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Maroc : Environnement

Le plan national de mise en oeuvre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) a été présenté, jeudi 28 septembre à Rabat, en présence notamment d’experts nationaux et internationaux, de représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des départements ministériels et d’associations professionnelles.

Le plan national de mise en oeuvre (PNM) s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère de l’Aménagement visant à maîtriser les risques issus des produits chimiques en général et des POP en particulier, ont expliqué les experts lors de l’atelier de clôture du projet sur les POP, organisé par le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Ainsi, plusieurs actions sont actuellement en cours notamment l’élaboration du profil chimique national, la réalisation d’un inventaire des produits chimiques dangereux détenus par les entreprises marocaines, l’inventaire des stocks, déchets et sites contaminés par les pesticides et le lancement du processus de création du centre national d’élimination des déchets spéciaux.

L’objectif du PNM est d’informer la conférence des parties (COP) et le public en général de la situation des POP au Maroc et des initiatives que le Maroc a prises ou prévoit de prendre pour s’acquitter de ses obligations par rapport à la convention de Stockholm.

Ces initiatives englobent les arrangements institutionnels, l’adoption d’une réglementation spécifique, l’imposition de normes, la réalisation de programmes spécifiques de dépollution/élimination et toutes autres dispositions destinées à gérer de manière écologiquement rationnelle les POP et les éliminer de l’environnement.

Pour renforcer ses capacités et préparer un plan d’action visant la réduction, et à terme, l’élimination des POP de l’environnement, le Maroc a mis en oeuvre, avec l’appui du PNUD et le fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF), le projet POP-Maroc dont le PNM constitue l’aboutissement. Le PNM a été élaboré en cinq étapes à savoir la mise en place des mécanismes de coordination, l’élaboration des inventaires des POP et recueil des données, l’élaboration des priorités nationales, la formulation du PNM et la validation et la soumission du PNM.(MAP) (…SUIVRA…).

Dans une allocution prononcée en son nom, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement, M. Mohamed El Yazghi a déclaré qu’en signant la convention de Stockholm sur les POP le 23 mai 2001, le Maroc a pris l’engagement de mettre en oeuvre les dispositions de cette convention pour que soient protégées la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes de ces polluants et à uvrer pour une interdiction progressive de la production et l’utilisation des POP.

Le ministre a souligné l’impératif pour tous les acteurs concernés de s’engager résolument dans la lutte pour la réduction, voire l’élimination des émissions et des rejets des POP, mettant l’accent sur la nécessité de se doter d’un mécanisme de gestion durable et intégrée des pesticides et des substances chimiques dangereuses.

Pour ce faire, a-t-il dit, ” il devient de plus en plus impérieux et nécessaire de renforcer nos capacités institutionnelle, technique et réglementaire pour une meilleure gestion des substances techniques dangereuses et de saisir toutes les opportunités d’aide financière et de coopération qui s’offrent afin de profiter des possibilités de transfert des technologies et du savoir-faire qui permettront de prendre les mesures efficaces pour prévenir les effets nocifs de ces substances, à tous les stades de leur cycle de vie “. Les investigations réalisées au cours de l’inventaire des pesticides dans le cadre du projet POP-Maroc ont démontré que près de 225 sites de stockage de pesticides existent au Maroc, que les quantités de pesticides POP sont estimées à 39,2 tonnes et que celles des pesticides périmés sont d’environ 700 tonnes, lit-on dans un dépliant distribué lors de cet atelier.

L’étude révèle aussi que les déchets contaminés par des pesticides POP sont estimés à plus de 52 tonnes et qu’une quinzaine de sites présentent des traces de contamination des sols.

Source : MAP