l’épidémie.

L’équipe étudie attentivement les conditions autour de la transmission initiale, dans l’espoir d’améliorer nos connaissances sur la présence du virus dans la nature et la manière dont il se transmet à l’homme, ce qui améliorerait notre capacité à prédire et même à éviter de nouvelles épidémies à l’avenir.

L’OMS et ses partenaires participent activement à l’action mondiale contre la grippe aviaire H5N1, à l’origine d’épidémies massives chez les volailles et d’au moins 308 décès humains depuis que le virus a été isolé pour la première fois en 1997.

On trouve dans ce Rapport sur la Santé dans le Monde un historique des efforts faits pour endiguer les maladies infectieuses (dont la peste, le choléra et la variole). Il décrit l’évolution des activités de surveillance et d’action en cas d’épidémie dans le cadre de partenariats liant des organismes et des institutions techniques, comme le GOARN, le système d’alerte et d’intervention en cas d’incident chimique ou touchant l’environnement et l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, qui contribue à la surveillance de nombreuses autres maladies à prévention vaccinale.

Ce rapport montre comment et pourquoi les maladies menacent de plus en plus la sécurité sanitaire mondiale. Un des facteurs en est la grande mobilité des populations. Les compagnies aériennes transportent désormais plus de 2 milliards de passagers par an, ce qui permet aux porteurs de maladies de les passer d’un pays à l’autre en quelques heures. Les conséquences potentielles pour la santé et l’économie ont été manifestes en 2003 avec l’exemple du SRAS qui, selon les estimations, a coûté aux pays asiatiques US $60 milliards en dépenses brutes et perte d’activité.

Le rapport décrit certains des facteurs humains responsables des problèmes de sécurité sanitaire :

–  l’insuffisance des investissements dans la santé publique en raison d’un faux sentiment de sécurité, lui-même dû à l’absence d’épidémies de maladies infectieuses ; 

–  les changements inattendus de politique, comme la décision d’interrompre temporairement la vaccination au Nigéria, ce qui a provoqué la résurgence de cas de poliomyélite ; 

–  les situations de conflits obligeant des populations à vivre dans des conditions de promiscuité, de manque d’hygiène et de pauvreté qui accroissent le risque épidémique ; 

–  l’évolution des micro-organismes et des résistances aux antibiotiques ; 

–  les menaces sur l’élevage et la transformation des denrées alimentaires, comme la forme humaine de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou l’infection à virus Nipah.

On dit de la grippe pandémique qu’elle est la menace actuelle la plus redoutée pour la sécurité sanitaire. Le rapport décrit le plan stratégique de l’OMS pour lutter contre une pandémie, attire l’attention sur la nécessité de renforcer les systèmes de santé et d’exercer une vigilance permanente pour gérer les risques et les conséquences de la propagation internationale de nouvelles souches ultrarésistantes du bacille tuberculeux (tuberculose UR). De nouvelles menaces ont également vu le jour avec les risques potentiels d’attaques terroristes, d’incidents chimiques ou d’accidents nucléaires.

La révision du Règlement sanitaire international (2005) part du principe qu’aucun pays ne peut pleinement protéger ses citoyens seul ou en se contentant de prendre des mesures classiques de contrôle aux frontières. Le RSI de 2005 établit un ensemble de règles stipulant comment les pays doivent évaluer et notifier à l’OMS les urgences de santé publique de portée internationale. Les définitions au sens large des termes « risque pour la santé publique », « maladie » et « évènement » permettent au Règlement de couvrir les risques posés par la libération accidentelle ou intentionnelle d’agents pathogènes, chimiques ou radioactifs.

Depuis l’entrée en vigueur du RSI 2005 et avec 179 désignations, presque tous les 193 membres ont établi leur point focal national RSI. Depuis lors, l’OMS a reçu régulièrement des alertes portant sur des évènements sanitaires, a fait des évaluations des risques conjointement avec les Etats concernés et a communiqué en temps réel les informations aux autres Etats Membres.

Le Rapport sur la santé dans le monde 2007 – Un avenir plus sûr : la sécurité sanitaire mondiale peut être consulté à partir du lien suivant : http://www.who.int/whr/2007/fr/index.html

 

Source : www.who.fr