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COP 22 : un petit pas vers la prise en compte de l’eau

La prise en compte de la problématique de l’eau dans les différentes Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP) progresse doucement. Cette avancée s’illustre symboliquement par le temps accordé au sujet : lors de la COP 21 à Paris, une demi journée avait été consacrée à cette thématique. La COP 22 à Marrakech a, quant à elle, programmé une journée complète d’actions pour l’eau le 9 novembre. Cette dernière a été l’occasion de présentations de différentes initiatives, la réalisation de bilan et d’établissement de partenariats.

Les signataires du Pacte de Paris sur l’eau, lancé l’année dernière, sont ainsi passés en un an de 290 à 357 entités. « Même s’il n’y a pas eu, entre les deux COP, l’engouement que nous avons rencontré lors de la COP21, l’initiative continue de croître : le pacte peut bien évidemment toujours être signé« , a souligné Jean-François Donzier, directeur général de l’OIEau et secrétaire général du RIOB.

Les signataires du Pacte de Paris, ainsi que les alliances des mégalopoles, du dessalement et des entreprises, également créées en 2015 à la COP 21, sont engagées dans une déclaration commune à mobiliser leurs partenaires, à identifier et à diffuser les bonnes pratiques grâce à un site internet dédié, ainsi qu’à soutenir le développement de nouveaux projets par des acteurs de terrain.

« Nous avons fait le bilan de projets présentés comme emblématiques à la COP 21 : un certain nombre ont bien avancé, comme celui du fleuve Hai en Chine, celui de création d’une aire métropolitaine du Grand Mexico pour l’assainissement et le drainage urbain, nous avons également lancé le projet de mise en place d’un nouveau réseau d’information hydrologique sur le fleuve Congo qui avait pris un retard énorme, développe Jean-François Donzier. Nous mettons l’accent sur les systèmes d’information sur l’eau, ce sont des sujets orphelins des bailleurs de fonds : nous voulons les orienter désormais vers le fonds vert« .
D’autres projets ont été lancés lors de la COP 22 comme par exemple la gestion du fleuve Sebou au Maroc, la création du Centre de formation sur l’adaptation de l’eau au climat de Brasilia ou le lancement effectif de la plateforme méditerranéenne d’information. Sept institutions françaises (AFD, Cnes, OIEau, CNR, IRD, Irstea, BRLI) ont également signé un accord de groupe afin d’utiliser le futur satellite Swot pour suivre les ressources en eau. Lancé en 2021, il donnera des informations sur les débits et hauteurs d’eau des fleuves et lacs de la planète.
Reste désormais à savoir si l’eau figurera dans la déclaration de Marrakech.

Source : www.actu-environnement.com