Accueil / Non classé / Rapport de synthèse du 1er Atelier National sur les Biocarburants au Maroc

Rapport de synthèse du 1er Atelier National sur les Biocarburants au Maroc

 

La société Tzadert et les associations A.D.E.R.O et A.C.O.S.D.E.R, en collaboration avec divers acteurs régionaux (Wilaya, CRI, Conseil Régional, INRA Oujda, Agence Développement Oriental, Chambre Industrie, Medzed, etc.), ont organisé le « Premier Atelier National sur les Biocarburants au Maroc » à Oujda (Dar Taliba), les 19, 20 et 21 novembre 2008.

A cette rencontre scientifique nationale de dimension internationale, ont pris part plusieurs institutions et associations régionales (INRA Oujda, ORMVAM, DPA, Université Oujda, étudiants, associations opérant pour l’environnement, etc.), des organismes nationaux (Institut Agronomique Rabat, Centre Développement Energies Renouvelables Rabat, Université Ibn Tofail Kénitra, etc.) et des pays internationaux (Algérie, Brésil, France, Mali, Niger, Suisse).

L’évènement a été couvert par la presse écrite, radiophonique et télévisée (2M). Il a été sponsorisé par différents partenaires dont notamment la société Tzadert, le Conseil Régional, le Centre Régional d’Investissement, l’Agence de Développement de l’Oriental, la Chambre de l’Industrie, du Commerce et des Services d’Oujda, et la société Medzed.

Après la cérémonie d’ouverture, l’atelier a été entamé par trois conférences plénières :

  •   la première a été animée par Dr Suani du Brésil sur les biocarburants dans le monde ; 
  •   la deuxième, animée par Dr Makaoui du CDER Maroc, a porté sur la stratégie du Maroc en énergie renouvelable particulièrement les biocarburants ; 
  •   La troisième, animée par Rhomari de l’ORMVA Moulouya, a porté sur la stratégie agricole dite « Plan Maroc Vert ».

A la lumière de ces présentations générales, un grand et fructueux débat a été engagé par les participants. Au départ, certains parmi ces derniers ont exprimé une vive inquiétude dans le sens que les biocarburants aillent à l’encontre de l’humanité et puissent nuire à l’environnement, à l’économie et particulièrement à l’alimentation humaine.

Au fur et à mesure que les discussions se sont approfondies et les éclaircissements donnés appuyés par des résultats scientifiques, il s’est avéré que les biocarburants, surtout ceux de la deuxième génération (non compétitifs avec l’alimentation) peuvent constituer une bonne alternative pour un développement énergétique propre, renouvelable et durable, d’autant plus que sur le plan environnemental, ils sont beaucoup moins polluants que les carburants fossiles.

Par ailleurs, il a été précisé qu’à priori, le Maroc possède de grandes potentialités valorisables en terme de biocarburants et qui feraient partie intégrante, à long terme, du plan global de la stratégie nationale énergétique. Actuellement, cette dernière donne la priorité à l’énergie éolienne, suivie de la biomasse puis de l’énergie solaire.

En fin de la séance d’ouverture, les intervenants ont été unanimes sur le fait de ne jamais copier, à l’aveuglette, les expériences des autres pays. Il faut plutôt étudier et tester celles réussies en tenant compte des potentialités, demandes et conditions locales sans porter préjudice ni à l’homme ni à l’environnement. Après la visite des stands, les participants ont entamé, sur trois jours, les ateliers relatifs aux trois filières : Huiles, Alcools et Biogaz. A la fin de l’atelier, ont été restitués et présentés les rapports de synthèse et les recommandations (voir ci-dessous).

À propos Responsable de publication