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Journée internationale de la paix : « Droits de l’homme et maintien de la paix »

 

À la suite de la Seconde Guerre Mondiale, les dirigeants du monde entier ont reconnu que le mépris des droits de l’homme avait entraîné des actes de barbarie et empêché le monde d’être délivré de la peur et de la misère. C’est l’idéal que nous tâchons encore aujourd’hui d’atteindre.

De trop nombreux conflits, des guerres d’Iraq et d’Afghanistan aux conflits du Darfour, de Somalie, de la République démocratique du Congo et des territoires occupés de Palestine, sont la cause de pertes de vie inutiles, et ont un impact dévastateur sur les structures fondamentales de la société, comme l’éducation, les systèmes de santé et de justice et le maintien de l’ordre et de la loi.

Les conflits ont des racines profondes dans les griefs provenant de violations systématiques des droits de l’homme, des discriminations, des exclusions, de l’impunité qui se manifestent bien avant que n’éclatent les violences. Les conflits eux-mêmes sont à l’origine d’abus notoires et excessifs des droits de l’homme.

Des millions d’individus ont été exilés en tant que réfugiés ou forcés de vivre dans des camps de personnes déplacées dans leur propre pays. Des milliers ont été victimes de violences sexuelles, à la suite de l’anarchie qui règne en situation de guerre et, de plus en plus, d’une méthode utilisée par les factions militantes.

Des centaines de milliers d’enfants vivant dans les zones de guerre ont été privés de leurs droits à la scolarité, en même temps que de services sociaux fondamentaux, de leur abri, de conditions sanitaires convenables, d’accès à l’eau potable, de soins de santé et d’emploi. Avec l’effondrement du système légal, d’autres droits sont lésés, tels que la justice impartiale, et des abus – comme la torture – apparaissent. La liberté de circuler est enfreinte par des barrières érigées par des factions gouvernementales et non-gouvernementales du conflit. Le pire, ce sont les pertes de vie, en violation du droit fondamental à la vie.

Pour réaliser une paix durable et pour éliminer les risques de nouvelles guerres, il est essentiel que les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux agissent pour la défense et la restauration des droits de l’homme, et viennent au secours des victimes. Le retour et la réintégration des réfugiés et des personnes déplacées, la responsabilisation des auteurs d’atrocités commises, la restauration du système judiciaire et des autres fondements d’une société démocratique, constituent les éléments indispensables des efforts pour assurer la paix et la reconstruction post-conflict.

Les Nations Unies sont déterminées à aider les innombrables victimes de conflits dans l’apaisement de leurs souffrances et dans la restauration de leur droit fondamental à une vie normale. L’ONU continue également à poursuivre les progrès notoires obtenus dans la création de cadres spéciaux pour les droits de l’homme et la protection des victimes de conflits et pour éviter leur récurrence.

À présent, plus de 100.000 militaires, agents de police et civils sont déployés dans 17 opérations de maintien de la paix dans le monde, en zones de crise comme le Soudan, la République démocratique du Congo et le Moyen Orient. Les Nations Unies entretiennent aussi des missions politiques en Iraq, Afghanistan et dans d’autres foyers de crise du monde. Le personnel civil et celui en uniforme des Nations Unies œuvrent pour maintenir la stabilité, empêcher les violences sexuelles, reconstruire les écoles et les dispensaires de soins médicaux, et faire en sorte que les personnes déplacées et les réfugiés puissent retourner chez eux.

La protection et la promotion des droits de l’homme forment une partie indispensable des missions des Nations Unies pour la paix. Les responsables des Nations Unies pour les droits de l’homme s’emploient à vérifier et à rendre compte de la situation des droits de l’homme dans leur domaine particulier. Ils aident à faire en sorte que leurs efforts pour la paix amènent la justice et l’équité. Ils empêchent les violations des droits de l’homme et assurent leur réparation, en développant les capacités et les institutions pour leur maintien, et en assurant leur intégration dans tous les programmes et activités des Nations Unies.

Pour célébrer la Journée internationale de la paix 2008, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon sonnera la Cloche de la paix au Siège des Nations Unies à New York, le vendredi 19 septembre, en compagnie des Messagers de la paix des Nations Unies. Les bureaux des Nations Unies et les missions de maintien de la paix à travers le monde organiseront également des événements pour marquer cette journée. Une minute de silence sera observée à midi, heure locale, le 21 septembre, dans le monde entier.

Pour souligner encore davantage l’importance de cette journée, l’Organisation des Nations Unies encourage tout le monde à envoyer des messages de paix jusqu’au 21 septembre. Les bureaux des Nations Unies de plusieurs pays seront mobilisés pour les recevoir. Les messages seront ensuite soumis aux dirigeants du monde entier rassemblés pour l’ouverture de la 63e session de l’Assemblée générale, le 23 septembre.

Cloche de la paix

Pour célébrer la Journée internationale de la paix 2008, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon sonnera la Cloche de la paix au Siège des Nations Unies à New York, le vendredi 19 septembre, en compagnie des Messagers de la paix des Nations Unies. Les bureaux des Nations Unies et les missions de maintien de la paix à travers le monde organiseront également des événements pour marquer cette journée. Une minute de silence sera observée à midi, heure locale, le 21 septembre, dans le monde entier.

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