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Comment construire le bonheur de l’Homme sur la Terre ?

 

Auteur : Mohamed ELKADI

Comment construire le Bonheur des êtres humains sur la Terre

Par Mohamed El Kadi – Taounate

Tous les êtres humains ont des caractéristiques communes ; chacun d’entre eux a besoin de se nourrir, de se loger, de se vêtir et également de répondre à ses satisfactions sentimentales, spirituelles et naturelles.

Ceci évoque la question de penser, de réfléchir et de mieux agir. C’est donc naturellement que chaque homme est doté de la conscience et de la raison ; cette particularité distingue l’homme des autres vivants. En effet, l’homme agit aussi bien à l’égard de lui-même qu’à l’ égard de l’autrui et de la société dont il fait partie par le biais de cette particularité (la raison et la conscience). De ce fait l’homme se considère, désormais, comme l’essence et l’infrastructure de base les plus primordiales pour l’affermissement d’une société très solide et très fidèle à l’égard de l’héritage historique, car ce dernier constitue la leçon la plus consciente et la plus éclairée pour que l’homme puisse poursuivre l’accomplissement du parcours historique dans des meilleures conditions.

Dans ce cadre se figure la mission de l’homme qui a pour objet de participer non seulement à la construction et l’évolution de la société humaine, mais aussi de participer à la fidélisation de ses actions et ses actes sur des bases équitables et impartiales et selon des normes bien précises et acceptés par tout le monde. Mais aussi de rejeter avec véhémence tous les clivages culturels provoquant la discrimination, le démembrement et la décomposition de la société (racisme, ethnocentrisme, xénophobie…etc.).

Par conséquent, ni Chrétien, ni juif, ni musulman, ni qui ce soit, a le droit d’imposer, par force, sa croyance religieuse aux autres car cette dernière dépend des convictions de l’homme lui-même. C’ est donc une affaire subjective et une affaire de privé. Le rôle de la religion, elle-même, vise à fonder une société sur des bases de tolérance, de coexistence, de respect d’autrui, de compréhension, de solidarité humanitaire, de coopération et d’actions communes, mais non plus jamais sur des fondements d’intolérance et de provocation raciale. L’homme est , par voie de conséquence, la source de tout mal et de tout bien ; il est donc l’axe principal de la société pour laquelle il devrait déployer des efforts constructifs et efficaces en investissant ses connaissances pour cette tache.

Devrait – il aussi avoir à son esprit que le développement de son environnement social et de son bonheur dépendrait de lui-même et que l’avenir de l’humanité dépendrait ainsi de lui-même ? Il est de même très essentiel d’avoir à l’esprit que le mal ne donne que trop de mal et que le bien ne donne que trop de bien. Cette situation revêt une grande importance pour déterminer les conditions nécessaires à l’établissement de la société humaine où triomphent et se répandent la culture de paix, le respect réciproque, de l’équité et de la justice. Cette étude, de part sa nature et de sa portée, prouve incontestablement et dialectiquement que personne de nous ne peut vivre sans l’existence de la société, et inversement aucune société ne pourrait avoir lieu sans l’existence de l’homme. Ceci justifie que la vie humaine et la continuité de son histoire sont conditionnées par la nécessité de l’existence de deux éléments : l’homme et la société ; et chacun des deux devrait servir mutuellement l’autre. En absence de cette possibilité, le sous-développement, ses dérivés et ses conséquences remplissent la place. Par conséquent, la vie humaine se transforme en enfer, car le sous-développement est une maladie calamiteuse dont des millions de personnes sont victimes. Toutefois, on devrait signaler que ce fléau ne parviendrait ni de la mer ni de l’océan ni de la terre ni d’un ordre devin, mais qu’il est le résultat de l’action de l’homme lui-même. A ce sujet disait Rhandi « …..Plus j’acquiers d’expérience, et plus je me rends compte que c’est l’homme lui-même qui fait son bonheur ou son malheur …. »

Que l’homme soit considéré comme l’infrastructure de base la plus nécessaire pour l’affermissement d’une société très solide, plus adaptable et plus propice aux ambitions de l’homme. Dans cette optique s’inscrit la mission de chacun d’entre nous dans le but de participer et contribuer au développement de notre société humaine pour que cette dernière puisse répondre, d’ une manière satisfaisante et objective, aux besoins et aux conditions de notre vie et de notre existence sur la TERRE.

