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L’orthorexie ou… la pureté diététique à son extrême !

 

Devancer l’AVC par la prévention…

La « préparation » au bronzage ? Un mythe !

Tabagisme passif : jusque dans les urines de bébé !

Quand traiter l’asthme ? Tous les jours !

Comme l’anorexie et la boulimie, l’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire. A la différence des deux précédentes, il ne porte pas sur la quantité de nourriture ingérée, mais sur sa qualité. Etymologiquement, le mot orthorexie signifie manger droit. Le Dr Bernard Waysfeld, psychiatre et nutritionniste, est l’un des rares en France à s’être penché sur ce trouble, forgé dans les années 70 par l’Américain Steven Bratman.

Pour lui l’orthorexie se caractérise par un « désir extrême de consommer une nourriture saine. Ce n’est pas une maladie, mais elle peut le devenir. C’est un comportement qui privilégie la pureté diététique et l’obsession des régimes. Et quand elle retentit sur la vie quotidienne, elle devient dangereuse »…

En 1997, Bratman décrivait l’orthorexie à partir de sa propre expérience. « J’étais devenu si snob que je dédaignais tout légume qui avait été récolté depuis plus de 15 minutes », expliquait-il alors. « J’étais devenu un vrai végétarien, je mâchais chaque bouchée 50 fois et laissais mon estomac partiellement vide à la fin de chaque repas ». Le pauvre Bratman mettra plus de deux ans à se défaire de ce trouble alimentaire caractérisé, comme la boulimie ou l’anorexie, par des phases d’obsession ou d’isolement des autres.

« D’une certaine manière, le recours au bio favorise également une tendance à l’orthorexie » poursuit Bernard Waysfeld. « On peut également dire que toutes les personnes qui sont au régime sont peu ou prou orthorexiques. Elles se restreignent et sont aussi obnubilées par cette idée de manger sain. Alors il faut leur répéter que les aliments n’ont jamais été aussi sûrs qu’aujourd’hui, et que rien ne vaut la diversité alimentaire. »

Devancer l’AVC par la prévention…

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est évitable. Ce n’est pas une fatalité. Il représente une véritable épée de Damoclès pour les hypertendus, les diabétiques et les fumeurs. Si vous êtes concerné, un seul et unique mot d’ordre : prévention. Equilibrez votre tension, contrôlez votre diabète et bannissez le tabagisme. L’hypertension artérielle, l’HTA, c’est en effet le premier des facteurs de risque d’AVC. N’oubliez donc pas qu’une tension normale protège votre cerveau.

Si vous pensez être dans ce cas, faites mesurer votre tension artérielle au moins une fois par an ! Elle peut augmenter avec l’âge. Si vous avez une tension artérielle trop élevée, suivez scrupuleusement la prescription et les conseils de votre médecin. L’observance est en effet la clé de la prévention. D’autant que des traitements efficaces existent. Il existe beaucoup de médicaments pour traiter la tension, mais tous ne protègent pas de la même façon. L’étude « LIFE » publiée en 2002, l’a bien démontrée. Aujourd’hui, il est possible de réduire de 13% la fréquence des évènements cardio-vasculaires chez les hypertendus. Et jusqu’à 25% le risque de survenue d’un AVC. Le choix du médicament est donc vital pour protéger le cerveau.

Au-delà des traitements, la prévention repose essentiellement sur l’hygiène de vie. Privilégiez une alimentation saine et équilibrée et adonnez-vous régulièrement à une activité physique. Et une fois encore, cessez de fumer ! « Mieux vaut prévenir que guérir ! ». Le précepte est ancien… mais marqué au coin du bon sens. D’autant que l’AVC est toujours un drame. Dans le meilleur des cas, une victime sur cinq meurt dans le mois qui suit. Et 25% à 50% des survivants resteront plus ou moins dépendants d’autrui. Au quotidien.

La « préparation » au bronzage ? Un mythe !

Faut-il vraiment préparer sa peau pour obtenir un beau bronzage estival ? « Aucun intérêt », rétorquent les spécialistes, qui en profitent pour rappeler les dangers des UV artificiels. Des dangers d’ailleurs régulièrement dénoncés par l’OMS. Le Pr Jean-François Doré est directeur de recherche à l’INSERM, en France. Il nous rappelle que « des études récentes ont montré que l’utilisation croissante des bancs de bronzage était en cause dans l’augmentation rapide des cancers cutanés ». Notamment dans des pays comme la Norvège et la Suède.

Car les lampes à UV émettent des rayonnements – les UVA notamment- particulièrement forts. Encore plus puissants que le soleil de midi en plein été ! « Les personnes qui vont bronzer en cabine sont également celles qui s’exposent ensuite au soleil » déplore Jean-François Doré. « Elles reçoivent donc des doses particulièrement importantes d’UV. Alors que le but serait de les diminuer ».

Est-il plus judicieux de « préparer » sa peau en s’exposant aux UV naturels cette fois-ci, avant d’étendre sa serviette sur la plage ? Pas davantage. Car en effet, vous ne risquez pas moins le coup de soleil estival après une exposition printanière ! En fait, le bronzage doit être progressif, mais pas besoin de « préparer » sa peau. L’essentiel est de couvrir son corps de crème solaire et de s’équiper d’un tee-shirt, d’un couvre-chef et de lunettes.

Tabagisme passif : jusque dans les urines de bébé !

Terrible trouvaille ! Des chercheurs ont découvert de puissants cancérogènes dans les urines d’enfants de parents fumeurs. Et naturellement, ils sonnent l’alarme : Ne fumez surtout pas en présence de vos enfants ! Une équipe américaine a analysé les prélèvements urinaires de 144 enfants. Dans un cas sur deux, elle a détecté des taux particulièrement élevés d’une molécule issue du NKK, un cancérogène que l’on ne trouve que dans la fumée de tabac.

Ce travail confirme que l’exposition au tabagisme passif dans l’enfance pourrait augmenter le risque de cancer à l’âge adulte. Selon un travail publié l’an passé les adultes exposés dans l’enfance à la fumée de leurs parents présenteraient un risque de cancer du poumon multiplié par… 3,6 !

Quand traiter l’asthme ? Tous les jours !

Personne n’oublie de prendre un médicament quand il a mal au crâne. Mais il est bien difficile de s’astreindre à un traitement quand on ne souffre pas, entre deux crises d’asthme par exemple ! Or justement, l’asthme doit absolument se traiter tous les jours. Pourtant, nombre d’asthmatiques ne se soignent pas vraiment… Or l’observance, c’est le seul moyen de contrôler efficacement l’inflammation bronchique, à l’origine de l’asthme.

Le raisonnement qui consiste à prendre son traitement uniquement au moment des crises est archi-faux ! Traiter son asthme, c’est prévenir la crise. Et un asthmatique bien équilibré ne doit plus souffrir de sa maladie. Plus du tout !

Essoufflement, crises de toux nocturnes, sifflements, gêne respiratoire… Toutes ces manifestations signent un mauvais contrôle chez des malades traités… et qui se croient bien contrôlés. Or le traitement vise à supprimer non la maladie, mais ses symptômes ! Tous ses symptômes. S’ils persistent, c’est que le traitement n’est pas bien adapté.

Un asthmatique s’il est bien pris en charge, doit mener une vie normale. Les progrès réalisés ces dernières années permettent en effet de parfaitement contrôler le mal asthmatique, en jugulant l’inflammation des bronches. Toute persistance de symptômes traduit un contrôle insuffisant de cette dernière. Si c’est votre cas, vous devez en parler à votre médecin !

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