Accueil / Non classé / Plan d’action 2012 – 2016 pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale

En souscrivant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Maroc s’est engagé à réduire de trois quarts la mortalité maternelle (OMD 5) et de deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans (OMD 4) à l’horizon 2015. Dans ce cadre le Maroc a réalisé d’importants progrès grâce aux efforts déployés depuis les années 90 et particulièrement lors du dernier quinquennat. En effet, le ratio de mortalité maternelle a diminué de près de 66% en vingt ans, passant de 332 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1992 à 112 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2010. Le niveau de mortalité infanto-juvénile a été réduit de 84 en 1992 à 30 pour mille naissances vivantes en 2011 soit une réduction de 64%. 

Plan d’action 2012 – 2016 pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale

 

En souscrivant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Maroc s’est engagé à réduire de trois quarts la mortalité maternelle (OMD 5) et de deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans (OMD 4) à l’horizon 2015. Dans ce cadre le Maroc a réalisé d’importants progrès grâce aux efforts déployés depuis les années 90 et particulièrement lors du dernier quinquennat. En effet, le ratio de mortalité maternelle a diminué de près de 66% en vingt ans, passant de 332 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1992 à 112 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2010. Le niveau de mortalité infanto-juvénile a été réduit de 84 en 1992 à 30 pour mille naissances vivantes en 2011 soit une réduction de 64%. 

Malgré ces progrès, des iniquités persistent dans l’accès aux soins obstétricaux et néonatals entre milieux urbain/rural, entre régions et entre niveaux socio-économiques. Le ratio de mortalité maternelle en milieu rural est deux fois plus important qu’en milieu urbain (148 contre 73 décès pour 100000 naissances vivantes). L’enquête confidentielle réalisée pour les décès maternels en 2009 a montré que les soins sub standards (suivi de soins insuffisant et traitement inapproprié) étaient des facteurs fréquents de décès maternels évitables et que même lorsque la femme parvient à surmonter les barrières d’accès, elle ne bénéficie pas systématiquement de soins de qualité.

La mortalité néonatale, qui est actuellement de 19 pour mille naissances vivantes, continue à représenter près de 62% de la mortalité infanto-juvénile. La prématurité, le faible poids à la naissance, l’asphyxie néonatale et l’infection en constituent les principales causes. L’effort d’élaboration des normes cliniques et de prise en charge du nouveau-né n’a pas eu de traduction opérationnelle sur le terrain et ce pour de multiples raisons. Les niveaux de prise en charge ne sont pas identifiés et par conséquent non hiérarchisés. L’absence d’échelons intermédiaires et les trous fonctionnels qui en résultent font que la prise en charge du nouveau né passe directement du niveau le plus élémentaire au plus élevé. Or, l’inaccessibilité géographique aux centres spécialisés et l’insuffisance de leur capacité d’accueil engendrent des dysfonctionnements dans la prise en charge des urgences néonatales.

Tenant compte de la fin du compte à rebours pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, le nouveau plan d’action 2012-2016 du Ministère de la santé pour l’accélération de la la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, se veut un plan de consolidation des acquis, de renforcement de la gestion de proximité et de ciblage des actions pour le le milieu rural et les zones sous couvertes. Il comprend 51 mesures et est organisé en deux parties concernant respectivement la mortalité maternelle et la mortalité néonatale. Il s’agit là d’une organisation de commodité qui ne remet pas en cause la continuité de la prise en charge de la mère et de l’enfant.