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Grippe aviaire : le Conseil de la Banque mondiale approuve un mécanisme de financement

 

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a donné son accord à la mise en place d’un nouveau mécanisme de financement à hauteur de 500 millions de dollars pour un programme à l’échelon mondial destiné à aider les pays à lutter contre la grippe aviaire.

Ce nouveau programme est conçu de manière à permettre aux pays d’avoir accès dans un court délai aux financements voulus pour renforcer leurs services vétérinaires et de santé et être ainsi à même de faire face aux foyers de maladie chez les animaux tout en minimisant la menace pour l’homme – autrement dit, de prendre à la fois les mesures préparatoires et de réponse à une éventuelle pandémie de grippe.

La République kirghize doit être le premier pays à obtenir un financement dans le cadre de ce programme. Les services de la Banque ont en préparation un projet d’un montant de l’ordre de 5 millions de dollars pour ce pays.

L’approbation du nouveau dispositif par le Conseil de la Banque intervient à la veille d’une conférence internationale des donateurs qui doit se tenir à Beijing sous le coparrainage du Gouvernement chinois, de la Commission européenne et de la Banque mondiale.

Cette conférence a pour but de mobiliser auprès des bailleurs de fonds les ressources concessionnelles voulues pour aider les pays, et répondre ainsi aux besoins en jeu à l’échelle mondiale pour combattre ce virus mortel. Selon les estimations de la Banque mondiale, ces besoins se situent au bas mot dans une fourchette de 1,2 à 1,4 milliard de dollars. (lien vers l’article correspondant)

Le chef du Groupe spécial de la Banque pour la grippe aviaire, Jim Adams, insiste sur le fait que le nouveau programme de financement permettra aux pays pauvres d’avoir immédiatement accès à des fonds pour la mise en œuvre de programmes de lutte au plan national. Selon lui, ce mécanisme est conçu pour s’appliquer d’une manière flexible, permettant également aux donateurs qui prendront des engagements lors de la réunion de Beijing de combiner leurs apports de fonds concessionnels avec les opérations soutenues par la Banque afin de réduire le coût global.

« Il y a des discussions en cours avec un certain nombre de pays – en Afrique, en Europe de l’Est et en Asie », ajoute-t-il. « La Turquie s’est déjà mise en rapport avec nous et nous avons effectué un certain travail au plan technique. Ces discussions se poursuivent, et on s’attend à avoir d’autres entretiens à Beijing. »

 

Source : www.worldbank.org

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