Accueil / slideshow / L’ECONOMIE VERTE AU MAROC : Regards sur les perspectives

L’ECONOMIE VERTE AU MAROC : Regards sur les perspectives

La crise qui frappe les économies occidentales et l’économie mondiale n’est pas une simple crise économique et financière, c’est aussi une crise écologique qui a poussé les économistes à s’intéresser à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement, celui de l’économie verte, efficace tout en respectant les grands équilibres naturels et sociaux. Développer de nouveaux modes de consommation et de production plus sobres en ressources naturelles est nécessaire tant pour affronter les défis environnementaux qui sont devant nous que pour offrir de nouvelles opportunités aux  entreprises et pour créer de nouveaux emplois.

Dans la compétition mondiale qui s’engage aujourd’hui pour l’économie verte, le Maroc possède un potentiel considérable. Il dispose des entreprises qui sont parmi les leaders au continent africain que ce soit en matière d’énergie, de génie écologique, de traitement de l’eau ou des déchets, d’économie circulaire, d’efficacité énergétique. Le Maroc doit s’engager pour conforter la place des acteurs Marocains sur les marchés africains et pourquoi pas  mondiaux en soutenant la montée en puissance des filières vertes, c’est-à-dire sobres en ressources naturelles décarbonées, et créatrice d’emplois.

  • Economie verte : définition du concept

On appelle « économie verte » l’ensemble des activités économiques générées directement ou indirectement par la production de biens et de services qui contribuent à éviter, réduire ou supprimer des nuisances faites à l’environnement. L’économie verte contribue au développement durable dont elle est la mise en œuvre concrète dans l’activité économique. Elle est également l’un des facteurs de l’équité sociale.

Synonymes : éco-activités, green business.

En l’absence de définition internationalement admise, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) en a adopté une qui en fait un concept suffisamment large et souple pour englober diverses approches nationales et locales :

« L’économie verte est une économie qui engendre une amélioration du bien-être humain et de la justice sociale, tout en réduisant sensiblement les risques environnementaux et les pénuries écologiques. Sur le plan pratique, on peut considérer que, dans une économie verte, la croissance des recettes et la création d’emplois proviennent des investissements publics et privés qui conduisent à une meilleure utilisation des ressources, à une réduction des émissions de carbone, des déchets et de la pollution, et à la prévention de la perte de biodiversité et de la dégradation des écosystèmes. Ces investissements sont à leur tour soutenus par la hausse de la demande en faveur de produits et services respectueux de l’environnement, par l’innovation technologique et, très souvent, par les mesures fiscales et sectorielles correctives adoptées pour garantir que les prix reflètent correctement les coûts environnementaux. » (1)

Exemples d’activités de l’économie verte

  • Protection de l’environnement

Déchets radioactifs, Pollution de l’air, Nature, paysage, biodiversité, Bruit, Réhabilitation des sols et des eaux, Traitement des eaux usées, Gestion et traitement des déchets (ramassage, recyclage, valorisation énergétique..).

  • Gestion des ressources naturelles

Gestion des ressources en eau. Maîtrise de l’énergie : (voies fluviales, voies ferrées, pistes cyclables, production d’éco-matériaux, isolation thermique, chaudières à condensation, lampes fluo-compactes…). Récupération, Production et utilisation d’énergies renouvelables (biocarburants, véhicules hybrides, électriques, solaire, éolien…)

Selon Karl Burkart, l’économie verte est basée sur six secteurs principaux (2) :

