Accueil / Non classé / Premier salon Économie Sociale et Solidaire, Une plateforme pour valoriser les mouvements coopératifs et associatifs

Premier salon Économie Sociale et Solidaire, Une plateforme pour valoriser les mouvements coopératifs et associatifs

 

Appelée également tiers secteur, économie alternative, plurielle ou même « la nouvelle économie », l’économie sociale et solidaire, qui recouvre un ensemble assez disparate d’activités, s’est forgée au cours d’un long processus catalysé par une opposition de plus en plus farouche à la montée en puissance de l’ultralibéralisme et de la globalisation des marchés. Elle est appelée à apporter des réponses pertinentes à l’accroissement de la pauvreté et de l’exclusion qui s’est accentué à la fin du siècle dernier et au début de ce siècle, et à laquelle l’économie du marché ne paraît pas capable, selon les promoteurs de cette alternative économique, d’apporter des réponses à la dimension de l’ampleur du phénomène.

L’économie solidaire a une triple originalité : une organisation interne de type associatif, une finalité sociale et une hybridation de ses ressources (recettes marchandes, aides publiques et contribution du bénévolat). Les activités relevant de l’économie solidaire articulent des principes qui tiennent à la fois de la réciprocité, de la redistribution et du marché, et même parfois des relations domestiques. Elle peut porter sur la solidarité entre les territoires et au sein de ceux-ci, le partage des risques et des richesses entre groupes sociaux, la solidarité entre générations présentes et la solidarité avec les générations futures dans la perspective d’un développement durable.

Certains chercheurs, parmi les initiateurs de cette alternative économique, tiennent quand même à faire la distinction entre l’économie sociale et l’économie solidaire. La première recouvre surtout les coopératives ouvrières, les mutuelles de santé, les mutuelles d’assurance, les coopératives agricoles, les associations, etc.

Ce salon, organisé par le ministère chargé des Affaires économiques et générales en collaboration avec d’autres acteurs, vise, selon les organisateurs, à « inciter à repenser collectivement les modes de partage des richesses, à faire valoir les expériences issues de l’entrepreneuriat collectif, à convaincre le citoyen à développer des habitudes d’achat auprès des organismes de l’économie sociale, tout en invitant les professionnels à adhérer au concept de l’économie sociale et les convaincre de ses retombées positives sur leur rentabilité ». Cette manifestation a mobilisé plus de 150 exposants, représentant des départements ministériels, des conseils régionaux, des agences pour la promotion et le développement économique et social, des centres régionaux d’investissement, des chambres professionnelles, des coopératives, des mutuelles, des associations à but économique, des entreprises de différents secteurs d’activités ainsi que des représentations étrangères.

Le salon, organisé du 19 au 21 juin, a pu, selon les organisateurs,attiré quelque 20.000 personnes représentant notamment entreprises et professionnels, citoyens de toutes catégories sociales. Tenu sur une superficie de 5.000 m2, le premier salon national de l’économie sociale et solidaire a également pour objectif de renforcer les compétences des responsables et dirigeants de l’économie sociale par le biais des ateliers et des conférences-débats axées autour de plusieurs thèmes.

A la marge de salon, Tanmia.ma a recueillit les avis des acteurs de l’économie sociale, associations, coopératives et institutions. Détails sur podcast.tanmia.ma

À propos Responsable de publication