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le Maroc mettra en place des unités de protection de l’enfance contre la maltraitance en 2006

 

Le Maroc mettra en place des unités de protection de l’enfance en 2006, « un grand chantier qui constitue une réponse à la maltraitance des enfants », a indiqué la secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de l’Enfance et des Personnes handicapées, Mme. Yasmina Baddou.

« Un Code de l’enfant n’est pas nécessaire, parce que nous disposions d’une législation qui répond à tous nos besoins, sauf sur un point qui est celui de la maltraitance », a-t-elle dit dans un entretien publié vendredi par le quotidien « Le Matin du Sahara et du Maghreb », expliquant que « c’est pour cela que la loi qui est en préparation aujourd’hui, va concerner plus précisément ce qu’on appelle les unités de protection de l’enfance et elle va créer un certain nombre de mécanismes et d’outils qui vont permettre de définir le circuit de la maltraitance dans notre pays et les différentes interventions nécessaires ».

« Cette loi va légiférer sur la maltraitance, c’est-à-dire sur la violence dans toutes ses formes. La loi est en train d’être rédigée par deux experts, avec le comité interministériel », a-t-elle fait savoir, ajoutant qu’en attendant qu’elle soit prête, « nous avons voulu mettre deux unités de protection pilotes à Casablanca et à Marrakech, pour voir sur le terrain ce que cela va donner et pour que les rédacteurs puissent avoir au fur et à mesure des données concrètes ». Au côté de ces unités, le secrétariat d’Etat a déjà mis en ouvre le programme « Idmaje » (insertion) qui est destiné aux enfants de la rue et qui va être mis en place dans toutes les villes, avec la participation de tous les acteurs locaux. Ce programme cible une catégorie particulièrement vulnérable et commencera à porter ses fruits vers le début de l’année, a-t-elle indiqué.

Et de préciser que le but des structures qui seraient mises en place serait de répondre à des besoins urgents : hygiène, habillement, repas, avec un accompagnement jusqu’au retour à la famille. « Le placement en institution resterait l’ultime solution si vraiment il n’y en a aucune », a-t-elle dit.

A une question sur les petites filles employées de maison qui souffrent de maltraitance et d’exclusion, Mme. Baddou a rappelé que le Code du travail « renvoie », pour la protection des filles employées dans les maisons, d’une manière générale et pas uniquement les petites filles, « à une loi ad hoc », soulignant que le ministère de l’Emploi qui est en charge d’élaborer cette loi « est en train d’y travailler ».

Evoquant les ressources financières nécessaires pour conduire les projets du secrétariat d’Etat en matière de protection de l’enfance, Mme Baddou a relevé qu’ »aujourd’hui, tous les programmes que nous mettons en place, ont un caractère local, c’est-à-dire que le gouvernement élabore la stratégie et c’est localement qu’ils se déploient « , ajoutant que ces programmes « vont se greffer à l’INDH et vont bénéficier des ressources locales, financières ou humaines ».

« Un programme comme celui d’Id maje a besoin notamment d’éducateurs de rue, d’éducateurs sociaux, d’assistantes sociales et de formation. Il y a aussi le plan d’action national qui va mobiliser des moyens auprès de nos partenaires internationaux et bien sûr le gouvernement qui s’engage à mettre les ressources nécessaires pour la protection de l’enfance », a-t-elle relevé.

MAP

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