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Les Femmes comme Partenaire du Progrès(WPP) Obstacles et progrès : Situation des femmes au Maroc

Dans le cadre de ses activités en matière de promotion du leadership féminin et de l’intégration de l’égalité et de l’approche genre dans les politiques publiques dans la région du Moyen Orient et du Nord de l’Afrique (MENA), la Chaire Gibran Khalil Gibran à l’Université de Maryland, s’associe avec l’association Jossour Forum des Femmes Marocaines pour un projet commun, financé par le MEPI. Et qui porte sur une problématique choisie par les élites marocaines présentes lors de la rencontre de deux jours organisée à Rabat les 14 et 15 décembre.  A savoir que ce projet va couvrir trois pays : le Maroc, la Jordanie et le Koweït pour une durée de deux ans et qu’il est basé sur des données quantitatives et qualitatives.

L’objectif est d’analyser et d’évaluer les progrès et les obstacles rencontrés par les femmes leaders dans le processus de la participation effective des femmes au sein de la société marocaine à tous les niveaux : juridique, social, économique, politique, académique, culturel, médiatique, environnemental…Une trentaine de femmes militantes marocaines de renom ont à procéder à une réflexion profonde, à y contribuer réellement et sérieusement, à suivre de près ce projet et à le concrétiser suivant un plan d’action qui mettra en exergue les priorités.  Toutes ces actions seront menées sous les yeux bienveillants des porteuses du projet : Mme May Rihani, Directrice de la Chaire Gibran Khalil Gibran de l’Université Maryland(UMD), l’équipe de Jossour FFM et Rhizlaine Benachir, coordinatrice du projet.  Le débat a porté sur les normes économiques, sociales, politiques, éducatives et traditionnelles, sur les obstacles sociaux et contraintes qui empêchent le progrès de se faire dans certains domaines majeurs et sur la manière de procéder pour changer cette situation et dépasser ces obstacles.

Quoique des progrès aient été réalisés dans la région MENA ces 30 dernières années, la participation active des femmes à tous les niveaux, aussi bien politique, économique que sociale reste en deçà des espérances. Parmi les facteurs qui fragilisent l’accès des femmes aux postes de prise de décisions, qui freinent l’égalité et qui sont à l’origine de ce constat, on peut noter le manque de volonté politique, la pauvreté, le chômage…

La séance inaugurale organisée à Rabat sous le thème : Obstacles et progrès : vers une participation équitable des femmes à la vie sociale, économique et politique et qui a analysé la Situation des femmes au Maroc, a connu la participation d’une trentaine de femmes marocaines, battantes et militantes associatives et de droit, universitaires, figures médiatiques, artistes… leaders dans différents secteurs. On peut les citer dans leur cadre, académique : Aicha Belarbi, Ouafae Benabdenbi, Soumya Monsef, Souleyma Haddaoui ; associatif : Ouafae Hajji, Soumicha Riyaha(AMDF), Amina Hançali, Zahra Ouardi(UAF), Bouchra Bouchentouf, Khaddouj Slassi ; Siham Ronda(HACA) ; Latifa Ahrar(artiste), Médias : Amina Gharib (SNRT)et Khaoula Benomar Sebbahi(SNRT), Narjis Rarhaye(journaliste),) ; Politiques : Khadija Zoumi, Touria Lahrech, Imane Errazi…

Chacune a donné ses priorités pour ce qui est des problématiques qui touchent particulièrement les femmes au sein de la société marocaine. Après deux jours de concertation, les femmes porteuses de ce projet sont parvenues à se mettre d’accord sur un sujet des plus débattus, cela fait deux mois, à savoir la violence à l’égard des femmes et l’égalité des sexes. Il va consister en une série de rencontres, de campagnes de sensibilisation et de conscientisation, à travers un plan d’action, qui touchent tous les citoyens, du préscolaire à l’universitaire, de l’espace public à l’espace privé, changer d’interlocuteurs, mais avec des idées innovantes comme les NTIC nouvelles technologies d’information et de communication, des caricatures, des pièces théâtrales, du Street art…Plusieurs enjeux ont été relevés, tels que :Egalité et citoyenneté ; Violence ; Leadership ; Education ;Révolution culturelle ; Participation politique… avant que toutes les leaders ne  choisissent la violence et l’égalité. L’analyse et synthèse du genre dans le monde arabe a été présentée par May et Rhizlaine et les statistiques se rapportant au Maroc par Oufa Hajji. Elle a donné des informations sur le taux de population active en 2017 qui ne comptabilise pas le travail des femmes au foyer et des femmes en milieu rural, des caractéristiques du travail des femmes, pour la plupart comme aides familiales, des femmes non scolarisées, de la féminisation du chômage…

Comme spécifié par Mme May, ce groupe de femmes leaders pourrait contribuer, d’une façon importante, pour servir le Maroc. L’objectif est le renforcement des progrès déjà atteints et d’en décider les priorités, à travers une meilleure connaissance et approfondissement des connaissances, des acquis et viser les challenges.

