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La loi de Finances 2006

En 2006, le Maroc connaîtra la première loi de Finances qui, depuis 5 ans, sera beaucoup plus autonome qu’auparavant des recettes de la privatisation, a indiqué M. Fathallah Oulalou, ministre des Finances et de la Privatisation.

M. Oulalou a expliqué, dans une interview publiée, mardi, par le quotidien “Libération”, que “les indices prévoient des recettes de privatisation d’à peine 4,9 milliards de dirhams contre ce qui était prévu auparavant c’est-à-dire 12 milliards de dirhams”.

Le ministre a ajouté que le budget du Royaume va donc devenir de plus en plus autonome et que la préparation de la loi de Finances 2006 n’a pas posé trop de difficultés pour combler le “manque à gagner” que représentait la manne des recettes de la privatisation dans les budgets précédents.

“Il ne faut pas oublier que la moitié des recettes de la privatisation allait aux Fonds Hassan II”, a rappelé le ministre relevant que ce fonds intervient dans une perspective de levier pour créer une sorte de structure d’accueil favorable aux investissements. “Ceci dit, ce petit virage qui fait que les recettes de la privatisation ne sont plus déterminantes s’explique essentiellement par le succès des anciennes privatisations”.

M.Oualalou a indiqué à cet égard qu’après sa privatisation, Maroc Telecom rapporte au budget de l’Etat beaucoup plus qu’auparavant en termes de dividendes et surtout de fiscalité. “Les privatisations qui réussissent ce sont celles qui ont un effet à long terme, un effet structurant tant sur le plan de l’emploi qu’au niveau de leur valeur ajoutée dans l’économie du pays que de celui de sa modernisation”, a-t-il affirmé.

S’agissant des prochaines privatisations, l’argentier du Royaume a souligné qu’il est prévu de continuer l’ouverture du capital de la Banque centrale populaire BCP, opération, a-t-il ajouté, qui bénéficiera essentiellement aux banques régionales.

“Il s’agit aussi de poursuivre la privatisation de la Régie des tabacs” sans oublier ” la COMANAV qui est également sur la liste des privatisables de 2006″ , a-t-il dit expliquant que la privatisation de la Royal Air Maroc n’est pas à l’ordre du jour dans la mesure ou cette entreprise “fonctionne bien”.

Le ministre des Finances et de la Privatisation a par ailleurs ajouté qu’avant de se lancer dans une opération d’ouverture du capital ou de privatisation, il faut avant tout restructurer l’entreprise, relevant que parmi les éléments intéressants de l’actuelle loi de Finances il y a lieu de souligner que les établissements publics sont devenus de plus en plus performants.

Ils posent moins de problèmes, ils ont été assainis, ils font de l’auto-investissement et de l’auto-financement, ils sont moins endettés. Par conséquent, ils donnent plus de dividendes à l’actionnaire qui est l’Etat’’, s’est-il félicité.

 

Source : MAP