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Et si le Parlement ouvrait sa première session en septembre ?

 

L’initiative peut paraitre à première vue curieuse, mais à y regarder de plus près, il s’avère qu’elle n’est pas dénuée de sens. En tout cas, selon le Centre pour la démocratie, la bonne gouvernance et le développement, ouvrir la première session du Parlement le deuxième vendredi du mois d’octobre fait perdre au Maroc un mois et 7 jours de vie institutionnelle de l’action politique.

Ce qui est énorme selon lui. Pour y remédier, le Centre propose que l’année législative soit ouverte en septembre. Pour ce faire, il compte revenir à la charge en préparant un mémorandum visant à «rationaliser l’action parlementaire» en prévoyant moins de vacances pour les députés. Le centre pour la démocratie, la bonne gouvernance et le développement qui affirme avoir déjà fait une proposition dans ce sens lors des consultations ayant précédé l’élaboration de la Constitution de 2011, annonce son ambition de faire une demande d’amendement constitutionnel modifiant l’article 65 de la Constitution pour permettre d’avancer l’ouverture de la session du Parlement au début septembre au lieu d’octobre.

«Septembre est le mois de la rentrée parlementaire un peu partout dans le monde. Au Maroc, il y avait de longs débats sur l’ouverture de l’année parlementaire et le nombre des mois de cette année, mais beaucoup de choses ont changé depuis le temps et on a besoin de passer à une rentrée parlementaire qui commence en septembre et non pas le deuxième vendredi du mois d’octobre», selon Ahmed El Jazouli, président du Centre pour la démocratie. Le projet présente plusieurs avantages, selon ses initiateurs, mais un amendement constitutionnel n’est pas une mince affaire. M. Jazouli semble en être conscient.

«Le plus important est de lancer le débat public sur la question et d’arriver à sensibiliser les gens à l’importance du temps politique», explique-t-il. Et d’ajouter : «Notre premier objectif est de pousser les différents acteurs de la politique à travailler selon un programme annuel clair et précis. En tant que société civile, notre rôle est avant tout d’être une force de proposition». En attendant, le Centre de démocratie a déjà entamé ses premières démarches. Plusieurs partis politiques ont été approchés et leurs réactions sont plutôt encourageantes, selon M. Jazouli.

«Le travail est déjà en marche et nous avons déjà rencontré plusieurs partis politiques. Les premières réactions sont très positives, mais la question posée par la plupart des acteurs reste l’obligation du passage par un référendum pour obtenir l’amendement de la Constitution. C’est vrai que l’amendement passera forcément par un référendum après un passage devant le Parlement, chose qui peut paraitre difficile, mais qui est faisable, puisqu’on va pouvoir optimiser le temps politique afin de le rendre plus rentable. Le plus important c’est que les acteurs politiques soient d’accord sur le principe.»

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