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Communiqué de Presse : Les 2èmes Journées de la Société Marocaine de Pharmacovigilance

Les 2èmes Journées de la Société Marocaine de Pharmacovigilance à Rabat le 19 et 20 décembre à l’Ordre National des Médecins.

La Société Marocaine de Pharmacovigilance (SMPV) a été créée en novembre 2003 en fusionnant les principaux acteurs de la clinique ; de la pharmacovigilance et des partenaires industriels dont le métier et la passion sont organisés autour du médicament.

Son objectif principal est la Promotion de l’usage rationnel et de la sécurité d’emploi des produits de santé par la formation, la sensibilisation des professionnels de santé, l’information et l’éducation de la population aux conséquences de l’usage irrationnel des médicaments.

Les grandes orientations que la SMPV ‘est fixé initialement ont permis à la SMPV de jouer le rôle attendu par tous ; mais la mobilisation doit rester permanente pour assurer le dynamisme nécessaire.

Aujourd’hui la SMPV organise ses deuxièmes journées scientifiques L’objectif de cette manifestation, consiste à discuter et débattre les sujets d’actualité qui tourne autours d’un thème principal qui est la gestion du risque et sécurité du patient

Ce thème va être discuté en long et en large à travers la diversité des sujets choisis à savoir l’intérêt de la PV dans la sécurité du patient, le mésusage, le circuit informel et la contrefaçon des médicaments.

Concernant la PV et la sécurité du patient nous savons tous que le secteur de la santé représente un domaine à haut risque dans la mesure où les évènements indésirables liés au traitement et non à la pathologie peuvent entraîner le décès, des lésions sérieuses, des complications ou des souffrances chez les patients pris en charge. Bien que bon nombre d’hôpitaux et centres de soins, de procédures visant à assurer la sécurité des patients, le secteur de la santé accuse encore un certain retard par rapport à d’autres industries et services ayant mis en place des procédures de sécurité systématiques.

De nombreuses études conduites à travers le monde entier ont mis en évidence la nécessité et la possibilité de diminuer le nombre d’évènements indésirables dans le secteur de la santé. Les données actuelles montrent qu’environ la moitié des évènements indésirables pouvant être évités sont une conséquence directe d’erreurs de médication.

Le secteur de la santé doit être organisé de façon à prévenir, détecter et limiter les erreurs et les évènements indésirables dans le but d’éviter les erreurs graves et de mieux respecter les procédures de sécurité. La priorité accordée à la sécurité du patient entraîne une réduction des coûts en termes de prise en charge de patients victimes d’évènements indésirables et, par là même, une meilleure utilisation des ressources financières. Cela conduit en outre à une réduction des frais d’administration inhérents aux plaintes et demandes d’indemnisation. Avant tout, la sécurité du patient contribue à l’amélioration de la qualité de vie. Pour atteindre ces objectifs, la culture de la sécurité peut être significativement renforcée de différentes manières.

Concernant le Circuit informel et contrefaçon : La confiance des patients et des médecins repose sur la qualité des médicaments fournis quelque soit le circuit donc une fiabilité douteuse de la qualité des médicaments, même achetés dans le circuit formel de distribution (lors du lancement des appels d’offre, lors du réapprovisionnement après appels d’offre) ou Médicaments de mauvaise qualité du circuit informel / contrefaçons et Capacités souvent limitées des laboratoires nationaux de contrôle

A côté de la qualité, le respect du Bon Usage est un enjeu majeur dans les pays en développement particulièrement confrontés à une offre en médicaments qui se multiplie et se diversifie hors des circuits officiels éloignant le patient « du bon usage », un risque de développement de résistances en particulier aux antibiotiques, aux antipaludiques et aux antirétroviraux Afin de remédier à ce problème deux éléments essentiels devront être assurés : un système d’assurance de la qualité des médicaments dispensés et une éducation au bon usage des médicaments mis à la disposition

Le Bon Usage du Médicament résulte d’un partenariat actif entre le corps médical, les pharmaciens d’officine, l’industrie pharmaceutique et les patients Plusieurs études ont analysé le mésusage des médicaments. Les causes peuvent être des prescriptions inappropriées, l’inobservance des recommandations ou encore une demande explicite du patient. Toutes ces raisons montrent que la lutte contre le mésusage passe par la communication et la relation entre médecin et patient.

Dans tous les cas, l’engagement des autorités nationales et la collaboration de tous les acteurs est nécessaire à la mise en place de solutions fiables et pérennes A cet effet, la PV au MAROC a travers le centre national de PV crée depuis 1989 doit être officialisée, réglementée, et la déclaration doit se faire de façon systématique par tous les acteurs de santé (professionnels de santé ou industriels dès la survenue d’un événement indésirable afin de contribuer à l’évaluation du risque/ bénéfice des médicaments pour améliorer l’efficacité et la sécurité d’utilisation des médicaments et autres produits de santé.

plus d’informations sont disponible dans l’AGENDA

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