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Argane et développement agricole

 

Si on lance une petite recherche sur Internet en introduisant le mot clé « argane », on s’apperçoit qu’il y a une bonne dizaine de sites spécialistes dans l’huile d’argane disposant déjà d’un certificat de qualité Bio, mais si on regarde la réalité sur le terrain du Sud marocain, on constate clairement que les retombées éconmiques de cet arbre généreux n’est absolument pas significatives et que les femmes rurales vivent dans des conditions lamentables(si le terme le permet).

Alors où partent les revenus générés par la vente qui s’est multipliée tout en introduisant les techniques modernes de commercialisation (Internet) ? Est ce que vraiment ces populations qui en bénéficient ? Où sont les réalisations des projets de développement qui ont été lancés dans les provinces du Sud ? La question centrale et essentielle se résume ainsi : deux situations me semblent importantes et complètement contradictoires mais qui butent dans le même sens du développement agricole : 

  la première est de préserver cet arbre généreux et d’appuyer son développement ainsi que d’assurer les retombées économiques au profit des populations rurales du sud ; 

  la deuxième, et vu le rôle que joue le sud dans l’agriculture et la part qui prend sur le marché national et international, est pourquoi pas élargir le champ d’action et créer d’autres exploitations agricoles qui soient hautement qualifiés et modernisés pour que ces populations en bénéficient directement ?

C’est un dilême entre deux situations qui ont le même but, celui d’améliorer les conditions de vie des femmes rurales via deux moyens. Est ce que ces populations veulent (comme le veulent plusieurs actionnaires,…) de préserver cette forêt incroyable dont le Maroc est le seul pays dans le monde qui en possède et développer davantage la filière arganeraie ainsi que la protection moyennant une loi régissant le droit d’exploitation de cette forêt ou bien de créer de nouvelles exploitations hautement qualifiés, des spécialistes dans l’agriculture, et dont les retombées seront à la disposition de la population originaire.

Alors décideurs, société civile, services étatiques, populations, toute personne qui aime cet arbre généreux, soyons courageux et développons davantage cette filière tout en rappelant aussi qu’il y a un projet de loi relatif à la taxation des coopératives, agissons ensemble, et appelons l’Office de Développement de la Coopération d’agir aussi.

Enfin, si vraiment l’ensemble parle du développement, quelque soit sa nature, il faut aussi l’accompagner tout en le réalisant.

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