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Des progrès dans le traitement du Sida en 2005, selon l’OMS et l’ONUSIDA

 

Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral dans des pays à revenu faible et intermédiaire a plus que triplé, atteignant 1,3 million en décembre 2005, contre 400.000 en décembre 2003.

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), présenté, mardi à la presse, des progrès ont été accomplis dans le cadre de la stratégie “3 millions d’ici 2005” pour élargir l’accès au traitement contre le VIH dans les pays en développement, mais l’objectif de fournir trois millions de traitements contre le sida à la fin de 2005 dans les pays pauvres n’a pas été atteint. Le rapport précise que quelque 50.000 personnes supplémentaires ont entamé un traitement antirétroviral chaque mois de l’année 2005, soulignant que l’Afrique subsaharienne, la région la plus gravement touchée, a mené un effort d’accélération du traitement puisque le nombre de personnes traitées y a été multiplié par plus de huit, passant de 100.000 à 810.000 en deux ans.

Par ailleurs, en juillet 2005, les pays du G8 ont approuvé le principe d’une collaboration avec l’OMS et l’ONUSIDA afin de mettre au point un ensemble d’interventions pour prévenir, traiter et soigner le VIH dans la perspective de se rapprocher autant que possible de l’accès universel au traitement d’ici 2010, but approuvé ensuite par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2005. Le nouveau rapport OMS/ONUSIDA définit un certain nombre de mesures à prendre pour poursuivre et élargir l’extension du traitement en vue d’atteindre cet objectif. Le nombre de centres de traitement du secteur public dans les pays à revenu faible et intermédiaire a également augmenté, passant de moins de 500 à plus de 5100 centres opérationnels fin 2005. Au niveau mondial, 18 pays en développement ont atteint la cible fixée par l’initiative “3 millions d’ici 2005”, à savoir fournir un traitement à au moins la moitié des personnes visées d’ici la fin de 2005, et concentrent désormais leurs efforts sur la progression vers l’accès universel au traitement.

D’autres pays n’ont pas atteint l’objectif, les enseignements tirés des efforts faits pour élargir l’accès au traitement et remédier aux faiblesses des systèmes de santé inspirent de nouvelles initiatives visant à élargir encore l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins pour le VIH. Ainsi, en 2005, l’augmentation de l’offre de traitements antirétroviraux a évité, selon les estimations, de 250.000 à 350.000 décès prématurés dans les pays en développement.

Lancée par l’OMS et l’ONUSIDA à l’occasion de la Journée mondiale du SIDA, le 1er décembre 2003, l’initiative “3 millions d’ici 2005” visait à offrir un traitement à 3 millions de personnes dans les pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin 2005. L’initiative a confirmé que le traitement anti-VIH pouvait être dispensé efficacement par un large éventail de systèmes de santé, y compris dans les pays pauvres ou en milieu rural, et que l’accès élargi au traitement antirétroviral était réalisable et de plus en plus abordable.

Entre 2003 et 2005, Les dépenses mondiales consacrées au SIDA sont passées de 4,7 milliards de dollars à 8,3 milliards de dollars. Une bonne part de ces fonds provenait du plan du Président des Etats-Unis pour l’aide d’urgence à la lutte contre le SIDA, du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et de la Banque mondiale.

Pendant la même période, le prix du traitement de première intention a diminué d’un pourcentage compris entre 37 et 53% selon le schéma thérapeutique utilisé.

 

(MAP)