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Accidents de travail en Tunisie : l’hécatombe, c’est la route

 

Gare aux morsures et autres piqûres !

Boire oui, mais quoi ?

La guêpe, une tueuse pas folle

Accidents de travail en Tunisie : l’hécatombe, c’est la route

En Tunisie, près de 40% des accidents de travail mortels ont lieu sur la route, entre le domicile et le lieu de travail. Une véritable hécatombe. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la Caisse nationale de Sécurité sociale Tunisienne, la CNSS. En Tunisie comme dans de nombreux pays d’ailleurs, « les accidents de trajet » sont reconnus comme accidents de travail. L’étude rétrospective de la CNSS a été menée sur 4 ans, entre 2000 et 2004. C’est la première fois que ce fléau est évalué.

Résultats, sur les 243 808 accidents du travail recensés entre 2000 et 2004 dans le pays, 15 400 ont eu lieu sur le trajet domicile/travail. Soit tout de même plus de 6%. En première ligne, les ouvriers de sexe masculin. Plus inquiétant peut-être, plus d’un tiers des accidents de travail mortels se déroulent sur la route. Pour enrayer le massacre, les auteurs préconisent « un renforcement des moyens en matière de sécurité routière ». A titre d’exemple dans un pays comme la France, 25% des accidents du travail mortels ont lieu sur la route. C’est encore trop, mais pratiquement 2 fois moins qu’en Tunisie…

Gare aux morsures et autres piqûres !

Chaque année en Afrique, morsures et piqûres font plus de 20 000 morts. Un vrai fléau qui tue en silence. Car pour les populations locales, morsures de serpents et autres piqûres de scorpions ou d’araignées font partie du quotidien. Un véritable problème de santé publique, qui pourtant ne relève nullement de la fatalité. Les solutions ? La prévention et la prise en charge des victimes. Il y a urgence ! En Afrique subsaharienne les statistiques battent des records. En l’absence de chiffres vraiment fiables, on estime à plus d’un million par an le nombre de morsures de serpents. Et à plusieurs centaines de milliers les piqûres de scorpions. Mais seulement une victime sur quatre serait effectivement prise en charge…

Cet échec s’explique en grande partie par l’inaccessibilité des centres de soins modernes. Et donc par un recours massif aux médecines traditionnelles, largement inefficaces. En cas de morsure en effet, la solution passe impérativement par l’injection de sérum antivenimeux… Or les ventes de ces derniers ont chuté dans la région… de plus de 95% en vingt ans ! Ainsi moins de 1% des besoins sont-ils couverts aujourd’hui. Un tableau très sombre qui tranche avec la situation des pays du Maghreb, qui aujourd’hui parviennent à relativement bien maîtriser le phénomène.

Boire oui, mais quoi ?

Avec la chaleur, on se jette sur les boissons fraîches. Davantage par un réflexe conditionné que par nécessité. Car les boissons les plus froides ne sont ni les plus rafraîchissantes, ni les plus désaltérantes. Les Touaregs qui boivent le thé brûlant, mais aussi les Sud-Américains, friands de café très chaud sur les hauts-plateaux ou de maté dans la pampa, en font une démonstration évidente.

En fait nous répondons en buvant, à des besoins bien différents : d’abord, celui de reconstituer le « stock » d’eau de notre corps, partiellement éliminé par la transpiration qui permet à notre organisme de lutter contre l’élévation de la température interne. Nous avons également besoin de boire pour éliminer les résidus que notre corps sécrète : par le filtre rénal bien sûr, mais aussi par la voie intestinale.

La boisson nous apporte cependant bien davantage qu’un peu de fraîcheur ou un effet de « ballast »… Par la transpiration et les urines, nous éliminons également des éléments essentiels au bon fonctionnement du corps, en particulier des sels minéraux. Le choix de votre boisson n’est donc pas anodin. Profitez de l’été pour boire davantage d’eau bien sûr, quitte à l’enrichir de thé – chaud ou glacé – d’infusions ou de jus de fruits… sans sucre ajouté !

Mordu par une vipère ? Les gestes qui sauvent

En cas de morsure par une vipère, le recours au médecin s’impose toujours ! Ne jouez pas votre Tarzan. Sucer la plaie risque de vous envenimer vous-même, pour peu que vous ayez même une simple ulcération à l’intérieur de la bouche. Plusieurs gestes sont à éviter absolument. Abstenez-vous d’inciser la plaie, car vous favoriseriez la nécrose des tissus ou la surinfection de la morsure. En revanche, l’utilisation d’une seringue vide sans aiguille – ou mieux encore, d’un appareil adapté – remplira cet office beaucoup mieux que quiconque.

Ne mettez pas de garrot, c’est inutile. Le venin continuera de se diffuser dans le corps en longeant les gaines nerveuses. Et c’est surtout dangereux, car vous risqueriez de provoquer des nécroses graves. N’injectez pas non plus de sérum. Il peut y avoir un risque d’allergie à ce dernier, et c’est donc un acte à réserver au médecin. Evitez enfin de donner au blessé une boisson comme du thé ou du café. En cherchant à « soutenir » la victime, vous risquez d’accélérer son rythme cardiaque… et par conséquent la diffusion du venin.

La guêpe, une tueuse pas folle

Vous venez de vous faire piquer ? Si la réaction reste locale, une simple pommade calmante suffira. Mais vérifiez toujours que l’insecte n’a pas laissé son aiguillon dans la peau… En revanche si la victime ressent une impression de malaise, emmenez-la d’urgence chez le médecin. Faites de même si des plaques rouges apparaissent sur son corps. L’ensemble de ces signes est souvent la marque d’un oedème de Quincke, une réaction allergique qui peut tuer.

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