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Manifeste de Tinejdad pour la bonne gouvernance territoriale region Draa-Tafilalt

Le siège de la municipalité de Tinejdad (Errachidia) a abrité, le samedi 21 Novembre dernier, une conférence nationale sur la thématique de : la bonne gouvernance territoriale d’Assamr : pistes pour une opérationnalisation efficace de la régionalisation avancée ».

Les intervenants lors de cette conférence organisé par la Coordination Assamr en Partenariat avec le journal Antag n Wamun, M. Anouar MAZROUB ; M. Lahoussein LAMBARKI , M. Rajab MACHICHI et d’autres acteurs civils locaux, ont appelé l’Etat à revenir sur les pratique apolitiques et dépolitisantes, qui laissent la place aux médiocres corrompus dans la gestion de l’affaire locale.

Entre autres recommandations, la conférence a conclu qu’Assamr (Sud Est) illustre parfaitement la défaillance du système moderne centralisateur jacobiniste, instauré au lendemain de la « pacification » du sud Est, dernier fief de la résistance anti-coloniale au milieu des années trente de 20ème siècle.

Economiquement, la conférence a fait savoir que le Sud Est est une région appauvrie et non pauvres. Et ce eu égard au fait que la région occupe la tête de liste des régions exportatrices de la compétence et de la main d’oeuvre; aussi bien vers les autres régions du Maroc qu’a l’international. Cela sans évoquer les énormes ressources minières que regorgent le sous sol d’Assamr, y compris les plus précieux minéraux, en l’occurence l’Or, le Kobalte et l’Argent.

Quant au projet de la régionalisation, en cours de mise en oeuvre, les intervenants ont insisté sur l’importance de privilégier le souci de développement et la participation citoyenne, tout en prenant distance de l’ancien souci sécuritaire et la régulation territoriale. Une telle conception permet au Vrai élu davantage de marge de manoeuvre et plus d’implication citoyenne dans l’affaire locale.

Sur le plan culturel, la conférence à jugé primordial et vital, la prise en compte et l’Intégration du culturel dans tous les Plans Régionaux du Développement (PRD). Ce qui va permettre d’atteindre la synergie, l’efficacité et la participation souhaitée auprès du citoyen.

 

Sur le plan industriel, les conférenciers ont appelé l’Etat marocain à penser sérieusement, dans le cadre de la solidarité interrégionale, à la création de nouveaux pôles Economiques, Miniers et Industriels. A ce titre les conférenciers ont soulignés avec regret l’existence de L’IAV à Rabat et pas à la ville agricole Ayt Mellal « Ben Mellal » et l’ENIM à Rabat et non à Tinghir ou Tinjdad, qui représentent des cités minières par excellence.

De point de vue de la gouvernance à Assamr, les conférenciers ont fait un appel au ministère de l’intérieur pour revenir sur la logique de verrouillage électoral, qui a longtemps régi les échéances électorales au Sud Est. Ce qui a malheureusement profité aux incompétents et corrompus “élus”, en matière de la représentation des populations. A ce titre, les conférenciers ont rappelé que Les Assamrois sont les plus patriotistes du Maroc, et invitent les responsables territoriaux à consulter les registres CIN des dirigeants des grandes institutions de l’Etat, qui ne sont autre que natifs d’Assamr.

La conférence nationale a affirmé également que le décollage et la réparation de préjudice de développement est tributaire d’un compromis stratégique entre trois acteurs majeurs :

Les instances de tutelle (Gouverneur et Wali) ;

Les élus issus de programmes authentiques et d’une véritable concurrence politique ;

La société civile engagée et apolitique.

Une recommandation spéciale concernant l’urgence des projets structurants, pour le désenclavement de la région, notamment au niveau du transport ferroviaire et autoroutier.

Les assamrois votant sont appelés plus que jamais à demander le compte et le bilan de plaidoyer des élus accidentels (PJD) au sujet de dossiers de l’enseignement supérieur, pour savoir sur l’absence totale du Sud Est dans la loi de finance 2016, au niveau des projets de ses collègues Rabah et Daoudi ; respectivement au niveau, de leur politique de désenclavement ferroviaire et la réforme de la carte universitaire et de formation.

La dernière recommandation étant l’appel à la rupture anthologique avec les « pseudo-formations politiques » en encourageant les initiatives citoyennes (amazighes surtout) pour instaurer des formations alternatives du Maroc et pour le Maroc. Pour parvenir à cet ambitieux élan démocratique, l’étude minutieuse et politique du comportement électoral de démobilisation de la majorité écrasante des Assamrois et des marocains s’avère primordial, un comportement d’une majorité, qui semblent non concernée ni interpelléé par l’offre partisane et politique actuelle.