Accueil / Non classé / Morts-nés : l’hécatombe silencieuse

Morts-nés : l’hécatombe silencieuse

Morts-nés : l’hécatombe silencieuse
Co-infection VIH-paludisme : les grands moyens
L’encéphalite japonaise pique Bali
Quand le soleil donne mal aux cheveux !
Attention à l’allergie au soleil
 
Morts-nés : l’hécatombe silencieuse
 
Plus de 3 millions de morts-nés par an dans le monde. Et ce n’est qu’une estimation qui cache des disparités très importantes entre les pays riches et ceux en développement. Une étude publiée dans le Lancet révèle les rares données disponibles à ce jour. Un nourrisson est considéré comme mort-né, si et seulement si, son décès remonte aux 12 dernières semaines de grossesse. C’est très précis. D’après ces critères, sur 1 000 accouchements, cinq donneraient naissance à un mort-né dans un pays comme les Etats-Unis. Un chiffre qui grimpe à 32 en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.
 
Le Dr Cindy Stanton et ses collègues de Baltimore aux Etats-Unis sont arrivés à ce résultat après avoir compilé des estimations avancées par 103 pays. Des estimations et non pas des données exactes, la différence est importante. Comme le souligne les auteurs, « il n’existe pas à ce jour de comptabilisation systématique des morts-nés dans le monde ». En effet, un mort-né est perçu dans la plupart des pays comme étant le résultat d’un avortement naturel. Il n’est donc pas inscrit à l’état civil. Bref, il n’existe pas légalement.
 
La seule lueur d’espoir relevée par les auteurs nous vient d’Egypte, avec une « baisse évidente du nombre des morts-nés ». Le hic, c’est qu’aucun chiffre n’est avancé… En revanche une chose est sûre, le taux de mortalité maternelle est en nette diminution sur les bords du Nil. De 174 pour 100 000 naissances vivantes en 1992, il est tombé à 84 pour 100 000 en l’an 2 000 d’après les dernières données de l’OMS. Soit tout de même une baisse de 52% en moins d’une décennie.
 
Co-infection VIH-paludisme : les grands moyens
 
Antirétroviraux, antibiotiques et moustiquaires imprégnées d’insecticides ! D’après une équipe ougandaise, cette triple association permettrait de diminuer de 95% l’incidence… du paludisme chez les patients infectés par le VIH. Une bonne nouvelle car lorsqu’elles cohabitent, ces deux infections se renforcent mutuellement. D’après le dernier rapport mondial sur le paludisme, dans certains pays d’Afrique « le paludisme est une des principales causes de mortalité chez les patients qui souffrent aussi du VIH-SIDA ».
 
Aux CDC d’Entebbe en Ouganda, le Dr Jonathan Mermin et ses collègues ont testé l’efficacité de l’association de deux traitements et d’une stratégie de prévention chez 1 000 patients infectés par le VIH. Par rapport à une absence de traitement, l’association d’antirétroviraux, d’antibiotiques (co-trimoxazole) et de moustiquaires imprégnées permettrait de diminuer l’incidence du paludisme de 95% chez des patients adultes infectés par le VIH. Contre « seulement » 76% avec les antibiotiques seuls, et tout de même 92% avec l’association antiobiotiques-antirétroviraux. Pour expliquer l’effet bénéfique des antirétroviraux sur l’infestation paludique, l’auteur suggère qu’il « est probablement plus lié au renforcement du système immunitaire qu’à une action directe sur la maladie ».
 
L’encéphalite japonaise pique Bali
 
Selon des chercheurs indonésiens, une épidémie d’encéphalite japonaise se répand actuellement sur l’île de Bali. Transmise par des moustiques, cette maladie virale mortelle touche principalement les jeunes enfants. Et pour cause, dans les zones où le virus est répandu -comme en Indonésie- les adultes qui ont recouvré d’une primo-infection sont immunisés. A partir d’un travail réalisé entre 2001 et 2004 auprès de 239 enfants, une équipe de l’Université de Bali montre que chez les moins de 10 ans, l’incidence annuelle de cette maladie s’élève à 8,2 pour 100 000.
 
Ce résultat semble-t-il, dépasse les estimations des spécialistes et « montre que la maladie se répand ». Les auteurs appellent ainsi à une meilleure surveillance de cette affection, et surtout à la mise en place de programmes de vaccination. Car un vaccin est bel est bien disponible contre cette affection.
 
Si vous voyagez dans certains pays d’Asie, sachez que la vaccination contre l’encéphalite japonaise est « recommandée » par les autorités. Notamment en cas de séjour prolongé. Pensez donc à toujours bien vous renseigner avant de prendre la route du départ.
 
Quand le soleil donne mal aux cheveux !
 
Une insolation, ce n’est rien d’autre qu’un coup de soleil sur le crâne. Pour l’éviter, il suffirait que chacun se couvre avant de sortir au soleil. Chapeau, bob, béret… le choix ne manque pas. A vous de choisir. Si malgré tous les rappels vous ou l’un des vôtres avez mal à la tête, si vous souffrez de courbatures ou de nausées, ne cherchez pas. Vous êtes victime d’une insolation.
 
Le remède est simple. Du repos à l’ombre, beaucoup d’eau avec éventuellement 50% de boisson à la cola préalablement dégazéifiée. La victime est un jeune enfant ou une personne âgée ? Consultez un médecin. Le risque d’une déshydratation est particulièrement élevé, avec des conséquences gravissimes.
 
Attention à l’allergie au soleil
 
La « lucite estivale bénigne » n’est en fait rien d’autre qu’une allergie… au soleil. Elle se manifeste sous la forme de petits boutons localisés sur les parties exposées du corps : le décolleté bien sûr mais aussi les épaules, les bras, les parties saillantes du visage…
 
L’éruption disparaît généralement au bout d’une dizaine de jours sans soleil et sous traitement, comme une pommade à la cortisone ou des médicaments anti-allergiques. Mais votre médecin vous confirmera le risque de la voir ensuite réapparaître à chaque exposition. Si vous avez déjà été victime de ce type de problème, évitez de vous exposer sans une bonne protection. Et n’oubliez pas de la renouveler régulièrement au fil de la journée et après chaque bain…
 
Destination Santé