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Le chômage des jeunes au Maroc

 

Lorsque la demande sur ce marché diminue le chômage augmente. Les crises économiques constituent une cause majeure du chômage, car les entreprises qui sont touchées par la crise cherchent à réduire leurs coûts de production en procédant à des licenciements. Une autre cause est la substitution du capital au travail : en raison de l’évolution du progrès technique qui pousse les entreprises à remplacer l’Homme par la machine, et cela pour des soucis de productivité.

D’autre part même en présence d’importants investissements la question de la qualification est incontournable, les entreprises cherchent des profils qualifiés et bien formés pour assurer la pérennité de leurs organisations. Cet objectif est parfois difficile en raison des problèmes que le pays connait en matière d’éducation, tel que la présence d’un taux élevé des non diplômés. Près de 65,2% de la population active ne dispose d’aucun diplôme. En outre, la structure des âges de la population est cruciale, car la présence d’une population majoritairement jeune, exige des investissements important de la part de l’Etat, et lorsque ce dernier n’arrive pas à créer ces investissements, les jeunes et plus particulièrement les diplômés sont en situation de chômage.

En effet, le chômage au Maroc touche surtout les diplômés, plus spécifiquement les femmes avec 70,7% . Cela peut être justifié par le fait que les femmes ne s’intègrent pas facilement dans la majorité des fonctions comme les hommes, ces derniers en tendance à accepté des fonctions quelque soit leur nature et leur degré de difficulté ainsi que la situation géographique. Il faut noter aussi que les femmes constituent la tranche la plus diplômée avec 14,4% par rapport aux hommes 10,3% . On assiste donc à une nouvelle catégorie de femmes carriéristes dont le cycle d’étude augmente de plus en plus. Il faut savoir également que les jeunes diplômés sont les plus touchés par le chômage surtout la tranche de 15 à 24 ans (57,9%) , suivi de la tranche d’âge de 25 à 34 ans (32,6%) puisqu’il s’agit de la population la plus nombreuse, et celle dont les attentes sont beaucoup plus exigeantes quant aux postes à occuper.

De façon générale et en observant l’évolution du taux de chômage de l’année 2005, 2008 et 2010 nous allons remarquer une tendance globale à la baisse, le taux de chômage national est passé entre 2005 et 2010 de deux chiffres (11%) à un seul chiffre (9,1%) . Cette tendance est justifiée par les initiatives prises par l’Etat tel que l’encouragement de l’investissement, le lancement de l’INDH en 2005 et également la mise en œuvre de la nouvelle charte de l’emploi…

Si on fait la comparaison entre le milieu urbain et rural, nous remarquons que le taux de chômage national en 2010 est de 9,1%. Ce taux est la moyenne nationale qui comprend celle du mileu urbain de 13,7% et celle du milieu rural avec 3,9% seulement. Le taux de chômage rural tire la moyenne vers le bas, en ce sens le vrai taux de chômage qui doit être pris en compte est celui du milieu urbain 13,7%.

De plus, la tranche d’âge de 15 à 24 ans en milieu urbain subit un chômage de 31,3%, alors qu’il est seulement de 8,4% en milieu rural. Concernant la tranche d’âge de 25 à 34 ans, elle subit un taux de chômage de 19,1% dans les villes. Ce taux est seulement de 4,4% dans les compagnes. De façon claire, les centres urbains sont donc des lieux de forte contestation. On assiste à des jeunes de plus en plus formés, ouverts sur le monde, du fait du développement des technologies de l’information, et donc ils rejètent des emplois qui ne correspondent pas à leurs aspirations. Par contre les jeunes du milieu rural ont tendance à occuper des activités saisonnières quelque soit leur nature, contrairement à leur homologues urbains.

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