  • Energies renouvelables: par évidence ce secteur est devenu porteur et avantage l’augmentation des bénéfices pour les pays producteurs de technologie. Même avec un coût élevé pour les pays acheteurs.
  • Moyens de transport : à court terme par l’optimisation de l’utilisation des énergies fossiles en augmentant l’efficience et en contrôlant des émissions. À long terme le basculement vers l’utilisation des énergies renouvelables. L’amélioration des services comme le transport collectif innovant, le planning et les choix de réseaux efficaces sont aussi visés. L’utilisation des ressources biologiques ayant une performance sont recherchées.
  • Gestion des déchets : leur mauvaise gestion entraîne, en plus à la dégradation de la nature, des coûts plus élevés pour freiner leurs actions. L’amélioration de la collecte, du transport et la réutilisation relèvent de la culture et de l’organisation des sociétés. Les pratiques ne sont pas les mêmes selon les milieux, urbains ou ruraux mais le principe est le même pour proposer une rationalisation de la consommation à la base et une meilleur gestion par la suite pour augmenter et accélérer leur récupération. La valorisation constitue un meilleur compromis pour assurer des valeurs ajoutées.
  • Gestion de l’eau : l’optimisation de la production et de la distribution comme aussi le recyclage ou la préservation sont les voies possibles de la rationalisation du capital eau-vie. La lutte contre le gaspillage pousse aussi à revoir ce qu’il faut utiliser comme arbres pour un reboisement ou un embellissement. L’utilisation de l’eau potable dans des procédures gourmandes comme le lavage et l’industrie sont donc à bannir. Le traitement des eaux ne doit en aucun constituer ou générer des sources nuisibles à la santé et à l’environnement.
  • Construction écologique: on vise ici l’utilisation de matériaux locaux, ou ceux qualifiés de renouvelables et ayant subi une amélioration donnant une valorisation et même une valeur ajoutée sans nuisibilité grandiose de l’environnement dans le processus de leur préparation. Ce domaine englobe aussi les constructions bioclimatiques économisant la consommation de l’énergie pour le chauffage de l’eau et l’accès à l’air conditionné.
  • Aménagement du territoire : il vise une économie circulaire, une production propre, une gestion plus rationnelle des milieux en recherchant la préservation des écosystèmes et l’intégrité de la Biodiversité, concept qui est au cœur du mot « vert ». Ce secteur englobe : l’agriculture écologique, la conservation des habitats, la reforestation et des modes doux de sylviculture, la création ou gestion de parcs et les forêts urbaines, la protection des sols et des milieux en général. Dans ces domaines, toute précaution non prise à temps conduira à une surcharge ultérieure des coûts voire à des dégradations irréversibles. Il s’agit ici d’intégrer une approche écosystémique à l’économie, ce qui implique de comprendre et évaluer les écosystèmes et de la Biodiversité.
  • Economie verte au Maroc

Dans une région que l’on associe ces dernières années aux bouleversements sociaux et à une croissance anémique, le Maroc fait souvent figure d’exception. Au cours de la décennie écoulée, le pays a réalisé des progrès remarquables en termes de réduction de la pauvreté et de croissance économique durable. Les politiques axées sur un assainissement régulier des finances publiques et vers des déficits budgétaires raisonnables ont élargi la marge de manœuvre de l’État, ce qui a permis un niveau d’investissements et de dépenses sociales soutenu. À la suite des manifestions de 2011, une nouvelle Constitution a été adoptée, suivie, plus récemment, par le lancement de chantiers de réformes répondant aux revendications populaires exigeant une plus grande représentation et une redevabilité accrue des pouvoirs publics.

On sait moins que le pays est aussi en train de devenir un modèle sur le plan de l’environnement grâce aux actions vigoureuses qu’il entreprend sur son territoire pour lutter contre le changement climatique.

Le Maroc a annoncé son intention de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations d’Hydrocarbures. Le pays a fixé l’objectif ambitieux d’augmenter la partie d’énergies renouvelables autoproduites à 42 % d’ici 2020. Grâce à la mise en œuvre de mesures favorisant l’efficacité énergétique, il œuvre également à réduire de 15 % la demande d’énergie projetée à cette échéance. Pour consolider ce programme d’économie d’énergie et de lutte contre la pollution, le Maroc a récemment commencé à reconsidérer son système coûteux de subventions énergétiques en procédant à une baisse de ses subventions pour le diesel, l’essence et le fuel industriel.

