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La dimension juridique, le parent pauvre de l’éducation

 

Cependant, nous constatons que l’approche scientifique domine l’ensemble des actions de l’ERE au détriment de l’approche juridique tendis que l’éducation juridique dans une perspective environnementale peut contribuer hardiment au développement de l’écocitoyenneté dans la mesure où le droit est un mécanisme d’organisation des comportements et des relations y compris les relations au milieu de vie.

L’objet de cet article est de s’interroger sur l’utilité d’éduquer au droit de l’environnement et de mettre le point sur le contenu de cette branche juridique peu connue par la majorité des citoyens.

A- Pourquoi éduquer au droit de l’environnement :

Prélude, précisons que les élèves des écoles primaires, collégiales et secondaires ont droit à une éducation juridique pour qu’ils puissent connaitre leurs droits et obligations et exercer convenablement et dûment leur citoyenneté. C’est dans cette optique que les programmes scolaires en matière de l’ERE doivent contenir un minimum juridique dans la mesure où l’environnement est à la fois droit et devoir et que c’est dans la relation à l’environnement où se forge l’aspect écologique de la citoyenneté, soit l’écocitoyenneté.

L’éducation au droit de l’environnement est une entrée dont la mission principale est de montrer à l’élève quant et comment il peut exercer son droit relatif à l’environnement et de lui faire connaitre les limites de ce droit dont le dépassement transforme celui-ci en une obligation. Parmi les matières scolaires, l’éducation civique est la plus propice pour héberger cette dimension, souvent négligée, de l’ERE car elle éduque à la citoyenneté et à l’exercice des droits et devoirs.

B- Le contenu du droit de l’environnement :

Sommairement, on peut définir le droit de l’environnement comme l’ensemble de règles de droit relatives à la protection de l’environnement. Le terme protection est pris dans ce contexte dans sa dimension la plus large. Elle passe négativement par des mesures de protection et de sauvegarde. C’est-à-dire, la réglementation des activités humaines par des mesures de police débouchant sur des régimes d’autorisation préalable ou de déclaration ou encore d’interdiction. Positivement, la protection de l’environnement passe par des mesures de gestion de milieu et d’espèces ou d’aménagement des espaces ou encore d’incitation financière. Ces mesures renvoient à la planification. Nombreux sont les domaines de l’environnement qui font l’objet d’une planification. C’est le cas de l’eau, l’air, les déchets…

Le contenu du droit de l’environnement a évolué au point qu’il englobe actuellement le droit des pollutions et nuisances, étant donné que de nouvelle forme d’atteinte à l’environnement ont apparu parallèlement au développement des activités humaines. Ainsi, le droit de l’environnement se compose de deux grandes branches, à savoir le droit de la protection de l’environnement et le droit des pollutions et des nuisances. Vu la nature de son objet, le droit de l’environnement ne peut être le droit des seuls spécialistes. Mais au contraire, il doit être le droit de tout le monde dans la mesure où nous somme tous en relation à l’environnement, le support de nos vies, et chacun de nous à son propre impact sur celui-ci abstraction faite de son activité ou de son mode de vie. C’est pourquoi, tout un chacun doit avoir un minimum de droit de l’environnement et il n’y a pas mieux que l’école pour accomplir cette mission.

 

Auteur : VANTIR ZOUHAIR

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