Ceci nous implique à ne jamais oublier l’importance fondamentale de ce dernier élément – la TERRE- car sans terre il n’ y aurait ni homme ni société. De ce fait, nous nous trouvons, en conséquence, dans l’obligation de piloter nos actions de sorte qu’elles puissent atténuer les souffrances des populations et saper les facteurs qui déséquilibrent la nature, l’environnement, l’écologie et l’espace vert. Autrement dit, nous devrions fidéliser nos actions quotidiennes en rapport avec les lieux sur lesquels nous vivons en gardant à l’esprit que la Terre est la mère suprême de tous les êtres vivants.

Oui la Terre est la mère suprême de toutes les espèces, de tous les objets et de tous les êtres vivants. C’est elle qui leur donne tous les moyens de vie et de survie, c’est elle qui nous donne l‘air, l‘eau, la nourriture et tous les autres moyens inhérents à notre vie et à notre existence et le développement de cette existence. Il est donc nécessaire d’être conscients de cette vérité afin de pouvoir mener ensemble un combat contre les fléaux qui dévastent les composantes de la Terre et la déshabillent de ses vêtements.

Partant de la conscience que l’on a de cette lourde responsabilité, il devient impérieux de coordonner les efforts au niveau international pour sauver notre Terre et la variété de ses aspects civilisationnels. Il est évident que ce qui est perdu par une partie géographique de notre Terre, l’est aussi pour l’humanité toute entière. Tout comme il est certain que l’incapacité d’un grand nombre de gouvernements à protéger les éléments qui donnent vie et rénovation à notre Terre fera perdre à l’humanité de précieux trésors de son histoire et les aspects fondamentaux de sa diversité. Dans ce contexte, il convient de rendre un hommage mérité à la Société civile pour les efforts qu’elle déploie tant au niveau de la sensibilisation de l’opinion publique mondiale de la gravité de cette situation qu’en ce qui concerne les services nombreux qu’elle fournit au profit de l’humanité et aux intérêts des projets essentiels dans le domaine de dialogue et la construction de l’unité. Nous devons, cependant, insister une nouvelle fois sur la nécessité d’adapter une vision dynamique à ces projets en intégrant l’homme et la Terre dans le processus du développement, non seulement sur les papiers et les œuvres littéraires, mais aussi les traduire dans notre vie quotidienne et concrète. Ceci requiert de jeter des passerelles solides entre l’homme et son environnement (la terre), car l’homme de demain est ce que nous inventons aujourd’hui, il est donc impératif de faire de la Terre un espace de vie partagé entre nous et les générations à venir. De ce fait, nous sommes contraints d’orienter nos actions et de fidéliser nos comportements afin de pouvoir faire, sans fatigue, de la diversité une unité humaine vivant en cohérence et en pleine harmonie sur la planète terrestre, mais aussi de donner toutes les chances de vie aux générations à venir de vivre leur vie sans conflits et sans guerre.

Par ailleurs, aucun de nous ne peut avoir à l’esprit l’idée de l’avenir car il n’est pas encore, mais à partir de nos idées sur le passé et le présent, nous pouvons imaginer exactement la structure de l’avenir. A partir de cette analyse, on peut, par conséquent, découvrir et connaître les vrais ennemis qui menacent l’humanité, ses variétés et son patrimoine civilisationnels. Ces ennemis sont au nombre de cinq, ce sont : la pauvreté, l’ignorance, l’injustice sociale, la mal éducation et la discrimination raciale dont chaque élément nourrit les autres, d’où la propagation des gigantesques problèmes de notre planète. Que peut-on donc faire pour y faire face ? Tout le monde reconnaît qu’une paix durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale, et cette dernière ne peut être fondée que sur la base de l’unification de nos efforts contre ces fléaux : la pauvreté, l’ignorance, le sous-développement et l’indignité de l’homme. Celui qui ignore cette vérité est, sans doute, tout à fait inconscient. Il est, en effet, évident que le terrorisme lui-même est le résultat net de cette vérité, sachant que la conception dudit Terrorisme n’est pas encore défini, il reste toujours inconnu,. Il nous ‘est donc légitime de s’interroger : d’où vient ce fléau dévastateur de notre stabilisation sur la Terre ? La réponse, à mon avis, est simple. J’affirme que le terrorisme n’a ni d’espace ni de temps, il se trouve partout, il provient inéluctablement de l’injustice sociale et de la pauvreté, il n’a aucun relation avec les croyances religieuses.

Unissons donc pour construire le bonheur des êtres vivants sur la Terre en donnant encore vie aux générations à venir. Le dialogue est un outil essentiel pour faire réussir cette mission .

Mohamed EL KADI Chercheur, analyste et Humaniste

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