A travers sa stratégie pour le secteur de l’agriculture (le « Plan Maroc Vert »), le pays cherche à obtenir un triple gain, sur les plans de la croissance,  de l’adaptation au changement climatique et de son atténuation. Ce qui suppose des investissements pour accroître la productivité agricole ainsi que des mesures pour améliorer la gestion de l’eau dans ce secteur et réduire sa consommation de combustibles fossiles. Des techniques de gestion du carbone des sols, comme le semis direct, sont également mises en place.

Concernant la pêche, le Maroc a fait de la durabilité des ressources halieutiques un axe majeur de sa stratégie baptisée Halieutis, et dont le but est de veiller à la pérennité d’un secteur qui emploie 500 000 personnes. Cela s’associe aux efforts de préservation des zones côtières et montagneuses, au cœur du développement futur du tourisme, un secteur qui représente 11 % du PIB. (3)

Lors de l’édition 2014 du Forum économique mondial de Davos, le Maroc a présenté à des acteurs du secteur privé les principaux axes de sa stratégie pour la croissance verte. Le pays a rejoint l’Inde, l’Afrique du Sud, les Philippines, le Nigéria et le Mexique au sein d’une initiative pilotée par le secrétaire général des Nations unies qui vise à susciter une action sur le terrain et à mobiliser la volonté politique pour parvenir à un accord mondial ambitieux d’ici 2015.

Selon le Conseil Economique et Social, Le contexte national peut être considéré comme favorable à la mise en place d’une économie verte en bonne et due forme, au regard de l’importance des initiatives lancées à ce jour dans les différents secteurs économiques et en particulier dans la stratégie de mobilisation des ressources hydriques, la préservation de l’environnement et des forêts, le développement des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique, le renforcement de l’assainissement et l’épuration des rejets liquides, l’amélioration de la gestion des déchets solides et le tourisme durable.

Ces initiatives contribueront à répondre aux besoins socio-économiques et environnementaux pressants, concernant principalement la réduction des importations des énergies fossiles, la rationalisation de la consommation d’énergie, l’atténuation de la dégradation des écosystèmes naturels du pays, le déficit national important en matière d’infrastructures d’assainissement liquide et de gestion et valorisation des déchets.

Le passage vers l’économie verte passe aussi par l’intégration de la dimension environnementale dans l’ensemble des secteurs économiques existants et par la création d’une industrie nouvelle qui couvre les filières industrielles vertes. Le développement des financements verts (privés et publics) dédiés à l’économie verte, l’anticipation et le suivi des compétences et la création de centres nationaux d’expertise, de recherche et d’innovation dans les nouveaux métiers verts constitue la principale clé de succès de la transition verte et passe nécessairement par un engagement fort de l’état et du privé dans l’optique d’une vision de développement à long terme.

Si l’ensemble des opportunités évoquées ci-dessus, ajoutées aux dispositions et ouvertures internationales, peut constituer un écosystème favorable au choix de la migration vers une économie verte, il demeure essentiel d’identifier, de gérer et de maîtriser les risques liés à ce choix stratégique. Parmi les risques majeurs et les freins identifiés :

  • Le Maroc a développé plusieurs programmes sectoriels verts mais sans la mise en place d’une stratégie globale structurante de l’Economie verte.
  • L’intégration des différents programmes verts au niveau régional et local n’est pas suffisamment développée.
  • L’absence d’un programme national global et structurant de formation et de R&D pourrait engendrer des incohérences au niveau des profils métiers et des retards dans l’exécution des programmes.
  • La non effectivité du cadre législatif environnemental et le manque d’incitations fiscales pour le développement des métiers verts.
  • Un faible accompagnement de la politique d’économie verte en matière mobilisation de financements privés dédiés, d’efforts de recherche et développement et de valorisation de l’innovation;

