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De jeunes cadres d’Amérique Latine en visite à tanger

 

Auteur : Association Tadaoul pour l’Education, le Patrimoine et l’Environnement

Rencontre maroco-sud américaine

De jeunes cadres d’Amérique Latine en voyage de reconnaissance à Tanger

Plus d’une trentaine de jeunes issus de 14 pays de l’Amérique Latine, ont pu prendre, le week-end dernier, un premier contact avec la réalité marocaine. Pays duquel, de l’avis de certains, n’avait qu’une image stéréotypée d’une contrée faite d’étendues de désert, de chameaux et dont les femmes sont enveloppées dans des “Bourqa”.

A leur étonnement, ils ont découvert un pays au même niveau de développement que certains de leurs propres pays. Un pays aux multiples dimensions et facettes.

Dimensions antiques, romaines et mauresques dont ils ont pu se rendre compte après une visite guidée aux grottes d’Hercule, Cap Spartel et à la ville antique de Cotta. Un vestige qui, rappelons-le, est l’un des mieux conservés de la côte occidentale méditerranéenne, qui date de l’époque romaine et qui risque malheureusement de sombrer dans l’oubli.

La ville antique qui date de l’époque mauritanienne (1er siècle avant J.C) est un comptoir qui fabriquait du poisson salé et du garum. L’usine fut aménagée et agrandie à l’époque romaine et resta en activité jusqu’au troisième siècle après J.C.

Le groupe des jeunes issus de milieux professionnels divers a également visité les villes d’Asilah, Tétouan et la médina de Tanger où ils ont pu découvrir la grandeur et la splendeur de l’art et l’architecture mauresques.

La visite qui entre dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le « tourisme culturel » est une initiative de l’institution Intersur, en partenariat avec l’Association tangéroise Tadaoul.

Les jeunes qui ont participé à ce voyage faisaient partie d’un groupe de Latino-américains qui poursuivaient un Master sur le thème : « les droits de l’Homme dans le monde contemporain » organisé par l’UNIA, Université internationale de l’Andalousie, dans le site de la Rabida, point de départ de la compagnie de Christophe Colomb vers les Amériques.

La visite au Maroc de ces jeunes d’Amérique Latine s’inscrit également dans le cadre du « Programme universitaire interculturel Andalousie-Maroc-Portugal » initié par l’institution Intersur et dont l’Association Tadaoul est partenaire.

Par ailleurs, Intersur projette d’organiser en septembre prochain, en partenariat avec Tadaoul, une université itinérante qui aura lieu dans les villes d’Essaouira et Marrakech. L’objectif d’une telle manifestation, affirment ses promoteurs, est de permettre aux participants d’avoir un contact direct avec la réalité marocaine.

Les conférences données dans le cadre de ces cours itinérants ont lieu dans des sites variés et sélectionnés pour mieux faire bénéficier les participants de l’entendue de la richesse culturelle et environnementale de notre pays.

De plus, outre son aspect à la fois ludique, éducatif et académique, cette initiative, explique son initiateur le politologue Luis de La Rasilla, devrait faire titre d’expérience pour la promotion d’une nouvelle forme de tourisme culturel ou ce qu’il qualifie du nouveau tourisme de luxe. Un tourisme qui permet à ses adeptes de se détendre et se divertir tout en s’épanouissant intellectuellement.

La manifestation permet également aux participants de se familiariser aux instruments mis en place dans le cadre du concept de « l’éco-citoyenneté » créé et mis en pratique par Intersur.

Concept que son initiateur, M. De La Rasilla, espère être une plate-forme de transformation sociale pour la formation de personne cosmopolite et dont la préoccupation et la responsabilité sont d’une étendue globale.

Une initiative qui devrait permettre d’inciter les citoyens à participer aux affaires publiques et à défendre intelligemment la démocratie, la paix, la solidarité, les droits de l’homme et l’environnement.

 

Tahar Abou el Farah

Article paru en page 3 ;

Journal “Libération” du mardi 07 juin 2005