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Transparency  International  a  publié,  mardi  9  juillet,  les  résultats  du  baromètre  mondial  de  la corruption 2013. Il s’agit de la huitième édition d’une enquête d’opinion réalisée à l’échelle mondiale et qui porte notamment  sur  les  expériences  vécues  et  sur  les  opinions  des  personnes  interrogées  sur  la corruption. 

Baromètre mondial de la corruption 2013 Nouvelle confirmation de la situation alarmante au Maroc

Transparency  International  a  publié,  mardi  9  juillet,  les  résultats  du  baromètre  mondial  de  la corruption 2013. Il s’agit de la huitième édition d’une enquête d’opinion réalisée à l’échelle mondiale et qui porte notamment  sur  les  expériences  vécues  et  sur  les  opinions  des  personnes  interrogées  sur  la corruption.

Le sondage a été réalisé de septembre 2012 à mars 2013 auprès de 114 000 individus dans 107 pays (il s’agit du plus vaste échantillon sondé depuis le lancement du Baromètre). Globalement, la corruption est perçue comme un phénomène très répandu mais dont l’intensité varie fortement selon la nature du système de gouvernance de chaque pays. 
 
Au  Maroc  et  sur  1004  personnes  interrogées,  49%  déclare  avoir  eu  recours  au  « pot-de-vin » dans leurs relations avec au moins un des secteurs couverts par cette enquête, au cours des 12 mois précédant le sondage.
 
Le  Baromètre  fait  aussi  ressortir  que  89%  des  sondés  estime  que  la  corruption  a  stagné  ou augmenté, contre seulement 11% qui déclare qu’elle a baissé.
 
Pour la majorité des personnes interrogées (72%), l’action du gouvernement dans la lutte contre la corruption est jugée inefficace. 
 
Les résultats obtenus par le Maroc sont alarmants pour quasiment tous les secteurs. Les plus touchés sont la santé et la police avec une note de 4,2 sur 5 que 61% des personnes sondées estime  comme  extrêmement  corrompus.  Les  administrations  publiques  (4,1/5),  le  système judiciaire  (4/5),  les  partis  politiques  (3,9/5)  et  le  système  éducatif  (3,7/5)  sont  des  secteurs clairement dénoncés comme étant très corrompus.
 
Le sondage fait ressortir également que, pour engager les pouvoirs publics à intensifier la lutte contre  la  corruption,  plus  de  60  %  des  personnes  interrogées  se  disent  prêtes  à  se  mobiliser dans des actions publiques telles que des manifestations, des pétitions…
 
Face  à  cette  situation  et  à  la  lecture  de  ces  résultats  qui  confirment  la  persistance  d’une corruption  endémique  dans  notre  pays,  Transparency  Maroc  appelle  de  nouveau  le gouvernement  à  ériger  la  lutte  contre  la  corruption  en  priorité  et  à  traduire  dans  les  faits  les déclarations d’intention maintes fois reprises par ses différentes composantes.