Dans son rapport publié lors de sa 13ème session ordinaire (29 mars 2012), le Conseil Economique et Social a présenté plusieurs recommandations transversales relatives à la transition vers une économie verte notamment :

  • Définir une stratégie globale et un mode de gouvernance opérationnelle pour la transition vers une économie verte à l’échelle nationale et régionale
  • Assurer une intégration industrielle effective et un développement soutenu des filières vertes nationales
  • Elaborer un plan opérationnel pour l’anticipation des besoins en compétences et en capacités de recherche et d’innovation technologique
  • Développer la dimension sociale et le comportement sociétal dans le cadre de l’économie verte
  • Opérationnaliser l’arsenal juridique environnemental existant en mettant en place les instruments de contrôle et de surveillance correspondants
  • Mettre en place des mécanismes financiers dédiés au développement de l’économie verte (4)
  • Perspectives de l’Economie verte au Maroc

Selon un document des Nations unies (Commission économique pour l’Afrique, Bureau pour l’Afrique du Nord) distribué à la presse, lors de l’atelier régional sur les technologies innovantes pour la gestion des déchets dans les pays arabes, tenu récemment à Casablanca sous le thème “Les technologies innovantes pour la gestion des déchets dans les pays arabes”, le Maroc s’attache à mobiliser l’ensemble des acteurs et à construire des partenariats publics-privés (PPP) innovants afin d’accroître les investissements respectueux de l’environnement et susceptibles de créer de la valeur ajoutée et des emplois durables.

Le document souligne que des réformes institutionnelle, réglementaire et financière et des politiques incitatives sont déjà mises en œuvre pour améliorer l’intégration de la dimension environnementale et promouvoir le développement de filières stratégiques telles que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’économie de l’eau, la gestion durable des déchets solides et liquides, l’agriculture inclusive, l’aquaculture ou encore l’écotourisme.

Le Maroc, ajoute-t-il, s’oriente vers la promotion de l’économie verte par l’adoption d’une Charte nationale de l’environnement et du développement durable, adoptée en 2012, ainsi qu’une loi-cadre 99-12 portant Charte de l’environnement et du développement durable en 2014.

Afin de promouvoir les investissements verts et encourager les entreprises à lancer des projets durables, un plan d’investissement vert a été préparé et une réflexion est en cours pour la mise en place d’un Fonds d’investissement vert (capitaux publics et privés), fait savoir le document, notant qu’une feuille de route sur la croissance verte et le développement territorial a été adoptée dans le cadre des travaux du focus group (initiative MENA-OCDE pour la gouvernance -2011/2015) pour la croissance verte et développement territorial, piloté par le Maroc.

Citant le programme de développement des énergies renouvelables (ER), le document souligne que ce programme a pour objectif la production de 6.000 MW (solaire, éolien et hydroélectricité) pour atteindre 42% du mix énergétique en 2020, l’investissement de plus de 100 milliards de dirhams (solaire et éolien) et 9,5 millions de T CO2/an d’émissions évitées.

Le rapport du C.E.S « Economie Verte Opportunités de création de richesses et d’emplois » définit plusieurs opportunités en matière de création de richesses et d’emplois dans quatre secteurs clés de l’économie verte (5) :

