Actualités
En bref
Du côté des associations
Agenda
Offres d’emplois & stages
Appels d’offres
News letter / Lettres d’informations
Thématiques
Agriculture
Développement humain durable
Développement rural
Droits de l’Homme
Economie sociale
Education et Alphabétisation
Environnement
Femmes et développement
Habitat
L’ eau
Micro Finances
MRE et migration
Plaidoyer
Santé
Société civile et travail associatif
Technologies de l’information
Tourisme et Ecotourisme
Travail des enfants
Annuaires
Annuaire des associations
Organismes de développement et bailleurs
Annuaire Internet
Centres de documentation
Projets de développement
Programmes de développement
Annuaire des consultants
Votre association
Inscrivez votre association Traduction menu en arabe تسجيل جمعيتكم
Créer et gérer une association
Forums
Débats par thématiques
Gestion et animation d’une association
Petites annonces
Tanmia
Présentation
Tanmia dans les nouvelles
 


Imprimer ce document Page précédante Page suivante Accueil > Actualités > Agenda
OMS / Semaine mondiale de l’Allaitement Maternel

Auteur : OMS Organisation Mondiale de la Santé

Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel Surveillance du Code : 25 ans de protection de l’allaitement du 1er au 7 Août 2006

L’Alliance Mondiale de l’action pour l’allaitement maternel (WABA, World Alliance for Breastfeeding Action) annonce la célébration de la semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel qui commémore la déclaration Innocenti sur la protection, la promotion et le soutien de l’allaitement maternel à travers le monde. WABA est un réseau international de citoyens et d’organisations réunis sur la base de la Déclaration Innocenti, des 10 Liens pour Nourrir l’Avenir et de la stratégie mondiale UNICEF/OMS pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

La « Surveillance du Code :

25 ans de protection de l’allaitement » est le thème de cette année. Plus de 60 Pays appliquent l’ensemble ou une partie des dispositions du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, l’objectif de la semaine est de faire le point sur le succès du Code et de mettre en exergue les lacunes en matière de promotion de la pratique.

Le Code, approuvé par l’OMS et adopté en 1981 par l’Assemblée Mondiale de la Santé, réglemente le commerce des substituts du lait maternel. Avec le Code comme appui, l’Alliance s’engage dans des actions qui favorisent l’amélioration de la pratique de l’allaitement dont peut résulter une diminution de la mortalité et de la morbidité infantiles. Dans certains pays, lorsque l’allaitement est une forte composante culturelle, on constate tout de même une importante utilisation des substituts du lait maternel avant l’âge de 6 mois, ce qui augmente le risque d’infection du nourrisson.

Le code a été créé pour protéger le nourrisson et le jeune enfant allaité ou non, en garantissant des produits de qualité et une information scientifique. Les substituts du lait maternel peuvent contenir des bactéries pathogènes causant des problèmes de santé à long terme et la mort des nourrissons. Pour cela, l’Agence Fédérale pour l’Alimentation et les Médicaments (FDA) interdit le lait en poudre dans toutes les nurseries. Le lait de soja présente, lui aussi, des risques. Plusieurs gouvernements, dont la nouvelle Zélande et le Royaume-Uni, déconseillent fortement son utilisation.

Même si nous atteignons un taux maximum d’enfants allaités au sein, il restera toujours une catégorie dépendante des laits artificiels tels que les enfants abandonnées, orphelins, les enfants de mères sévèrement malades ou nés avec un désordre métabolique. Excepté pour ces derniers, le don de lait maternel à une banque spécialisée pourrait être une solution malheureusement, encore aujourd’hui, très peu répandue. Les substituts de lait maternel deviennent alors nécessaires et devraient faire l’objet d’un contrôle rigoureux de leur distribution et de leur qualité.

Environ 5 à 20% des mères infectées par le virus du VIH/SIDA contaminent leur enfant par l’allaitement. Dans les régions du monde où le VIH atteint un taux de contamination très inquiétant, les conditions de pauvreté et l’alimentation par les substituts de lait maternel représentent un risque de mortalité plus grand que celui du SIDA. Le rôle du professionnel de santé consiste alors à informer la mère des degrés de risques à allaiter ou non son enfant.

Le Code a été établi pour protéger non seulement les enfants mais aussi les parents et les professionnels de la santé contre la publicité agressive des firmes qui commercialisent les produits liés à l’alimentation du bébé. Le Code et ses 11 résolutions qui ont suivies proposent un standard minimum de réglementation des pratiques commerciales délétères ratifié par tous les Etats membres de l’OMS. Malheureusement, dans certains pays, la pression des entreprises internationales empêche l’application de tout ou partie du Code.

Points principaux du Code :

-   Pas de publicité pour les substituts du lait maternel, les biberons et les tétines
-   Pas d’échantillons gratuits aux mères ou à la famille du nourrisson
-   Pas de promotion dans les établissements de santé, y compris les produits gratuits et à bas prix
-   Pas de représentants des fabricants en contact avec les mères
-   Pas de cadeaux ou d’échantillons personnels pour les professionnels de santé et auprès des mères
-   Pas d’image de nourrissons ou de mot idéalisant l’alimentation artificielle sur les étiquettes des produits
-   L’information donnée aux professionnels de santé doit être scientifique et factuelle
-   L’information sur l’alimentation artificielle, y compris celle donnée sur les étiquettes devrait informer sur les bénéfices et la supériorité de l’allaitement maternel et sur les dangers associés à l’alimentation artificielle.

Retarder et limiter l’allaitement et donner d’autres aliments avant l’âge de 6 mois sont des pratiques toujours répandues qui augmentent les risques de maladies à long terme, d’allergies et de mortalité. Le manque d’information des populations, la formation inappropriée des professionnels de santé et le non respect des droits des femmes nuisent à l’allaitement maternel, mais le plus grand fléau reste celui de la promotion des substituts du lait maternel.

