Accueil / Non classé / Etude sur la violence à l’égard des enfants

Etude sur la violence à l’égard des enfants

 L’une des études les plus détaillées jamais réalisées sur la violence contre les enfants montre que des millions de jeunes dans le monde subissent les pires formes de la maltraitance, et ne sont que peu ou pas protégés.

L’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence à l’égard des enfants, présentée à l’Assemblée générale hier, examine le problème dans cinq cadres particuliers – le foyer, l’école, les institutions, le lieu de travail et la communauté.

Malgré un manque chronique de données, le rapport conclut que la violence est omniprésente, souvent perpétrée par une personne que connaît l’enfant, et que ces agressions sont souvent cachées ou impunies. Quelque 275 millions d’enfants sont témoins chaque année d’actes de violence au foyer.

La violence à l’égard des enfants comprend la violence physique, la violence psychologique, la discrimination, la négligence et les mauvais traitements. Certaines formes de violence sont tolérées par les législations nationales et peuvent trouver leurs origines dans des pratiques culturelles, économiques et sociales, ce qui a des conséquences dévastatrices sur la santé et le bien-être des enfants.

Le Maroc s’est inscrit dans cette dynamique et a soumis son rapport au bureau de l’expert indépendant chargé de l’étude des Nations Unies sur la violence à l’égard des enfants, en réponse au questionnaire relatif à la violence.

« Le premier pas vers la solution est de reconnaître le problème, de lever les tabous qui l’entourent et de le soumettre au débat de manière rationnelle et pragmatique » a déclaré Mme Maie Ayoub, Représentante de l’UNICEF au Maroc. La Représentante fait valoir qu’ « à ce niveau, le Maroc joue un rôle de leader dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord. Une volonté politique au plus haut niveau et des initiatives d’avant-garde ont fait de la violence à l’égard des enfants une préoccupation centrale du débat public ».

Le Plan d’Action National pour l’Enfant (PANE) récemment adopté, capitalise ces initiatives dans un sens de convergence et de synergie. Il a fixé des objectifs précis tant au niveau de la prévention et de la lutte contre la violence qu’au niveau de la prise en charge des enfants victimes de la violence.

Des études et des évaluations relatives à la violence ont été réalisées en partenariat avec l’UNICEF (Etude sur la violence à l’école, Analyse du cadre législatif et institutionnel relatif à la protection des enfants contre la violence, Etude sur les enfants vivant en institutions, Evaluation des centres d’écoute et d’orientation relevant du Ministère de la Santé, Analyse de la situation sur la violence à l’égard des enfants).

L’enquête réalisée en 2005 par le Ministère de l’Education Nationale sur la violence à l’école a pu chiffrer l’ampleur de la pratique de la violence dans les écoles (87% des enfants disent avoir été frappés). Elle confirme que la violence commence dans la famille (61% des enfants enquêtés disent avoir subi des violences par le parents). Mais elle montre aussi que la majorité (85%) des enseignants regrette de s’être laissés aller à ces gestes de violence. Le Ministère de l’Education Nationale s’est engagé à développer une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la violence au sein des écoles.

Le Ministère de la Justice a amorcé une série de mesures concrètes pour améliorer la protection des enfants contre la violence au sein du système judicaire : la formation des magistrats sur les nouvelles lois comme le Code Pénal et le Code de procédure Pénale et sur les normes internationales, la formation des juges de familles, le guide de vulgarisation des lois à l’intention des jeunes, la mise en place dans les tribunaux de système de collecte des données sur les cas de violence portés devant la justice.

Le Ministère de la Santé a mis en place des unités provinciales d’écoute et d’orientation des enfants victimes de violence dans 11 hôpitaux provinciaux. Dans le souci de renforcer les mécanismes de lutte contre la violence à l’égard des enfants et des femmes, le ministère de la santé, en partenariat avec le FNUAP et l’UNICEF, en place des unités régionales de référence de prise en charge intégrées des enfants et des femmes.

Le Secrétariat d’Etat Chargé de la Famille, de l’Enfance et des Personnes Handicapées a initié un ensemble de projets prometteurs importants qui visent à renforcer la protection des enfants contre la violence et l’exploitation tels que projet Indimaj et le programme INKAD qui cible plus particulièrement le travail domestique et les Unités de Protection de l’Enfance.

Malgré ces progrès, beaucoup reste à faire pour lutter efficacement contre la violence et de manière générale pour asseoir les droits de l’enfant dans la pratique quotidienne. L’une des principales préoccupations réside dans l’absence d’un système de collecte d’informations et de suivi des cas de violence sur les enfants. L’insuffisance des ressources humaines qualifiées et financières constitue une entrave majeure pour toute politique nationale de prévention et de lutte contre la violence à l’égard des enfants.

L’UNICEF est depuis près de 60 ans la première organisation du monde consacrée aux enfants. Il travaille sur le terrain dans 155 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de la petite enfance jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins pour pays en développement, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, l’eau et l’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Lire le résumé de l’étude :

Résumé Etude sur la violence à l’égard des enfants

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Touria Barakat, Programme Communication Assistant à l’UNICEF Rabat

Tél : 212 37 75 97 41 

GSM : 063 01 21 89 

[email protected] 

À propos Responsable de publication