  • Secteur des Energies Renouvelables (ER)
  • Renforcer la Stratégie nationale de développement des filières ER
  • Développer et structurer la chaine de valeur pour une intégration industrielle forte et durable.
  • Mettre en place un plan de formation et de R&D pour l’accompagnement des initiatives engagées et une meilleure anticipation de la croissance des filières des ER.
  • Rendre effectives les nouvelles modalités fixées par la loi 13.09 et développer la normalisation des équipements des ER.
  • Renforcer les dispositifs financiers et fiscaux existants liés aux ER
  • Renforcer les mécanismes de veille opérationnelle, de suivi et d’évaluation d’impacts
  • Secteur de l’Efficacité Energétique (EE) 
  • Consolider et étendre la stratégie de l’Efficacité Energétique nationale selon une approche sectorielle et régionale
  • Développer et structurer la chaine de valeur pour une intégration industrielle forte et durable
  • Renforcer les compétences nationales en matière de formation et de R&D
  • Mettre en place les normes du secteur EE, et veiller à l’effectivité des nouvelles exigences règlementaires de la loi 47.09
  • Développer de nouvelles formules de financements et mesures fiscales dédiées à la promotion des projets d’efficacité énergétique
  • Optimiser les mécanismes de veille opérationnelle, de suivi et d’évaluation d’impacts de la stratégie d’EE

1.3 Secteur de l’assainissement et l’épuration des rejets liquides

  • Etendre la Stratégie de la filière de l’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées
  • Développer l’intégration industrielle dans les métiers de l’assainissement liquide
  • Identifier les emplois verts et les besoins en compétences et en capacité de R&D
  • Rendre effectif le cadre réglementaire et législatif en matière des rejets liquides
  • Mettre en place de nouveaux instruments financiers et fiscaux

1.4 Secteur des déchets solides ménagers

  • Définir une stratégie nationale, des schémas directeurs régionaux et une gouvernance locale adaptée à la gestion des déchets solides
  • Inciter le secteur privé national à investir dans les filières de « collecte, tri, recyclage, élimination et valorisation des déchets solides»
  • Développer les nouvelles compétences métiers et les capacités de R&D
  • Influencer les comportements du citoyen
  • Rendre effectif le dispositif réglementaire relatif à la gestion des déchets

Conclusion

Il est important de rappeler que trois fausses solutions doivent être absolument évitées pour éviter toute interprétation déformée  et limitée du concept de l’économie verte (qui ne prends pas en considération la dimension sociale du concept):

  • Définir l’économie verte comme la recherche de nouveaux moteurs de croissance qui modèrent les crises environnementales. Cette définition contournerait les inégalités sociales et ne constituerait pas une option de développement durable dans ses différentes composantes. Il s’agirait en quelque sorte d’un sursaut du système économique actuel, visant à atténuer les dégradations environnementales de manière localisée
  • Construire avec l’économie verte un modèle économique et technologique qui ne réponde pas aux attentes de développement pour les populations pauvres et précarisées, qui en ont le plus besoin ; en clair, il s’agirait d’un mode de développement qui creuserait les inégalités par un rationnement et une hausse des prix ;
  • Concevoir une économie verte qui se traduise en pratique par un accroissement de la pression sur la nature et un niveau plus sophistiqué d’artificialisation, par une marchandisation accrue des ressources communes, avec le recours notamment aux transformations génétiques

Bibliographie

  • Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Vers une économie verte : Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté – Synthèse à l’intention des décideurs, 2011, p. 1-2
  • Commission Africaine de l’Energie : Séminaire des décideurs de haut niveau sur l’énergie propre et les changements climatiques en Afrique. AFREC 29 septembre 2015
  • Les services dans l’économie verte au Maroc. Opportunités de création d’emplois et défis d’innovation. Fatima Arib. No p29, SERMED 2014 Conference Papers from Instituto Universitario de Análisis Económico y Social
  • Avis du Conseil Economique et Social, Economie Verte : Opportunités de création de richesses et d’emplois. Auto-saisine AS n° 4 / 2012.
  • Avis du Conseil Economique et Social, Economie Verte : Opportunités de création de richesses et d’emplois. Auto-saisine AS n° 4 / 2012.
  • Green New Deal Group (2008) A Green New Deal: Joined-up policies to solve the triple crunch of the credit crisis, climate change and high oil prices ; New Economics Foundation(en), London
  • Reda LHOUMADI
  • Président de l’Observatoire Marocain des politiques Publiques