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DESCRIPTION D’ETAT INITIAL DU SITE DE DECHARGE PUPLIQUE A BOUARFA

 

Les déchets posent un énorme problème au Maroc. On trouve des amas de détritus en pleine ville, des décharges sauvages, des sacs plastiques agglomérés en bord de route, dispersées dans les champs, pris dans les branchages des arbres.

A Bouarfa, ville au Sud-est du pays, l’association sud-est pour le développement et l’environnement, qui œuvre dans les domaines du développement et de la protection de l’environnement. Voyage dans le monde des poubelles ou « le plastique c’est fantastique… ». Sur les résultats d’un diagnostic fait sur le site de décharge en pleine aire des déchets ménagers, le bureau de l’association a mis l’accent sur un problème écologique d’un impact grandiose sur les différents écosystèmes du site de Bouarfa.

La décharge publique de Bouarfa

Le commerce et la société de consommation ont entraîné une diversification et une multiplication des déchets (déchets solides et liquides) . Les déchets solides se déclinent en déchets domestiques, hospitaliers, matériaux de construction… qui offrent chacun un potentiel différent de nuisances et pollutions.

Une place toute particulière doit être faite aux sacs en plastique noir, qui ont beaucoup de succès parce qu’ils camouflent les achats dans ce pays. Ainsi, à Bouarfa, l’approvisionnement des gens en marchandise est de manière générale couronné par une utilisation massive des éléments de conditionnement à base majoritairement de plastique (sacs plastiques noirs…). Mais, jetés dans la nature après usage, « ils auront dans peu recouvert toute la beauté de la ville ». Pour endiguer cette marée, l’association propose de créer une décharge contrôlé ce qui aurais aussi comme avantage de soutenir quelques familles de la ville et de sauvegarder le paysage.

Des détritus à tous les coins de la pleine Tamelelt

A Bouarfa, où il n’y a pas de production industrielle, les 27500 Habitants de la ville produisent chaque jour plus de 12 tonnes de déchets ménagèrs, provenant d’activités économiques, commerciale et artisanales.

Actuellement, la population a connue une amélioration dans son mode de vie en entraînant une utilisation des sacs de plastique d’une manière abondante.

A Bouarfa, les détritus envahissent les plaines en raison d’une habitude culturelle tenace, mais aussi les 6.600 km de piste parcouru par les camions de décharges de la municipalité

Les déchets obstruent les pistes

Suite au comportement de la population, cette dernière déplore avec une férocité la saleté de la ville ayant des causalités multiples à savoir l’absence d’une culture environnementale chez les citoyens, retracé par le rejet des déchets à n’importe quel endroit, Les caractéristiques climatiques déterminées par la présence du courant qui déplace les différents déchets existants à l’extérieur de la périphérie du site urbain de Bouarfa causant un déséquilibre environnemental ayant un impact négatif sur la santé de la population comme la contamination de l’air …mais l’impact de cette saleté a dépassé la zone urbaine en touchant une zone géographique externe de cette ville (La pleine de Temelelt) par le moyen de la décharge des déchets domestiques de différente nature ayant un impact négatif directe sur la flore et la faune. De même un autre problème est sur seine manifestée par la brûlure de ces déchets et son effet sur site.

Si d’un côté les gens jettent, de l’autre, les services municipaux ne ramassent pas suffisamment. Au Maroc, la gestion des déchets est sous la responsabilité directe des communes. Et à Bouarfa, La population, l’administration de L’Etat représenté par la municipalité et les organisations non gouvernementale ont participé à des degrés différents dans la présence de cette déchetterie au niveau de la zone de Temelelt.

Suite à notre appartenance à la famille des O.N.G, l’A.S.E.D.E a préconisé après une évaluation de l’impact de cette décharge en pleine air éparpillé sur une zone non limitative géographiquement sur l’environnement local des mesures suivantes :

  •   1.Sensibilisation et éducation du comportement de la population en matière de la gestion de leur déchet domestique pour arriver à concrétiser le proverbe suivant : « ma ville est propre grâce à moi, ma ville est sale à cause de moi » ; 
  •   2.La construction d’une déchèterie sous les normes scientifiques et juridiques ; 
  •   3.L’implantation des grandes urnes à l’intérieur de la zone urbaine afin de réaliser une collecte par nature de produit.

