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DECLARATION INTERNATIONALE de l’AMCDD adoptée par les représentants de la société civile environnemntale marocaine

A l’issue de leurs travaux, les 150  participants  au  Forum de la Société Civile Environnementale marocaine, organisé par l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable (AMCDD), à Mohammedia, les 28 et 29 octobre 2017, sous le thème « Enjeux de la COP23, bilan et Gouvernance de l’implémentation des NDCs (Contribution Déterminée au niveau National) pour limiter le réchauffement climatique,ont adopté, à la veille de la COP23 et après plus d’une année de la ratification de l’Accord de Paris (AP), la Déclaration internationale suivante :

Les participants se déclarent particulièrement préoccupés, par l’aggravation des perturbations climatiques, enregistrant un dépassement du seuil «d’irréversibilité» de la concentration des GES dans l’atmosphère de 400 ppm, une augmentation de la moyenne de la  température planétaire  qui a dépassé  le niveau inquiétant de près de 1°C  par rapport à la moyenne du siècle passé ;

une disparition de plus d’un tiers de la surface des banquises arctique et antarctique,entre 1980 et 2017, à cause de la fonte des glaces, faisant vivre sous la menace et la peur au quotidien les îles  FIJI qui président la COP23 et toutes les populations vulnérables des pays insulaires, une ampleur et une fréquence des  catastrophes climatiques  (ouragans, tempêtes, inondations, incendies de forêts, déreglement des saisons et secheresse…), entrainant un nombre de morts, d’immigrés climatiques et de dégâts économiques et sociaux croissant aussi bien pour les pays du nord que pour les pays du sud.

La société civile environnementale marocaine,  exhorte les dirigeants de tous les états du monde et ceux des États-Unis :

  •   A assumer leur responsabilité et à prendre de la hauteur par rapport aux petits intérêts  nationalistes, aux pressions d’individus et multinationales qui veulent et rêvent de poursuivre l’édification de leurs capitaux et fortunes sur les décombres de  la planète qui souffre et  sur le compte des générations futures innocentes,
  •   A faire de la COP23 une étape de relance pour accélérer l’application de l’Accord de Paris, et non son ralentissement par l’hésitation, le report qui risquent de provoquer l’essoufflement lors de cette COP critique, qui doit préparer les outils et les manuels de mise en œuvre de toutes les décisions   prises à Paris et à Marrakech, et particulièrement  la rubrique des NDCs .
  •   A engager le plus rapidement la mise en place et la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement aux niveaux mondial et national, en s’inscrivant dans une transition écologique, énergétique et économique, socialement  inclusive,
  •   Promouvoir et développer l’education à la transition, en adoptant les mesures appropriées et mobilisons les moyens nécessaires pour donner vie à l’article 12 de l’AP car sans éducation il n’y’ aura  pas  de transition  réussie,  acceptée et  appropriée par tous et toutes.

 

L’AMCDD souligne que, les progrès prétendus réalisés dans la COP21 et la COP22, restent nettement insuffisants par rapport à l’ampleur de la menace climatique; invitent les négociateurs, à faire sortir la planète de la trajectoire du réchauffement à 3-4° C, au cours de la COP23, en :

  •   Augmentant les ambitions nationaux et en boostant la coopération mise en valeur lors de la COP22 entre acteurs étatiques et non étatiques, entre régions du nord et du sud et entre pays du sud,  .
  •   Mobiliser tous les moyens de renforcement de capacités pour accompagner les pays africains à élaborer, améliorer ou mieux préciser leurs NDCs  et proposer des projets bancables d’atténuation et surtout d’adaptation, projets  d’Etats mais aussi des Collectivités locales et de la société civile, afin d’avoir un  impact réel sur les communautés de base les plus vulnérables  et  les plus touchées.
  •   Evitant d’imposer des procédures et des mécanismes d’accès aux financements, qui dressent un mur devant les acteurs étatiques et non étatiques et qui les empêchent de permettre aux comunautés de base de lutter contre les conséquences des changements climatiques et contre la réduction  des inégalités, de l’injustice et de l’immigration forcée,  .
  •    bénéficier desdits financements vitaux pour permettre aux comunautés de base de lutter contre les conséquences des changements climatiques, permettant de réduire les inégalités, de l’injustice et de l’immigration forcée .
  •   s’inscrivant dans la dynmaique d l’élaboration d’une vision verte, aux niveaux internationale et national, à travers la suppression totale des subventions aux energies fossiles et le renforcement du soutien aux energies renouvelables et à l’efficacité energetique.

Les participants rendent hommage aux états et acteurs non étatiques (société civile, pouvoirs locaux, communes et régions, acteurs  privés et universitaires) ayant pris des décisions volontaristes pour une sortie plus rapide de l’ère du  pétrole et du charbon, en développant des visions partagées, des réformes légales et des programmes ambitieux à l’horizon 2030 pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, dans le transport, le bâtiment…, et  l’accélération de la mise en œuvre de l’AP  et invite les gestionnaires de la  CCNUCC et  les négociateurs  à :

  •    impliquer les acteurs non étatiques dans l’ensemble des futurs  processus de négociations, l’accès à l’information, la participation dans l’élaboration des projets et des mécanismes de transparence et de suivi des NDCs et à en bénéficier des fonds climat.
  •    s’inscrire dans cette dynamique irréversible, par l’élaboration d’une vision verte pour leurs pays par une levée totale des subventions des énergies fossiles et un soutien plus fort aux énergies renouvelables, l’efficacité énergetique, les bâtiments à energie positive et un transport propre et doux..

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