Omayma Achour a parlé du projet comme d’une contribution à l’autonomisation des femmes leaders, de partage d’expertise internationale leader, et de désigner, pour finalité, deux enjeux prioritaires pour s’y engager pendant deux ans.

A propos de Jossour Forum des Femmes marocaines

Jossour, une association à but non lucratif fondée en juillet 1995 par des militantes et des potentialités actives sur le terrain, a pour objectif le renforcement des compétences des femmes marocaines en vue d’une meilleure participation et investissement de l’espace public à tous les niveaux, économique, social, juridique, culturel et environnemental. L’association vise les hauts postes de responsabilité et de décision politique pour un rayonnement sur le plan international. Dans cette optique, Jossour FFM mène des actions de plaidoyer et de proximité afin de promouvoir les valeurs et les principes de la citoyenneté réelle et effective, d’encourager l’autonomisation des jeunes et le réseautage entre les femmes. Sa recherche action vise une modernisation des outils et des mécanismes d’apprentissage et de suivi en marge d’un meilleur plaidoyer auprès des autorités et des partis politiques. En plus des actions de plaidoyer qui sont menées par l’ensemble des sections membres, deux grands créneaux de proximité ont été retenus comme domaine d’interventions prioritaires de l’association. Il s’agit de l’action d’alphabétisation fondamentale et juridique, et, du développement des activités génératrices de revenus, entre autres, en matière d’artisanat et d’art culinaire. Le meilleur moyen d’améliorer les conditions de vie des femmes et de permettre une réelle autonomie.

Jossour est membre fondatrice du réseau « Printemps de la dignité » pour la révision du code pénal, assure la coordination de la coalition « Printemps des femmes pour la démocratie et l’égalité » regroupant différents acteurs de la société civile pour la défense des droits des femmes selon la nouvelle Constitution. Au niveau international, JossourFFM est membre du réseau arabe des organisations féminines AISHA, Membre du réseau des femmes chercheures africaines, Membre du réseau Karama, réseau de femmes arabes de la région MENA, œuvrant pour la promotion des Droits des Femmes et a le statut ECOSOC…

A propos du MEPI :

Le MEPI des Etat Unis, une initiative de partenariat entre des organisations et des personnes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, soutient les efforts des organisations de la société civile, des leaders de la communauté, des femmes et des jeunes militants, des groupes du secteur privé et autres, afin de les aider à apporter un changement positif dans la société. Ces subventions locales, régies par la demande et des accords de coopération, sont conçues pour promouvoir le changement positif, les activités de sensibilisation et l’activisme civique ; pour renforcer la société civile ; soutenir les efforts des citoyens en matière d’autonomisation économique, sociale et politique; développer les opportunités pour les femmes et les jeunes; renforcer l’État de Droit; développer des médias indépendants et permettre aux communautés de travailler avec les gouvernements afin d’améliorer leur quotidien et avenir. Grâce à des subventions régies par la demande et des accords de coopération, le MEPI soutient, dans le cadre d’un partenariat, les efforts des organisations de la société civile, des leaders de la communauté, des femmes et des jeunes militants, des groupes du secteur privé et autres, afin de les aider à apporter un changement positif dans la société.

À propos de la chaire

 La Chaire George et Lisa Zakhem Kahlil Gibran pour les valeurs et la paix à l’Université du Maryland est un programme universitaire qui renforce la compréhension entre les cultures orientales et occidentales en général, et arabes et américaines en particulier.

Le célèbre poète et érudit libanais Kahlil Gibran a consacré sa vie et ses œuvres à démontrer l’importance des valeurs universelles, l’interdépendance des religions, le terrain d’entente entre les cultures, l’importance du dialogue et la bonté de l’humanité dans son ensemble. Il a cru que plus nous explorons notre interdépendance en tant qu’êtres humains, plus nous comprenons et respectons les valeurs universelles qui sous-tendent différentes cultures. Gibran a écrit et préconisé la justice sociale, les libertés, l’égalité, l’unité et la paix.

May Rihani a rejoint la Chaire Gibran en mai 2016 et travaille à développer l’héritage et la fondation créés par le titulaire sortant de la chaire, le professeur Suheil Bushrui.

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