Danger pour la pleine de Temlelt par le site de décharge actuelle

Le site se situe au pied du Jbel lalla chafia sur une hauteur de 1170 mètres, l’effets de l’érosion de la pluie, des eaux sont très polluantes dans la mesure où on y trouve de tout : des sacs plastiques, des ordures brûlés, des bactéries, des matières toxiques… Rejetées dans les lignes de drainage qui coule vers Oeuad Falit qui traverse le milieu de la pleine vers la Dayat de Atchana, la dayat de Ben Nejma jusqu’au Mangoub, elles peuvent entraîner des matière toxiques, phénomène de pollution qui entraîne de graves perturbations des écosystèmes terrestres. Ce canal de transmission entraîne un déplacement de la totalité des effets négatifs de cette décharge sur d’autres zones géographiques voisines ( la Dayat de Atchana comme site de repos des oiseaux migrateurs en hiver…).

De la même manière qu’il n’existe pas de décharge contrôlée, il n’y a pas un site pour l’élimination des déchets à Bouarfa et les sacs plastiques et toutes ordures usées sont rejetées sans traitement à 6 km. En aval de la ville, dans un affluent de la grande piste de Belgheada Or l’embouchure de Oued Falit, qui s’étire sur une vingtaine de km. Ouest de la ville de Bouarfa, est une zone classée parcours de pâturage mise en Deffant. C’est une zone de biodiversité très importante, riche en végétation et cadre de vie des oiseaux sauvages ( Outarde houbara ) et des espèces des reptiles dont quelques-unes très rares ( Varan gris ).Outre, c’est une importante escale migratoire de pas males d’espèces d’oiseaux migrateurs ont été répertoriés.

Des détritus à perte de vue

Les deux camions-bennes utilisés par les agents de l’organe gestionnaire actuel de la collecte des déchets à Bouarfa, représentent l’insuffisance des moyennes pour respecter les normes de transport du fait que les déchets s’éparpillent le long du parcourt séparant la zone urbaine de décharge.

La zone de Temelet est envahie par la décharge des déchets publics depuis le mois d’octobre 2007, après l’élimination de l’ancienne déchetterie municipal suivant des diagnostics faite sur ce sujet a démontrer une influence grave sur la circulation aéronautique de l’aérodrome de Bouarfa, alors les autorités locales ont décidés de la déplacer et de la poser au milieu de la pleine. Elle s’éparpille sauvagement aujourd’hui sur un terrain de 3 ha environ suite à une non contrôlabilité de l’action.

Le point de vue de l’association concernant le sujet de cette présente description est basé sur une connaissance Des problèmes juridiques et pratiques se posent pour définir un déchet aussi bien dans le temps que dans l’espace.

De point de vue législatif, la loi N°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination définit dans son article 3 les déchets comme étant « tous résidus résultant d’un processus d’extraction, exploitation, transformation, production, consommation, utilisation, contrôle ou filtration, et d’une manière générale, tout objet et matière abandonnés ou que le détenteur doit éliminer pour ne pas porter atteinte à la santé, à la salubrité publique et à l’environnement »., la loi 11-03 relative à la protection et la mise en valeur de l’environnement et la loi 12-03 relative aux études d’impactes sur l’environnement.

L’eau est le principal vecteur de la pollution engendrée par les déchets abandonnés ou éliminés dans des conditions écologiquement peu satisfaisantes. La pollution des eaux superficielles par ruissellement et des eaux souterraines par infiltration des eaux polluées par les déchets est la plus connue et la plus grave car elle affecte la qualité de l’eau destinée à l’irrigation ou à la boisson.

Ainsi une meilleure valorisation des déchets est un moyen de conservation de nos ressources naturelles selon l’adage connu « il y a de l’or dans nos poubelles ».