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5 ans de l’INDH L’Initiative réajuste ses programmes

Un bilan qui inspire de nombreux ajustements ! C’est le constat tiré du dernier rapport d’activité de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Les réalisations sont là, l’INDH aura apporté beaucoup d’avancées. Depuis sa mise en place en 2005, le programme a bénéficié à 5,2 millions de personnes dont 40.000 ont trouvé un emploi, 84.000 ont appris à lire et à écrire, 346.000 ont pu être soignés, 800.000 sont allés à l’école dans de bonnes conditions, 656.000 ont vu leur logement raccordé à l’eau et à l’électricité et bénéficié d’une route…

22.000 projets qui ont été initiés en 5 ans avec un budget de 14,1 milliards de DH (voir L’Economiste du 17 août). Aujourd’hui, l’INDH amorse une deuxième phase mais tire aussi des enseignements de la phase-pilote. Plus encore, le contexte de tension sociale que connaît la région et qui n’épargne pas le Maroc doit être pris en considération. Précarité, analphabétisme, baisse du pouvoir d’achat… les maux sont multiples. Pour autant, le Maroc maintient ses ambitions de croissance. « Ce qui est intéressant dans l’INDH, c’est tout d’abord de prendre conscience que ce n’est pas la croissance à elle seule qui résout les problémes », explique Edgar Morin, sociologue. Ainsi, la réflexion autour du développement humain est primordiale. La croissance est certes indispensable, mais elle est insuffisante pour la réduction des inégalités. Afin de porter au mieux les ambitions annoncées par l’INDH, l’un des plus grands projets de société mené par le Maroc, il était necessaire de revoir la copie. L’un des fondements de l’INDH a toujours été de s’orienter davantage vers la création d’activités génératrices de revenus (AGR) plutôt que d’accorder des aides, dans la perspective de réduire les dépendances. Pour la période 2005-2010, 3.700 AGR (sur les 22.000 projets soit 16,8%) ont été réalisés et ont concerné des secteurs divers, notamment l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le tourisme.

. Toutefois, il s’est avéré que pour assurer la pérennité de ces projets, l’INDH devra participer aux frais de fonctionnement des centres. « Au cours de la 2e phase, un plafond de 10% du montant du projet inscrit dans le cadre du programme de lutte contre la précarité sera accordé au fonctionnement des centres d’accueil », annonce Nadira El Guermaï, gouverneur-coordinatrice. Plus encore, « la deuxième phase permettera de passer à la vitesse de croisière en introduisant de nouvelles règles tout en facilitant les procédures de création d’entreprises et d’activités génératrices de revenus », a annoncé Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances. Ainsi, la coordination nationale de l’INDH s’attelera à développer les AGR en filière et mettra en place des circuits de commercialisation.