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Les jeunes et la politique

Au niveau de l’adhésion des jeunes aux partis politiques, malheureusement il n’ya pas de données précises quant au nombre des jeunes adhérents aux partis politiques, faute de présence d’enquêtes nationales à ce sujet. En 1992, le taux des adhérents parmi les étudiants ne dépassait pas 7 %. D’après une autre enquête menée à l’échelle nationale 32,1 % des jeunes enquêtés savent ce qu’est une association (48 % en urbain et 10 % en rural), 4 % adhèrent à une association (0,7 % en rural) dont 80 % à des associations sportives, culturelles et éducatives et 18 % à des associations à caractère politique (Bourqia, 1992). En matière du rapport entre la politique et la religion, les jeunes ne veulent pas que la religion se mêle des partis politiques, c’est ce qui a été tiré dans l’enquête récente menée par l’Economiste et Sunergia sur les jeunes d’aujourd’hui (2011).

D’après cette enquête effectuée sur un échantillon de 1020 jeunes issus de différentes villes du royaume, 37% sont contre le fait que la religion guide les partis politiques, 29% sont pour, et 35% des jeunes ont déclaré qu’ils ne savent rien. Ces chiffres nous poussent à émettre quelques suppositions : les jeunes tendent de plus en plus vers la modernisation du fait que les Etats s’inspirent des modèles occidentaux en matière de démocratie, du droit de la femme et du droit de l’enfant (…), ce qui a généré chez les jeunes une culture de modernité de l’Islam, en faisant de lui seulement une pratique secondaire qui doit s’éloigner du champs politique.

D’autre part, il y’a une part de jeunes qui ont copié le modèle parental conservateur, et qui fait que les décisions politiques doivent prendre comme base de départ les valeurs de l’Islam.

De l’autre coté on trouve une part importante des jeunes qui n’ont pas d’opinion. Cela est dû au manque de culture politique et religieuse, qui est lié aux insuffisances de l’enseignement en matière d’éducation à la citoyenneté, avec des programmes fondamentaux souvent superficiels. Ces derniers ne prennent pas en compte le rôle que les jeunes peuvent jouer dans la gestion de la chose publique, à travers le vote, la participation dans la prise de décision, etc.

De plus, il est force d’affirmer que les jeunes peuvent jouer un rôle important dans la prise de la relève au niveau des instances politiques, chose qui ne doit pas rester monopolisée par l’ancienne génération. En effet la plus haute autorité du pays a mis le point sur cette question en ramenant l’âge du vote à 18 ans, cela pour confirmer le rôle des jeunes dans la construction de l’avenir du pays, et non pas pour faire des jeunes uniquement un effectif qui permet de rassembler un maximum de voix pour les candidats aux élections.

Pour conclure, tout au long de cet article nous avons essayé d’analyser les principaux problèmes liés au volet politique, d’autres problèmes sont à dénombrer et à analyser en profondeur, des problèmes qui engagent l’avenir de toute la nation, puisque l’essor de cette dernière table sur sa jeunesse. Ajoutons à cela le mouvement des jeunes du 20 février 2011 qui a soulevé la faiblesse des politiques publiques au niveau de la jeunesse. D’où l’importance d’une prise en compte urgente des attentes de cette catégorie de la population.

 

Auteur : Hicham ABDEDINE

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