En 1990, seuls neuf gouvernements avaient intégré le Code dans leur législation. En 2005, plus de 60 pays ont adopté certains ou tous les points du Code. Des études démontrent que là où le code est implanté la population est la mieux protégée contre la publicité tapageuse en faveur des substituts du lait maternel. Les groupes locaux, IBFAN (réseau international pour l’alimentation infantile) ont été précurseurs dans la surveillance du Code et son application dans certains pays.

Il est possible d’améliorer les pratiques d’allaitement. Plus que tout autre action sanitaire, elle contribue à la diminution de la mortalité et la morbidité infantile. La Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternelle a pour but de sensibiliser les communautés et les associations de lutte pour la protection de la mère et de l’enfant à agir localement dans ce sens et ainsi exiger l’adoption du Code par le gouvernement.

Pourquoi nourrir l’enfant au sein ?

De la naissance à l’age de trois ans l’enfant connaît une croissance rapide de son organisme. Il doit acquérir de solides bases nutritionnelles et immunologiques. La taille du cerveau d’un enfant double pendant cette période et celle de son organisme se multiplie par quatre.

Les études démontrent l’importance de la pratique de l’allaitement des nourrissons dès la naissance et l’utilité du « peau contre peau » qui évite l’hypothermie afin de leur donner les meilleures chances de survie et de croissance. Ces pratiques permettraient de sauver plus de 200 000 vies par an. L’OMS estime à 1,3 millions d’enfants qui pourraient être sauvés chaque année si les mères allaitaient pendant les six premiers mois de la vie, des millions d’autres verraient leur santé, leur intelligence et leur productivité améliorées.

Le lait maternel est unique. Il contient les nutriments et micronutriments, des cellules, des protéines, des corps gras, des hormones, des enzymes, essentiels à la croissance d’un nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois. Les enfants nourris au sein ont des chances de survie 6 fois supérieures à un enfant nourrit par des substituts. Le lait maternel permet au système immunitaire du nourrisson de mieux réagir aux vaccinations et protège les muqueuses des voies gastro-intestinales et respiratoires ainsi que des cellules et des facteurs immunitaires qui combattent les infections des voies respiratoires supérieures.

A six mois, le nourrisson tout en continuant à téter peut bénéficier d’une alimentation complémentaire progressive et adaptée riches en nutriments, en fer, en vitamines, minéraux, protéines et glucides pour stimuler sa croissance. Il est clair que pour une bonne pratique de l’allaitement, la mère doit se préoccuper de son alimentation sans pour autant que cela lui coûte plus cher, le choix se situe dans les types d’aliments. Elle doit pouvoir bénéficier de 500 calories de plus par jour pendant la période de l’allaitement. Son alimentation doit être saine et variée contenant assez de protéines, de vitamines, de minéraux, de fer, de calcium, de vitamine A, d’acide folique mais aussi du sel iodé.

Seule la malnutrition grave d’une mère peut diminuer la quantité de lait maternel, il est donc nécessaire de l’aider à mieux s’alimenter et à allaiter son enfant. Si la mère dispose de compléments alimentaires ou de vitamines pour l’enfant, il est préférable qu’elle se les administre, ce qui l’aidera à améliorer sa santé, et par delà l’allaitement, celle de son enfant.

Partenaires de l’Alliance :

IBFAN, réseau d’actions international pour l’alimentation infantile

LLI, La Leche Ligue International

ILCA, Association Internationale des Consultants en Lactation

Wellstart International

ABM, Académie de médecine de l’allaitement

The Linkages Project.

Situation au Maroc : où en est le Code ?

Le Maroc prévoit un projet de code, actuellement en cours de validation, inspiré des mêmes principes que le Code International de commercialisation des substituts du lait maternel. Récemment, le congé de maternité a été prolongé de 60 à 90 jours à salaire plein et offre aux mères la possibilité de disposer d’une heure par jour d’allaitement pendant les horaires de travail et cela pendant la première année de vie de l’enfant.

Une enquête nationale sur la santé de la population et de la famille du Ministère de la santé en 2004 révèle une très faible augmentation du taux de mise au sein une heure après l’accouchement, 42% en 1997 pour 52% en 2004. En ce qui concerne l’allaitement du nourrisson jusqu’à 1 an, on constate une chute de la pratique de 3% entre 1992 et 1997 et en 2004 le même taux qu’en 1992. Aucune progression n’est enregistrée. Le taux d’allaitement maternel du nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois est t. On note une baisse constante des chiffres avec 51% en 1992 et 31% en 2004.

Les nouveaux facteurs socio-économiques et culturels influent sur la prise de décision de la mère qui travaille et qui a peu de temps à consacrer à l’allaitement. 38% des mères introduisent le biberon à 2 mois, une période d’allaitement considérée trop courte par les normes de santé de l’OMS et qui correspond au congé maternité de la mère au Maroc.

Le facteur esthétique commence à entrer en ligne de compte alors que parallèlement les producteurs internationaux de substituts du lait maternel sont constamment présents dans l’environnement des jeunes mères et des professionnels de santé.

La pratique de l’allaitement au Maroc est en baisse et constitue un problème de santé publique. Le sujet mérite beaucoup plus d’effort en terme d’information de la population et une application urgente du Code International de commercialisation des substituts du lait maternel.


Publié le 25-07-2006 - 1641 visites
Google
Web www.tanmia.ma
Voir en ligne

Accueil | A propos | Responsabilité éditoriale | Nous écrire | Plan du site | Recherche | Par MTDS  | 

Ce site est placé sous licence Creative Commons BY-NC-SA

Top Maroc