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La nouvelle démarche de financement du Fonds mondial progresse

Le personnel du Fonds mondial développe en ce moment les éléments qui résident au cœur du nouveau modèle de financement que le Conseil d’administration a approuvé en septembre. Diverses consultations seront organisées dans les prochaines semaines pour recueillir les suggestions des membres du Conseil d’administration, des partenaires et d’autres parties prenantes. Lorsqu’il se réunira à Genève du 24 au 26 octobre prochain, le Comité de la stratégie, des investissements et de l’impact du Conseil d’administration devrait se pencher sur les options possibles pour plusieurs aspects du modèle. En premier lieu, il importe de définir la durée optimale des nouvelles subventions. Deuxièmement, il faut déterminer de quelle manière les pays seront regroupés en catégories, pour que le Conseil d’administration puisse fixer les priorités de financement en fonction des besoins des pays, notamment en tenant compte de leur charge de morbidité et de leur capacité de paiement.

 

Une troisième question porte sur la répartition entre le financement de base – qui alloue à chaque pays une fourchette de crédits plus prévisible – et le financement d’encouragement, qui récompense les dossiers d’investissement ambitieux, les résultats marquants et une demande pleinement exprimée. Quatrièmement, se pose le problème de savoir comment mettre le nouveau modèle de financement à l’essai en 2013 en utilisant les fonds non engagés disponibles.

Après avoir examiné ces questions, le Comité devrait présenter des recommandations sur lesquelles le Conseil d’administration sera appelé à se prononcer à sa prochaine réunion, mi-novembre. Le nouveau modèle de financement s’inscrit dans le cadre d’une transition plus vaste vers un nouveau modèle d’activités que le Fonds mondial a entamée plus tôt cette année en procédant à la réorganisation de son secrétariat. Un des changements consiste à investir de façon plus stratégique, tout en répondant à la demande des pays maîtres d’œuvre. Un autre entend faire évoluer les échanges entre le Fonds mondial, les maîtres d’œuvre, les partenaires et les donateurs vers plus de coopération. Il est probable qu’un dialogue renforcé avant et pendant la rédaction d’une note conceptuelle pour chaque subvention responsabilise davantage le personnel du Fonds et conduise à de meilleurs taux d’acceptation pour les demandes de subvention. De plus, en tirant mieux parti des financements et des compétences d’autres organisations, il sera possible d’améliorer l’efficacité globale et de renforcer l’incidence des subventions du Fonds mondial. Il s’agit là de changements majeurs inspirés par une volonté commune d’établir des subventions de la façon la plus efficace qui soit pour obtenir le plus d’impact possible.

Les traducteurs du Fonds mondial sortent de l’ombre Pascal Brice connaît le vieil adage italien qui dit « traduttore, traditore », « traduire, c’est trahir » (ou, littéralement, « traducteur, traître »). Traducteur salarié du Fonds mondial, Pascal s’est attelé à en renforcer les services de traduction internes et à faire en sorte que les documents traduits ne trahissent pas l’original mais, au contraire, en soient le reflet fidèle, une tâche d’autant plus importante qu’elle vient à l’appui de programmes dont dépend la santé de millions de personne. Pascal et ses collègues font leur possible pour traduire toutes sortes de documents, de notes de stratégie, de courriers importants et bien d’autres encore, vers l’espagnol, le français et le russe. Ils font preuve de minutie pour contrôler les textes et superviser le travail des traducteurs indépendants qui leur prêtent main forte ou leur fournissent des traductions en allemand, en arabe, en chinois ou en portugais, pour ne citer que quelques-unes des langues traitées. Il est matériellement impossible de traduire les documents du Fonds mondial dans les centaines de langues parlées par les maîtres d’œuvre de ses subventions, mais Pascal est ses collègues ne ménagent pas leurs efforts. La vaste nébuleuse des acronymes du Fonds mondial est l’une des difficultés auxquelles se heurtent les traducteurs. Plus d’un nouveau venu s’est senti aussi démuni devant elle que l’amateur face à l’immensité du ciel étoilé. Ainsi, en prenant ses fonctions en 2010, Pascal a eu la surprise de constater que le terme anglais Country Coordinating Mechanism (CCM), qui désigne l’une des pierres angulaires du système du Fonds mondial, n’avait aucune traduction normalisée en français : le CCM, la CCM, l’ICN, l’instance de coordination nationale… Il a opté pour ce dernier terme, relativement consensuel, avant de veiller à ce qu’il soit utilisé systématiquement. En espagnol, le terme consacré est « mecanismo de coordinación de país » ou MCP (un acronyme bien innocent dans la langue de Cervantès mais qui faisait fureur aux États-Unis dans les années 1970, lorsqu’il désignait les « cochons phallocrates », pour « male chauvinist pig »).

Avant de venir au Fonds mondial, Pascal a été traducteur l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à Rome, puis réviseur à la Cour pénale internationale, à La Haye. Il sait toute la subtilité et l’importance de trouver l’expression juste en passant d’une langue à l’autre. « Les gens ont le sentiment que la langue qu’ils parlent leur appartient. S’ils ne se retrouvent pas dans une traduction, ils la jugent mauvaise », indique-t-il. Pour que l’expression « traduttore, traditore » perde tout son sens, peut-être faut-il simplement que les traductions sont bien faites. (Article où le « traditore » a peut-être pris plus de place que n’aurait dû lui en laisser le « traduttore »). Soutien australien L’Australie compte parmi les amis et les ardents partisans du Fonds mondial depuis que celui-ci a été créé en 2002. Ses contributions financières n’ont cessé de croître au fil des années et d’alimenter des subventions dans la région de l’Asie et du Pacifique. Ces subventions ont permis d’obtenir des résultats exceptionnels, puisque plus d’un demi-million de personnes bénéficient d’un traitement antirétroviral vital, que 46 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées et que 6,6 millions de cas de tuberculose ont pu être soignés dans la région. Gabriel Jaramillo, le Directeur général du Fonds mondial, s’est récemment rendu à Sydney, à Canberra et à Melbourne, tant pour remercier les Australiens de leur appui que pour faire le point avec eux sur les transformations en cours au Fonds mondial. Il était accompagné de Mphu Ramatlapeng, Vice-présidente du Conseil d’administration, et de Christoph Benn, qui dirige la Division de la mobilisation des ressources du Fonds mondial. C’est Bill Bowtell, Directeur exécutif des Amis du Fonds mondial – Pacifique, qui les a accueillis. « Au cours de sa visite en Australie, Gabriel Jaramillo a pu rencontrer tous les intervenants, depuis les ministres et les parlementaires jusqu’à la société civile, aux chercheurs et aux cliniciens engagés à tous les niveaux dans la lutte contre les trois maladies, en passant par les responsable de l’aide au développement, a déclaré M. Bowtell. Gabriel et l’équipe du Fonds mondial ont tenu un discours franc et direct à propos de la transformation nécessaire du Fonds mondial pour l’adapter aux nouvelles réalités économiques de la planète. Grâce à leur visite, tous les éléments sont réunis pour que l’Australie reste un soutien majeur du Fonds mondial. » Lors de ce déplacement, M. Jaramillo a également rencontré des responsables d’AusAID, l’organisme public qui accueillera, à la fin du mois d’octobre, le Sommet international sur le paludisme de 2012 auquel participera Simon Bland, le Président du Conseil d’administration du Fonds mondial