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Communiqué sur les déclarations du Ministre de l’intérieur au sujet de l’interdiction des prénoms Amazighs.

 

Le bureau exécutif a suivi, le18/06/2013 la réponse de Monsieur le Ministre de l’intérieur, au sein de la deuxième chambre, à la question d’un groupe parlementaire sur la continuation et la succession de l’interdiction d’enregistrement des prénoms Amazigh, et dont laquelle Monsieur le Ministre a confirmé qu’aucune interdiction des prénoms Amazigh n’existe à l’exception des deux cas des prénoms de Sifaw et Seline, en s’appuyant sur une approche et une comparaison étrange entre à quoi s’exposent les prénoms Amazigh et les prénoms arabe, en ajoutant que le prénom de Séline semble ne pas être un prénoms Amazigh, alors qu’il a considéré le prénoms de Sifaw autant que prénoms vague et incompréhensible.

Par conséquent, et après consultation et concertation sur le sujet des déclarations cite, et après avoir fait rappel du processus de son suivie de toutes les violations qui atteint le droit à la personnalité juridique des Amazighs au Maroc, et les lettres ouvertes adressées aux différentes institutions concernées, notamment le Ministère de l’intérieur sur ce sujet, dont le nombres des cas observé et accompagné durant l’existence du gouvernement actuel, a atteint 19 cas d’interdiction, le bureau exécutif dénonce et réclame ce qui suit :

Il considère :

1-      Les déclarations de Monsieur le Ministre de l’intérieur est une tentative de se dérober à affronter les irrégularités et les violations commises par le personnel de l’Etat civil qui travaille sous sa tutelle et sa responsabilité politique et administrative.

2-      Les cas d’interdiction qui a attend 19 cas suivie par notre association Azetta Amazigh et conformément aux lettres ouvertes destiné à Monsieur le Ministre de l’intérieur ou à d’autres durant l’année et demi écoulé, sont des cas existante dont 17 cas d’entre elles qu’ont été traités, mais après une mouvement de la société civil pour dénonciation cet acte, et après plusieurs souffrance administratif et politique, et déception des parents des garçons et des filles interdits, et derrière tout cela reste les dommages matériels et morals des victimes de ses violations

3-      L’adoption de Monsieur le Ministre d’un discours de comparaison entre les prénoms amazigh et arabe interdite, représente un mépris politique des droits des citoyens et des citoyennes et une insinuation d’existence d’un conflit entre les noms Amazigh et arabe.

4-      Les déclarations de Monsieur le Ministre concernant les sens et significations des prénoms Sifaw interdite de la part du consulat du Maroc dans la ville de Lille en France, et Séline de la part les autorités local concerné à Casablanca, est considéré comme une ignorance, non justifié, d’un responsable gouvernemental, des composantes Amazigh et des significations de sa culture et de sa civilisation et des normes de ses bases linguistiques et historique, en plus de,

5-      Les déclarations de Monsieur le Ministre constituent une forme de refus de l’application de la loi, en contournant les droits humains sous la logique de la spécificité, sachant que les prénoms Sifaw et Séline sont des prénoms personnel, ont déjà été enregistré dans les registres d’Etat civil au Maroc et à l’ensemble des pays d’Afrique du Nord.

6-      Le Ministre de l’intérieur n’a aucune autorité sur les citoyens et les citoyennes, et il n’a aucun droit de se porté comme leur tuteur ou le tuteur de leur enfants, et de se mettre à leurs place pour déterminer les prénoms personnels choisit pour leurs garçons et filles.

Le bureau exécutif renouvelle sa revendication :

1- dissolution du Haute Comité de l’état civil en annulant les dispositions des articles 21-22 et 12 du Dahir numéro 2.99.665 daté du 09/10/2002. Et l’adoption de textes législatifs alternatifs déléguant ses compétences au pouvoir judiciaire.

2- Rendre justice aux enfants victimes « Sifaw » et « Séline » en les enregistrant dans les registres d’état civil en application des dispositions de l’article 21 du Dahir numéro 1.02.039 et en application des obligations de l’Etat marocains dans le domaine des droits Humains, détaillée par avant dans notre correspondance destiné au chef du gouvernement, et a Monsieur le Ministre de l’intérieur ainsi que Monsieur le Ministre de la justice et des libertés daté du 31 Mai 2013.

3- Nous appelons à évoquer une approche rationnelle des droits humains dans la gestion des droits fondamentaux des Amazighs au Maroc en traitant leurs cas en suspens, a base du référence linguistique, culturelle et civilisation Amazighe.

4 – Nous considérons que l’issu urgent et immédiat, afin de ne pas répéter ce qui s’est passé et ce qui se passe, est la promulgation de la loi organique pour l’officiel de l’Amazigh, en se basant sur la proposition du projet de se loi que notre association, au par avant, a préparé et a plaidé en sa faveur devant les différentes institutions de l’Etat.

5 – Nous appelons les secteurs gouvernemental, y compris le Ministre de l’Intérieur, de rompre avec la politique de marginalisation du rôle des associations à participer à la vie culturelle et de faire en sorte de développer une stratégie participative, démocratique afin de surmonter les tragédies du passé et du présent.

 

 

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