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Rabat : Les ministres des pays islamiques prennent fermement position contre les mutilations sexuelles

 

Lors de l’adoption d’une Déclaration prônant la fin des pratiques traditionnelles néfastes, l’élimination des disparités entre garçons et filles à l’école, ainsi que la prise de mesures urgentes pour remédier aux taux de mortalité beaucoup trop élevés des enfants et des mères dans certains pays islamiques, les quelque 200 participants à la Première Conférence islamique des ministres chargés de l’enfance ont salué le succès de la réunion, qu’ils ont qualifiée d’initiative sans précédent pour le monde musulman.

Cette importante Conférence de deux jours organisée conjointement au Royaume du Maroc par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), l’UNICEF et l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a rassemblé des ministres de près de 50 pays islamiques et des représentants de plus de 20 organisations internationales arabes et islamiques.

« La Conférence et ses conclusions surviennent à point nommé pour le monde islamique », a expliqué M. Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’OCI. « Tandis que l’OCI s’efforce de prendre des mesures concrètes qui apporteront des avantages réels et durables à ses États membres ainsi qu’à l’ensemble de la Oumma musulmane, la meilleure stratégie consiste bien à s’unir autour des droits et du bien-être des enfants. »

La réunion a été organisée pour donner suite à la résolution extraordinaire : « Soins et protection de l’enfant dans le monde islamique » adoptée à l’unanimité par les États membres de l’OCI lors du Sommet de l’Organisation, tenu en Malaisie en 2003. Le texte définitif de la Déclaration sera soumis à l’approbation de la prochaine réunion des Ministres des affaires étrangères de l’OCI et du prochain Sommet islamique.

Le quart des 2,3 milliards d’enfants de la planète vivent dans des pays de l’OCI – aussi bien en Afrique qu’en Asie et qu’au Moyen-Orient. Donner à ces enfants les moyens de vivre, de s’épanouir et de réaliser pleinement leur potentiel, tout en respectant et en appliquant des valeurs islamiques comme la tolérance, la solidarité et la protection des plus vulnérables, est fondamental, pour l’avenir de leur pays bien sûr, mais aussi pour celui du monde.

Dans les pays islamiques, près de 4,3 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies évitables et de malnutrition. Environ 6 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, près de 23 pour cent de la population n’a pas accès à de l’eau potable, et 45 pour cent à des installations d’assainissement adéquates. En Afrique subsaharienne, notamment, les enfants sont menacés par les conflits armés, le VIH/SIDA et la pauvreté.

« L’UNICEF est fier d’avoir participé au processus dynamique qui a abouti à l’adoption de cette Déclaration – qui aborde sans détours tous les problèmes importants des enfants dans les pays de l’OCI, et qui le fait de telle sorte à susciter un soutien, au nom de la solidarité islamique en général », a déclaré Mme Rima Salah, Directrice générale adjointe de l’UNICEF, à la tête de la délégation de l’UNICEF à la Conférence ministérielle. « Nous souhaitons continuer ce travail important en collaboration avec deux partenaires très précieux – l’OCI et l’ISESCO. »

La Conférence s’est distinguée par des débats sincères et ouverts au cours desquels les participants ont évoqué les succès remportés pour surmonter certains problèmes, y compris l’élimination d’un grand nombre de pratiques traditionnelles néfastes souvent associées à tort à l’Islam, dont les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines/excision et la discrimination contre les filles dans l’éducation. Les participants ont exprimé leurs préoccupations au sujet de la situation tragique des enfants dans nombre de pays islamiques, et la nécessité d’une initiative collective urgente propre à relever ces défis.

Les participants ont reconnu qu’il était essentiel de forger des partenariats dynamiques entre les pays de l’OCI, ainsi qu’avec des institutions financières régionales et internationales, la société civile et le secteur privé, afin d’obtenir les financements et l’expertise techniques nécessaires pour vraiment améliorer la vie des enfants des États membres de l’OCI. Le fait que l’aide entre les pays de l’OCI soit ciblée sur les besoins des enfants a aussi été un thème récurrent de la Conférence.

« L’extraordinaire succès de cette Conférence réaffirme la valeur centrale conférée aux enfants dans la culture islamique et montre à la communauté internationale que la Oumma musulmane est déterminée à bâtir un monde juste, pacifique et prospère en investissant en faveur des enfants », a déclaré le Directeur général de l’ISESCO, M. Abdulaziz Othman Altwaijri

 

www.unicef.org

 

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