Accueil / Actualités / Fès-Meknès : Création d’un Observatoire régional du droit d’accès à l’information

Fès-Meknès : Création d’un Observatoire régional du droit d’accès à l’information

Le projet de création d’un Observatoire régional du droit d’accès à l’information dans la région de Fès-Meknès a amorcé son dernier virage. Il constituera l’aboutissement d’une série de 24 sessions de formation, dont ont bénéficié des citoyens et des acteurs sociaux, autour des mécanismes de suivi et contrôle des politiques publiques. Ces sessions de formation s’étaleront sur 24 mois et cibleront quelque 125 acteurs associatifs, ont annoncé les organisateurs lors d’une journée d’étude tenue à Fès sur le thème «Le droit à l’information comme mécanisme d’enracinement de la démocratie locale». Ces sessions seront organisées dans les provinces de Fès, Meknès, Taza, Séfrou, Moulay Yacoub et Taounate.

Au programme de la formation figurent deux symposiums régionaux sur les capacités des acteurs de la société civile à assurer le suivi des politiques publiques et les obstacles auxquels ils font face, ainsi que la publication d’un guide sur les mécanismes d’accès à l’information et la création d’un site électronique d’information. Organisée par l’Union des associations de Fès-Medina, avec le concours du programme américain «Initiative de partenariat États-Unis/Moyen-Orient» (MEPI), cette journée d’étude a été animée par plusieurs professeurs universitaires de Fès. Ces derniers ont expliqué aux participants l’importance et la portée des textes de la Constitution de juillet 2011, notamment ceux relatifs au droit des citoyens à l’information et à l’obligation des services publics d’être à leur écoute et d’assurer le suivi de leurs observations, propositions et doléances.
Ainsi, le Pr Abderrahmane Haddad a traité du «Rôle de l’information dans la dynamisation de la démocratie locale», tandis que le Pr Assou Mansour, adjoint du doyen de la Faculté de droit de Fès, a parlé de «L’approche juridique du droit d’accès à l’information, comme outil de participation des citoyens à la gestion de la chose publique». Quant au professeur Abderrazak Hirri, il a présenté un exposé sur «Le droit à l’information en tant que mécanisme d’activation de la transparence et de la gouvernance dans la gestion de la chose publique» en abordant le cas du suivi des budgets communaux. Des ateliers sur «Les mécanismes de suivi des politiques publiques» et «Les mécanismes de dynamisation du rôle du citoyen dans le suivi des politiques publiques» ont été encadrés respectivement par les professeurs Kacem El Basti et Souad Chentouf.

Les intervenants ont expliqué que les citoyens avaient le droit d’accéder aux documents, statistiques, rapports, plans d’urbanisation et autres données leur permettant de contribuer au renforcement de la démocratie et de la transparence, ainsi qu’à l’instauration de la confiance entre les administrations publiques, les corps élus et les organismes des services publics. Ils ont aussi fait état des exceptions prévues par l’article 27 de la Constitution relatif à la protection des informations concernant la défense nationale, la sûreté intérieure et extérieure de l’État, la vie privée, les libertés et les droits des citoyens.

Le président de l’Union des associations de Fès-Medina, Abdelhak Berni, et la représentante du programme américain MEPI au Maroc, Meriem Hajji, ont insisté sur l’importance de la formation et de la sensibilisation des citoyens et des acteurs associatifs à leurs droits d’accès à l’information pour une participation réelle à la chose publique et au suivi des politiques publiques en vue du renforcement de la démocratie locale et de la bonne gouvernance.

Source : http://lematin.ma