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Pour une Symphonie de Développement Durable au Maroc

Préambule :

Tout d’abord, je voudrai exprimer mon plaisir à de partager avec vous ma réflexion sur ce que je pense du Management de Développement Durable (MDD) et ce après ma modeste expérience en la matière. Ce papier a été rédigé dans la précipitation, mais sans doute, on aura l’occasion pour mieux échanger et débattre autour des thématiques qui intéressent aussi bien les chercheurs, que les responsables et praticiens dans le domaine du DD.

Ce qu’entend par le MDD.

Comme tout le monde le sait, L’idée de développement durable est inséparable des idées de milieu et d’environnement. Elle se concrétise par la mise en relation de trois composantes : l’économique, le social et l’environnemental.

Personnellement j’ajoute aussi une autre composante, aussi importantes que les trois premiers et que je qualifié de socle et de base de ce DD et qui englobe les 3 premiers, il s’agit notamment du volet politico démocratique.

En effet, cette composante est la locomotive de DD, c’est elle qui oriente et accompagne tout développement. L’exemple de la Tunisie, dans ce sens, est très frappant. Dans l’ancien régime et malgré que les indicateurs socio-économiques aient été très satisfaisants, on n’a pas pu créer les conditions favorables d’un Développement et surtout durable, ce qui a conduit à la révolution du Jasmin…

Revenons au MDD, et pourquoi faut il parler du Management, tout simplement, parce que ce mot comprend aussi bien la gestion, l’organisation et la communication avec une composante transversale qui est les Ressources Humaines. D’ou, il serait important de mettre l’accent, lorsqu’on parle de DD, des Ressources humaines que je qualifié personnellement de Moteur de Développement.

Dans ce contexte, on peut désigner un projet géré d’une manière durable que s’il est :

*  1. Socialement acceptable ; 
*  2. Techniquement faisable ; 
*  3. Économiquement réalisable ; 
*  4. Environnementalement non dégradant ; 
*  5. Et géré dans un contexte démocratique sain.

La logique de la vitesse en matière de MDD :

La plupart des responsables et managers de projets de DD se trouvant dans l’action oublient de poser la question « ou voulons nous aller ? ».

En effet, si vous demandez au Managers et responsables ce que le Développement, ils vous répondent « c’est l’accélération, c’est la vitesse, c.à.d. réaliser, produire et faire plus faite ». Cependant, une autre dimension et aussi importante que le temps est celle relative à la Direction, l’orientation, le sens qu’on veut donner à notre Développement ?, il s’agit de poser la question qu’ils sont les finalités recherchées à travers ce Développement et avec quel rythme le réaliser. Là aussi, il faut parler d’un autre type de vitesse, il s’agit de la vitesse institutionnelle c.à.d. la capacité de la structure et de l’organisation à mettre en œuvre les programmes de développement et dans certaine mesure anticiper sur leur réalisations…

Enfin, et pour ne pas être long, je pense, que le Développement est aussi une question d’harmonie entre tous les acteurs responsables de DD, c’est absolument comme pour la musique, afin de faire une belle musique une synchronisation entre tous les instruments est obligatoire donc une coordination entre l’harmonie, le rythme, la mélodie et le timbre s’impose. Le Développement c’est exactement comme un orchestre d’harmonie c.à.d. un ensemble musical regroupant différentes familles (bois, cuivres et percussions) travaillant tous ensembles pour produire une symphonie de développement durable…

M. Aziz CHAHBOUNI, Doctorant en sciences Economiques et Sociales-IAV Hassan II, Ingénieur d’Etat – Master Management Public, Chef de Département, Enseignant Universitaire Vacataire. [email protected] [email protected]