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Apropos de formation

Auteur : ben seddiq bachir

A propos de formation

Le développement d’un pays reste tributaire non seulement de son économie, mais aussi de la qualité et de l’efficacité de son système éducatif.L’être humain demeure la matière première à exploiter dans ce dernier secteur. Dans cette perspective, l’investissement dans le corps de l’éducation ne serait une réalité que si l’on passe par les différents canaux de la formation.

Il n’y a pas très longtemps, la formation était conçue comme le parent pauvre du développement des ressources humaines. Sa place n’était pas clairement identifiée. Actuellement, avec l’intervention de plusieurs changements importants au cours des dernières années, cette conception a tendance à changer. D’une part, les changements technologiques imposent de nouvelles habiletés, et d’autre part la transformation des systèmes économiques a fait naître le besoin urgent d’une formation flexible et adéquate pour un nombre croissant d’individus.

Les deux concepts « formation » et « développement des ressources humaines » voient alors leurs sorts liés. Ils sont aujourd’hui le sujet d’intérêt croissant dans les débats ayant relation avec le développement. La formation a pour objectif d’accroître et de développer les compétences des enseignants en vue d’une meilleure performance dans le milieu scolaire. Elle sous-entend le transfert de connaissances, d’habiletés, de comportements et d’attitudes, voire la validation des expériences et des compétences des formés.

Elle doit se traduire en termes de projets rationnels et opérationnels loin de toute improvisation. Former devient alors synonyme de transformer, laquelle transformation ne s’acquiert que par le biais d’un ou plusieurs apprentissages répondant à la demande et aux besoins du public cible. L’apprentissage auquel on aspire devrait impliquer le changement.

Il a trait à l’acquisition d’habiletés, de connaissances et d’attitudes : il permet à l’enseignant objet de la formation d’être capable d’ajustements personnels et sociaux. Et ce changement est dû à une interaction de l’individu avec son environnement.

Aucune formation n’est possible que si sa conception repose sur une étude des besoins. En effet, cette étude permet d’identifier et de clarifier les objectifs de la formation et de fournir les données de base pour l’élaboration de plans de formation et pour l’évaluation finale des résultats. Elle nous informe sur les caractéristiques et les besoins des participants, information qui constitue une étape incontournable dans la prévision des modalités de prestations assurées par les formateurs.

Ces derniers ne devraient pas se limiter au transfert de techniques et de connaissances, mais ils doivent jouer un rôle relationnel. Ainsi devraient-ils mettre leurs partenaires, c’est-à-dire les personnes en formation, à l’aise dès le début en évitant des conflits latents ou ouverts et créer un climat favorable à l’apprentissage. Ils sont considérés dans le processus de la formation comme des agents qui ont la charge de la conception, de la préparation et de la prestation de la formation. Ils remplissent plusieurs rôles, et sont parfois, à ce titre, désignés comme concepteurs, formateurs, tuteurs et d’autres fois gestionnaires, superviseurs ou conseillers.

Les personnes formées, véritables partenaires dans ce processus, sont en interaction directe avec les formateurs lorsque la prestation a lieu. Ils sont receveurs et aussi générateurs de nouvelles idées, d’habiletés et de connaissances. Ils se retrouvent au centre de l’apprentissage en question, alors qu’autrefois les contenus leur étaient imposés.

La formation devrait constituer un espace et une opportunité de communication entre les enseignants formés. Ils peuvent se concerter, collaborer et partager leurs savoirs, car ce n’est qu’en se confrontant à d’autres connaissances qu’on peut se perfectionner et s’autoévaluer. Dans ce cas, les exposés, les discussions et les débats qui suivent les visionnements de documents restent des techniques privilégiées.

L’évaluation, comme axe indissociable du cycle de formation, devrait accompagner les deux partenaires dans leur processus de formation, que ce soit sur le plan de l’enseignement (formateurs) ou sur le plan de l’apprentissage (formés) ; ce n’est que de cette manière qu’on peut ajuster les stratégies à la réalité du public hétérogène. La variété impose nécessairement une stratification et une différenciation des discours, des méthodologies adoptées par les formateurs afin qu’ils puissent répondre aux attentes de ce public averti. Les sessions de formation continue, le plus souvent très coûteuses, devraient céder la place à d’autres formes et modalités de formation dont la plus fiable et la plus durable reste l’autoformation.

À l’ère des technologies de l’information et de la communication, l’enseignant, contrairement au passé, dispose d’une documentation riche et diversifiée qui dépasse parfois le cadre de sa discipline : il a accès à l’alphabétique, au numérique et au médiatique. Il peut se former à son rythme en identifiant ses propres besoins. Il peut accéder, par le biais d’Internet, aux forums et à des banques de données inépuisables d’outils pédagogiques. Il ne lui reste alors qu’à assurer le transfert de ce qui est personnel à ce qui est professionnel.

Tirer profit de ce flot de documentation réside dans son réinvestissement en activités de classe. Le grand intérêt de ces moyens dépend de l’usage qu’on en fait. La technologie ne vient pas remplacer l’enseignant, mais elle lui facilite la tâche et rend son métier plus agréable et plus efficace.

Actuellement, on ne peut parler d’andragogie (formation des adultes) sans toutefois évoquer la formation à distance. Dans plusieurs pays en voie de développement, ce n’est plus un rêve, c’est une réalité qui vient appuyer les autres formes de formation. Elle permet de s’affranchir du temps et de l’espace tant pour l’enseignant que pour l’institution, deux contraintes qui entravent le plus souvent la réalisation de certaines prestations de formation, sans oublier les dépenses qu’elle peut épargner à l’institution et aux personnes.

PAR BACHIR BEN SEDDIQ

 

 

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