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Dialogue international sur la migration de l’OIM : “Le respect effectif des droits humains des migrants : une responsabilité partagée”

 

Dialogue international sur la migration de l’OIM

OIM

“Le respect effectif des droits humains des migrants : une responsabilité partagée”

25 – 26 mars 2009

Centre International de Conférences Genève (CICG)

 

Abdelhamid EL JAMRI, Président du Comité des Nations Unies sur les travailleurs migrants s’adresse aux Etats de l’OIM et leur présente une méthode de travail pour une meilleure garantie du respect des droits de l’homme des migrants.

Monsieur Abdelhamid EL Jamri, Président du Comité des Nations Unies sur les travailleurs migrants, a participé au dialogue international sur la migration de l’OIM qui s’est tenu à Genève les 25 et 26 mars 2009. Le dialogue a porté sur « le respect effectif des droits de l’homme des migrants : une responsabilité partagée ».

Abdelhamid EL JAMRI s’est réjouit du choix du thème qui porte sur les droits de l’homme des migrants, surtout que le débat, ces dernières années, a plus porté sur la dimension économique des migrations et du rôle que celles-ci jouent dans le développement des pays d’accueil et d’origine a-t-il précisé

Le choix du thème, a-t-il ajouté, est une réponse appropriée pour rappeler que toute politique migratoire ou tout programme de gestion des flux migratoires, doivent être élaborés selon une approche droit.

Il a remercié l’OIM de la qualité de collaboration et de partenariat, qu’elle entretient avec le Comité sur les travailleurs migrants qu’il préside et a rappelé l’importance de l’apport de l’OIM dans les procédures d’examen des rapports périodiques des Etats.

Dans, son intervention, A. EL JAMRI, a traité de la migration du travail. Il a commencé par identifier les différents acteurs, les différents responsables concernés et qui ont une responsabilité partagée dans la gestion des migrations et bien sûr, dans le respect des droits de l’homme des migrants. Il a développé, notamment, les rôles et responsabilités des Etats d’origine, des Etats d’accueil, des employeurs, des partenaires sociaux, des ‘‘techniciens de la migration’’ et de la société civile… Pour une meilleure garantie des droits des migrants, A. EL JAMRI a proposé aux Etats membres de l’OIM, de réfléchir sur une méthodologie qu’il a développé en six points : i. la connaissance mutuelle des différents acteurs/responsables ; ii. La nécessité d’oeuvrer dans le cadre législatif qui garantie les droits, que ce soit au niveau national ou au niveau international ; iii. La création et le développement d’espaces de concertation avant toute prise de décision et le développement de systèmes d’information ; iv. le renforcement des capacités de tous les acteurs et à tous les niveaux pour qu’ils aient les moyens de pratiquer les droits ; v. l’inscription de tous mécanismes et actions dans la durabilité ; vi. la nécessité de passer de la prise en charge à la prise en compte des migrations et des droits de l’homme des migrants dans l’élaboration des politiques publiques. A. EL JAMRI a appelé les Etats à porter une attention particulière aux migrations sud/sud et aux catégories les plus vulnérables des migrants.

A. EL JAMRI a rappelé que la Convention sur les droits des migrants connaît une bonne progression depuis son entrée en vigueur. Elle a atteint 41 ratifications aujourd’hui, son comité va passer de 10 à 14 experts. Il a appelé les Etats parties et plus particulièrement, les Etats dont le 1er rapport périodique a été examiné, à faire part aux autres Etats de la qualité pédagogique du travail fait, au sein du Comité lors de l’examen des rapports, en vue d’aider les Etats à aller vers de meilleures politiques migratoires. A. EL JAMRI a conclut son intervention en expliquant que par le respect des droits de l’homme des migrants, c’est le respect des Etats qui est atteint.

 

Genève, le 26 mars 2009