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Mise en œuvre du programme ikram L’UE s’engage à appuyer les efforts visant le renforcement des capacités des femmes

La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakaoui, et l’ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne, Rupert Joy, ont présidé, vendredi, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme, la cérémonie de lancement de 15 projets élaborés par des composantes de la société civile et subventionnés par l’Union européenne dans le cadre de son programme d’appui à la mise en œuvre du plan gouvernemental pour l’égalité au Maroc «Ikram».

Quelque 15 projets élaborés par des associations et subventionnés dans le cadre du programme d’appui de l’Union européenne à la mise en œuvre du plan «Ikram» ont été lancés vendredi à Rabat à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme. Portant sur la lutte contre les stéréotypes sexistes et la violence à l’égard des femmes, le renforcement de l’accès des femmes à la protection juridique et l’amélioration de leur participation dans la vie politique, les projets ont en effet été subventionnés dans le cadre de l’appel à propositions de projets lancé le 10 octobre 2014. Rupert Joy, ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne, a souligné le rôle fondamental des associations qui, conjugué à une volonté politique forte, permet de réaliser des progrès considérables. Il a rappelé à ce titre l’apport de la Constitution de 2011 qui a réaffirmé le rôle de la société civile en tant qu’acteur incontournable dans le développement démocratique et social du pays.

La Loi fondamentale, indique le même responsable, a constitutionnalisé également l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment en prévoyant la création de l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les discriminations. L’Union européenne, poursuit M. Joy, considère «les organisations de la société civile comme un partenaire essentiel et privilégié, que ce soit à travers un dialogue régulier sur les questions liées au développement du pays ou les subventions octroyées par l’UE à la mise en œuvre d’actions spécifiques». En effet, plus de 300 ONG ou réseaux ont bénéficié de l’aide européenne, celle-ci a permis de soutenir 140 projets portant, pour la plupart, sur la thématique de l’égalité entre les hommes et les femmes pour un montant global de près de 440 millions de dirhams. La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakaoui, a rappelé, pour sa part, dans son intervention, le fort appui de son ministère aux projets ayant trait à la femme. Un appui qui s’est manifesté par le financement de 167 projets destinés aux femmes au cours des trois dernières années.

Ces projets ont concerné différents domaines, notamment les activités génératrices de revenus (AGR) et les actions de prise en charge des femmes victimes de violences. Le ministère s’est engagé, par ailleurs et depuis 2013, à fournir les services d’écoute et d’assistance juridique et psychologique aux femmes victimes de violence à travers l’appui de 50 centres spécialisés dans ce domaine, parallèlement à l’appui à des actions de sensibilisation et de plaidoyer engagées par 50 centres afin de garantir une meilleure intégration économique, politique et sociale de la femme au sein de la société.

L’UE débloque 2 millions d’euros Constituant un saut qualitatif dans le traitement du dossier de l’équité et de la lutte contre la violence faite aux femmes et la promotion de leurs conditions, le plan gouvernemental pour l’égalité «Ikram» a profité, dès son lancement, d’un fort appui de l’UE. L’Union européenne a en effet mobilisé un budget de 45 millions d’euros pour soutenir ce programme, dont un montant de 2 millions d’euros a été consacré au soutien des organisations de la société civile. La gestion de ce budget a pris en compte l’implication des associations débutantes et le ciblage des régions à caractère spécifique où les femmes nécessitent un soutien direct pour renforcer leurs capacités.