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L’INDH, un changement essentiel

 

L’Initiative nationale pour le Développement Humain (INDH) constitue un changement essentiel dans l’élaboration des plans des politiques publiques et une dimension stratégique pour éradiquer le déficit social et lutter contre l’exclusion et la marginalisation, a affirmé M. Mohamed Rharrabi, wali de la région Fès-Boulemane et gouverneur de la préfecture de Fès.

Intervenant, jeudi à Fès, au cours d’une journée d’études organisée par la wilaya de la région Fès-Boulemane, sous le thème « L’action associative : perspectives d’adhésion à l’Initiative nationale pour le développement humain », M. Rharrabi a indiqué que cette initiative attache une importance maximale au développement humain dans ses différents aspects.

Elle représente également une approche et une méthodologie nouvelle adoptant la culture du partenariat entre tous les opérateurs à travers un meilleur investissement des moyens et des compétences, a-t-il ajouté.

Le Wali a de même mis en exergue le processus de dynamisation de l’INDH, notamment les rencontres de sensibilisation et de mobilisation des acteurs locaux, faisant état de la diversité du tissu associatif de la préfecture qui regroupe 403 associations, dont 395 qui sont actives dans le domaine social, culturel, et sportif.

Les problèmes de locaux et les charges conséquentes, le manque de soutien et son éparpillement ainsi que la faiblesse de l’encadrement sont autant de contraintes qui limitent l’action des acteurs sociaux, a-t-il déploré.

Pour sa part, M. Lahcen Haddad, expert international et enseignant à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat, a décliné les principaux aspects de la gestion financière et administrative des associations.

La gestion financière représente l’ensemble des opérations qui permettent d’assurer et de suivre au quotidien toutes les transactions financières d’une association, a-t-il rappelé, notant que les caractéristiques d’une telle gestion sont la simplicité, la fiabilité, la clarté, le contrôle et la transparence.

De son côté M. Mohamed El Khomsi, professeur à la faculté des sciences et des techniques de Fès, a abordé le rôle des associations dans le développement local, soulignant que le tissu associatif est une force sociale qui soutient et complète les actions de développement initiées par les institutions étatiques. Rappelant que le développement durable est tributaire du partenariat entre les diverses structures, M. El Khomsi a souligné l’impératif de renforcer les spécificités du développement régional et les initiatives individuelles. Il a, de même, mis en valeur les handicapes internes et externes du tissu associatif qui empêchent l’accomplissement des actions citoyennes, appelant les associations à être plus efficaces, à développer l’esprit d’équipe et d’écoute, à rationaliser les dépenses, à combattre l’égoïsme et à mieux répartir les rôles entre leurs membres.

Cette rencontre, à laquelle ont pris part un panel de chercheurs et des représentants des associations locales, a été marquée par l’organisation de quatre ateliers, à savoir : « la mise à niveau des établissements sociaux », « la formation et l’animation culturelle et sportive », « les activités génératrices d’emploi » et  » l’amélioration de l’espace environnemental ».

MAP.

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