Accueil / Non classé / OMS-SIDA

OMS-SIDA

 

Quelque 40 millions de personnes, leur famille et leur communauté vivent aujourd’hui avec le VIH. Endiguer cette épidémie reste l’un des problèmes de santé publique les plus pressants dans le monde, a indiqué le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé par intérim, le Dr Anders Nordstr m à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA.

Dans un message publié à l’occasion de la Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA, le haut responsable onusien a estimé que la communauté internationale doit agir dans trois domaines à savoir, les moyens financiers, les médicaments et la motivation du personnel.

Il a, en outre, précisé que 40 pc des nouvelles infections à VIH surviennent chez des jeunes âgés de 15 à 24 ans. C’est en Asie de l’Est, en Europe orientale et en Asie centrale qu’a été enregistrée la plus forte augmentation du nombre de personnes vivant avec le VIH, a-t-il affirmé.

Selon le Dr Anders Nordstr m, les personnes les plus exposées au risque d’infection à VIH ne savent pas toujours comment se protéger et ont rarement accès aux moyens de protection. Même dans des pays où l’épidémie a un énorme impact, comme le Swaziland et l’Afrique du Sud, une grande partie de la population ne pense pas être exposée au risque d’infection.

Dès que les efforts de prévention se relâchent, le nombre d’infections augmente.

Le haut responsable onusien a affirmé que le conseil et le dépistage sont indispensables pour que les personnes contaminées connaissent leur statut sérologique, se fassent soigner et, mieux informées, modifient leurs comportements afin d’éviter de transmettre le virus à d’autres.

Il a par ailleurs déploré le fait que plusieurs pays manquent cruellement d’agents de santé motivés et qualifiés capables d’assurer des services essentiels, soulignant que le plan de l’OMS intitulé “Traiter, former, fidéliser”, dont l’objectif est un personnel soignant en bonne santé et bénéficiant du soutien nécessaire, est en train d’être adopté dans 15 pays.

La prévention donne des résultats, mais elle doit être axée sur les besoins de ceux qui risquent le plus d’être exposés au VIH et elle doit se maintenir dans le temps, a-t-il poursuivi.

Citant des exemples de réussite, il a fait remarquer que dans huit des 11 pays les plus durement frappés, la prévalence du virus dans la tranche d’âge 15-24 ans a diminué au cours des cinq dernières années.

Des programmes efficaces sont également menés dans de nombreux pays comme le Brésil, la Chine, l’Indonésie ou l’Iran.

Un autre élément essentiel de l’épidémie, la tuberculose, suscite depuis quelque temps un regain d’attention en raison de l’apparition d’une forme extrêmement résistante aux médicaments.

Selon lui, ce fait souligne l’urgente nécessité de combattre la tuberculose, qui cause pas moins de la moitié des décès de personnes vivant avec le VIH.

 

Source : MAP