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Appel à contribution

 

Auteur : Hafdi Ahmed

APPEL A CONTRIBUTIONS

COLLOQUE : Guerre, Imaginaire et Dépassement 02, 03 et 04 mars 201O | Béni-Mellal

Date limite de soumission des contributions : 30 octobre 2009

Date d’envoi du texte intégral des communications retenues : 15 février 2010

Lieu : Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Béni-Mellal, Université Sultan Moulay Slimane, Maroc Langue des communications : Français, Arabe

Organisateurs :

–   L’association OCADD (Oralité, conte pour l’amitié, le dialogue et le développement) 
–   GRAIP (Groupe de recherches appliquées sur l’imaginaire et le patrimoine), Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Béni-Mellal

I- ARGUMENTAIRE

Depuis que le monde est monde, les guerres ont toujours existé. Les guerres territoriales, religieuses, tribales ou interethniques ont ensanglanté l’humanité, détruit des civilisations et redéfini les frontières. Les conquêtes grecques, romaines, islamiques, les croisades nous en offrent des exemples. Les empires se sont faits et défaits. Ces conflits armés, de part et d’autre, ont nourri les différentes formes d’expression et ont donné lieu à une littérature et à une oralité abondantes. Des victoires sont célébrées et l’épopée des héros scandée dans la joie tandis que les défaites sont évoquées dans la douleur et l’affliction. Les incidences ou blessures symboliques que produisent les conflits sont manifestes dans les productions orales, écrites, peintes…d’une société.

La littérature comme la chanson moderne ou populaire, reflètent l’esprit de bravoure et glorifient les moments exceptionnels ou dramatiques, selon les circonstances. De son côté, la peinture éternise des scènes de victoire et parfois même un moment de défaite.

La guerre c’est bien sûr le résultat de conflits politiques, géostratégiques, religieux, mais, tel le racisme, elle est aussi la réaction d’un imaginaire collectif contre un autre imaginaire… Et c’est ce même imaginaire qui accueille les conséquences symboliques des conflits ; de ce fait la guerre est un contenant et un contenu, selon l’heureuse formule de Gilbert Durand.

Pour sa part, Paul Ricœur précise que « l’héritage de la violence fondatrice » figure parmi les causes de la fragilité de l’identité, puis il ajoute : « C’est un fait qu’il n’existe pas de communauté historique qui ne soit née d’un rapport qu’on peut dire originel à la guerre. Ce que nous célébrons sous le titre d’événements fondateurs, ce sont pour l’essentiel des actes violents légitimés après coup par un Etat de droit précaire, légitimés, à la limite, par leur ancienneté même, par leur vétusté. Les mêmes événements se trouvent ainsi signifier pour les uns gloire, pour les autres humiliation. A la célébration, d’un côté, correspond l’exécration de l’autre. C’est ainsi que sont emmagasinées, dans les archives de la mémoire collective, des blessures réelles et symboliques ». Les séquelles des guerres ont la mémoire dure. La commémoration de certains événements tragiques continue des siècles après.

Ainsi, il apparaît fondamental de s’interroger sur les modalités de constitution, la nature et la fonction de la mémoire, de l’imaginaire face aux conflits (anciens et récents) de la société humaine. Le dépassement est-il possible ? En tout cas le rapprochement entre les Etats occidentaux (exemple récent) que les deux guerres mondiales ont tragiquement dévastés permet un certain optimisme. En revanche, d’autres régions sont encore le théâtre de conflits frontaliers ou ethniques. Et cela génère toute une production littéraire littérature et artistique.

Le but de ce colloque est d’interroger l’Histoire et les diverses formes de représentations « archétypologiques » des conflits, à savoir, la littérature, l’architecture, la sculpture, sans oublier bien évidemment l’oralité qui est la forme d’expression la plus riche et sans doute la plus authentique pour en tirer les enseignements nécessaires. En effet, l’éducation à la paix et la sensibilisation aux drames de la guerre, auprès des jeunes en particulier, est notre priorité.

Pour appréhender ces questions, nous proposons, à travers des regards croisés, d’engager une réflexion dans le cadre d’un colloque international intitulé « Guerre, imaginaire et dépassement ». Par ce genre de dialogue interculturel, nous essaierons de répondre à la question principale : quelles sont les voies possibles d’un vivre ensemble ?

Les axes proposés sont :

  • 1. Guerre, mémoire et identité
  • 2. Les représentations de la guerre (Littérature, cinéma, peinture, manuels scolaires)
  • 3. Conflits et Mutations sociales (destruction, recomposition…)
  • 4. Voies possibles de dépassement (réconciliation, dialogue des cultures, dialogue des religions, paix)

N.B : toute autre proposition sera prise en considération

II- Activités parallèles

–  Des ateliers sur le thème de la guerre seront organisés au profit des jeunes : 
–  Atelier d’écriture 
–  Atelier de lecture de textes (prose, poésie) (Ces deux ateliers débuteront au mois d’octobre 2009 ; les meilleurs textes seront présentés lors du colloque) 
–  Animation de tables rondes au profit des élèves (collégiens&lycéens) 
–  Animation : soirées de contage, chants populaires autour du thème de la guerre 
–  Sortie culturelle

Comité scientifique

–  Bahija Simou 
–  Said Chabar 
–  Samia Kassab 
–  Claude Guméry 
–  Thierry Poyer 
–  Mohamed Lâroussi 
–  Abdallah Mdarhri Alaoui 
–  Antoine Bouillon 
–  Khalid Hajji 
–  Abderrahman Tenkoul 
–  Duarte Mimoso-Ruiz

Comité d’organisation

–  Aicha Ait Berri 
–  Fadwa Smlali 
–  Lahoucine Dehhou 
–  Mohamed Bahi 
–  Tarik Hbid 
–  Ahmed Hafdi 
–  Mustapha Bourhim 
–  Fatima Zahra Salih 
–  Khalid Chaouch 
–  Azeddine Nozhi 
–  Mohamed Belchhab

III- Contacts :

Envoyer un résumé de votre contribution (20 lignes environ) avant le 30 octobre 2009 à : [email protected] [email protected]

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