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Le Tourisme Social est l’un des principaux facteurs du développement socio économique et de mutation culturelle

 

Le tourisme social est l’un des principaux facteurs du développement socio-économique et de mutation culturellePar Salah Chakor I.T.H.T Ouarzazate

Etant un facteur d’équilibre individuel et social, un moyen d’évolution des personnes, le tourisme doit se développer en harmonie avec l’environnement humain, naturel et culturel et s’inscrire dans un contexte de développement durable.

Au début de ce troisième millénaire, les protagonistes du tourisme social sont tenus de mettre en œuvre une stratégie très pointue leur permettant de faire face aux diverses révolutions que connaît ce monde. Parmi ces révolutions, l’on peut considérer celle de l’imagination et de la créativité, pour la mise en place de nouveaux produits et services destinés à satisfaire les attentes des nouvelles clientèles potentielles. Ensuite il est nécessaire de prendre en compte la gestion sous toutes ses formes, toute en faisant preuve d’audace, d’innovation et notamment en matière de textes et de statuts juridiques. Il est également important de répondre aux attentes et aux besoins de ceux qui sont exclus de la mondialisation.

Le tourisme est confronté à de nouvelles missions pour répondre aux exigences d’un développement durable et harmonieux concernant l’activité touristique des nouvelles destinations (Afrique, Amérique du Sud et surtout l’Asie). Aujourd’hui, une grande qualité des produits et des prestations, une meilleure coordination et une concertation sur le plan international, s’imposent pour le maintien de l’équilibre et de la continuité de cette activité. Le tourisme social doit alors prendre la place qui lui revient et graver sa marque dans l’esprit des états, des gouvernements, des promoteurs et enfin des masses populaires destinataires de ces genres de produits.

La mouvance générale des personnes devient de plus en plus importante pour des raisons multiples : travail, immigration, tourisme, remettant en question l’identité même du tourisme. Le problème d’identité se traduit dans la difficulté de disposer dans ce contexte global de mobilité de statistiques fiables. Des principes ont été établis sur le plan mondial sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) mais elles rencontrent des difficultés d’application dans certains pays. Le tourisme est un enjeu mondial en raison du poids économique qu’il représente, mais il est difficile d’évaluer et de quantifier avec précisions les retombées économiques du tourisme dans le produit intérieur d’un pays.

La société est confrontée à une évolution sans précédent. L’avènement de nouvelles structures familiales, surtout dans les pays occidentaux (recomposées, monoparentales,…), l’émergence des personnes vivant seules, l’augmentation de l’espace temps libre, l’accroissement de la durée de l’espérance de vie et de vieillissement généralisé de la population, avec les conséquences sur les politiques liées aux retraites et à la sécurité sociale, modifient profondément la donne touristique. L’accès aux vacances pour tous, notamment des jeunes des pays en développement, avec des modifications significatives de leurs comportements par rapport à leurs parents, nécessite la multiplication des produits spécifiques destinés à cette nouvelle clientèle. Enfin, la prise en compte des besoins des personnes à capacité physique limitée dont le nombre augmente, notamment en raison du vieillissement de la population, constitue aussi un enjeu important pour toute l’industrie touristique. Le tourisme social sous toutes les formes est capable de relever ces défis de société qui se posent avec acuité sur le plan international.

Le tourisme social peut donc apporter des réponses originales aux nouveaux modèles sociaux et démographiques en terme de produit et d’offre en services. Il s’agit d’un vrai défi pour les prochaines années. L’accroissement attendu des arrivées internationales et des nouveaux flux du tourisme de masse nécessite la mise au point de produits adaptés. Globalement, le tourisme doit relever le défi du développement durable pour tous les pays, qu’ils soient industriels, ou en voie de développement, tel le bassin Méditerranéen, le Maroc et la Tunisie ou encore les pays asiatiques et africains. La conjugaison de l’écotourisme et du développement local est un impératif pour le tourisme du troisième millénaire. Le tourisme social doit mettre à la disposition des communautés régionales et locales ses ressources, ses valeurs pour un développement socio-économique optimal et durable.

Le tourisme social doit se faire connaître comme partie prenante de l’économie sociale et solidaire. Il doit explorer à son profit les ressources de l’économie sociale d’autres secteurs économiques que le sien : moyen de financement, formes juridiques nouvelles (coopératives de solidarité et de l’entraide sociale par exemple…)

Les nouvelles technologies de l’information, dont Internet représentent une réelle opportunité pour relever certains défis. Il est nécessaire de se les approprier, les utiliser, savoir exploiter au maximum leurs potentialités pour créer un réseau solide entre les acteurs du tourisme social, pour améliorer la circulation des informations spécifiques, pour entrer dans l’ère du commerce électronique.

Enfin les organismes du tourisme social sont appelés à affronter les enjeux de la mondialisation, à nouer des alliances pour se faire entendre et pour proposer des solutions. Les responsables du secteur du tourisme en général et social en particulier, à travers le monde, sont aussi invités a être pragmatiques et plus concrets et entreprendre des actions efficaces pour que cette forme de tourisme porte ses fruits, car l’avenir de leurs nations, en matière d’économie sociale, en dépend.

Voici donc un créneau qui peut l’emporter sur les formes traditionnelles du tourisme si tout un chacun se penche sérieusement sur sa mise en place et sur son organisation.