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La Fondation Mohamed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier tient sa première assemblée générale à Essaouira

 

La Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’Arganier a tenu, samedi à Essaouira, sa première assemblée générale sous la présidence de M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation.

La réunion a été marquée par la présentation des rapports moral et financier, du règlement interne et des commissions statutaires, ainsi que des perspectives d’action et d’intervention de cette Fondation qui avait vu le jour en mai 2004 à Essaouira.

L’assemblée générale, qui a eu lieu au siège de la Fondation à Dar Souiri, a été suivie d’un forum ouvert aux scientifiques et aux professionnels qui travaillent sur l’arganier, qui ont présenté des communications sur leurs travaux et réalisations les plus récents.

Une centaine d’experts scientifiques, universitaires, chercheurs, opérateurs économiques et de partenaires étrangers de laboratoires ou universités qui accompagnent la Fondation dans ses travaux, ont pris part à la rencontre. Les intervenants ont ainsi traité des thèmes portant notamment sur l’arganier de l’Oriental, l’arganier en indication géographique, la mise à niveau des coopératives arganières : le challenge relevé par le projet arganier, et les enjeux du Groupement Marocain des Producteurs d’Argane (GMPA).

Prenant la parole à l’ouverture des travaux de l’assemblée, M. Azoulay a souligné que la Fondation a pour but de fédérer et d’impulser toutes les initiatives qui tendent à sauvegarder, à protéger et à valoriser l’arganeraie du Maroc et les produits dérivés de l’arganier.

Les premiers mois d’activité de la Fondation, a-t-il souligné, ont été marqués par l’ouverture d’un certain nombre de voies qui sont vitales structurellement, économiquement et scientifiquement pour la préservation de l’espèce et pour une rationalisation de tout ce qui touche à l’arganeraie et aux produits dérivés de l’arganier.

La Fondation a progressé avec efficacité et une très grande rapidité dans le volet qui touche au statut juridique de l’arganeraie et des produits dérivés de l’arganier, a affirmé le président de la Fondation, précisant qu’il s’agit de mettre en place une indication géographique qui sera le début d’un processus devant aboutir à une meilleure maîtrise de l’appellation contrôlée de l’arganier. Il a ainsi émis le souhait qu’avec son aboutissement, cette démarche puisse être déclinée à d’autres secteurs tels que l’artisanat ou la pêche.

Sur un autre registre, la Fondation a passé un protocole de coopération avec le ministère de la Santé pour réduire le risque et prévenir tous les accidents, aussi nombreux que graves, qui se produisent dans les arganeraies en raison notamment des morsures de scorpions.

M. Azoulay a également indiqué qu’outre sa coopération avec la gendarmerie Royale pour lutter contre les abattages frauduleux ou autres arrachages d’arganiers, la Fondation a lancé un recensement des études, des sondages et des enquêtes réalisées autour de l’arganier, ainsi que des opérateurs, des chercheurs et des institutions qui travaillent dans ce domaine, dans le but de disposer d’une radioscopie précise de tout ce qui fait l’espace dans lequel évolue l’arganier, et de tout ce qui évolue à l’intérieur de cet espace.

(MAP)